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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 08:42

La nouvelle région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées est maintenant en ordre de marche. Parmi les nouveaux élus, notre camarade Jean-Luc Gibelin est devenu vice-président avec la délégation des Mobilités et infrastructures transports. Les dirigeants et les militants du PCF Gard Rhodanien avaient convenu avec Jean-Luc Gibelin qu’une fois la nouvelle équipe serait installée, il rendrait visite à notre territoire pour évoquer le dossier de la rive droite ferroviaire du Rhône. En effet, les communistes se battent depuis des années pour le retour du TER sur cette ligne et ils comptent bien se servir de ce nouvel élu comme point d’appui pour faire avancer ce dossier. Jean-Luc Gibelin étant sur la même longueur d’onde que ses camarades il leur réserve une de ses premières sorties publiques « ès-qualité ».

Il convient que la population locale profite de cette visite pour en faire une caisse de résonance dont les échos porteront jusqu’à Toulouse.

Voici la vidéo « bande annonce » de la visite de Jean-Luc Gibelin et du programme de la journée du 5 février prochain. N’hésitez pas à faire suivre le lien de cette vidéo à vos contacts.

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 12:35
Lettre à Manuel Valls : Manuel, souviens t- en par Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche.

"Quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t ’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.» Par Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche.

La tribune:
Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc « vocation », selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.

Tu avais «vocation» à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort (1), Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama en 1937. Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit.

La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la Résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à seize ans. Je ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment. Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la Résistance contre le franquisme, puis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient «vocation» à retourner ou à rester dans leur pays d’origine, ces «étrangers, et nos frères pourtant»…

Manuel, «on» a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour devenir ou être membre de l’Union européenne: le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, je suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figure-toi.

Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien «aggravée». Et ils ont «vocation» à rester dans leurs pays ou à y revenir? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes? Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant. Alors toi, l’Espagnol devenu français, tu ne comprends pas? Fuir son pays, tu ne comprends pas? Toi, tu ne comprends pas que personne n’a «vocation» à rester ou revenir dans son pays? Sauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot «race» va disparaître de nos lois. À juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. Et les Roms en sont.

La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sûr de pauvres individus qui n’en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques. Mais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t ‘en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.»

Pour l’heure, Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour «ça»?
Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus «ces étrangers, et nos frères pourtant».

Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 09:04

Après les fêtes et la galette des rois rien de tel qu'un loto pour se distraire.

Le loto du Parti Communiste (cellule Gabriel Péri) aura lieu le

DIMANCHE 10 JANVIER 2016 A 14 H 30

à la salle des fetes de Pont Saint Esprit

24 quines 2 cartons pleins 2 € le carton 10 € les 6 cartons .

Qu'on se le dise !

Un moment à la fois convivial et politique.

Pont Saint Esprit : Loto du PCF Dimanche 10 janvier 2016
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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 10:11

"Et si en 2016 on arrêtait de propager la peur pour reconstruire l'espoir et la fraternité!"

vidéo des voeux du PCF pour 2016

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 11:20
P.C.F Gard rhodanien: Meilleurs voeux 2016

Meilleurs vœux a vous et à tous ceux qui vous sont chers

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 13:38
Incompétence ou méconnaissance? Les deux mènent dans le mur!

Nous apprenons ce jour par Midi Libre que le duo de candidats aux départementales de mars dernier « Chapelet-Crépieux » risque une inéligibilité pour non présentation de comptes de campagne.

La date du 29 mai pour le dépôt du compte de campagne a été dépassée et l’excuse avancée : le bureau de poste était fermé ! Ils se seraient donc présentés au dernier moment le dernier jour à la dernière minute? On a de la peine à le croire. Alors quoi : phobie administrative? Ou alors impossibilité de présenter un document «sincère»? On ne peut que s’interroger. Surtout que les candidats socialistes Bagnolais ne sont pas à leur première « erreur ».

Rappelons-nous du double compte de campagne pour l’élection municipale de 2008 qui avait valu une inéligibilité d'un an à Jean-Christian Rey. Ce qui ne l’avait pas empêché de continuer à diriger la mairie alors qu’il n’avait officiellement plus aucun mandat !

Cette première péripétie aurait pu passer pour une erreur de jeunesse mais voilà qu’ils récidivent. On ne peut donc que douter de leurs compétences.

Depuis des années maintenant nous informons nos concitoyens de Bagnols sur Cèze et de l’agglomération du Gard Rhodanien que des problèmes graves existent dans la gestion de ces deux collectivités. Nous avons démontré que les comptes de la commune étaient insincères et que les problèmes financiers n’étaient pas conjoncturels mais structurels, que les règles de la comptabilité publiques n'étaient pas toujours respectée

Michel Tortey, dans un courrier avait alerté la Chambre Régionale des Comptes sur les finances de ces deux collectivités. Depuis le rapport de la C.R.C sur la municipalité de Bagnols a confirmé nos soupçons sans que cela inquiète l’équipe dirigeante.

Incompétence de gestion, sans aucun doute, mauvais choix politiques, certainement. Il aurait fallu tirer un bilan du mandat de Jean-Christian Rey à la Région Languedoc Roussillon puisque cette mandature se termine. Les grands dossiers structurels de notre secteur ont-ils été mis en avant : la rive droite ferroviaire du Rhône, le port de l’Ardoise, etc. Rien n’a avancé.

Là encore méconnaissance pour monter des dossiers ou incompétence simple?

Le climat très malsain qui règne sur le Gard Rhodanien, profite à un parti (F.N) nauséabond qui n’a pourtant pas fait preuve de compétence, doit être assaini.

Notre intervention nous la faisons avec responsabilité car nous sommes très inquiets pour la suite. Quels seront les budgets 2016 de l’agglomération du Gard Rhodanien et de la mairie de Bagnols sur Cèze ?

Quelles incidence sur les taux d'imposition et donc sur le pouvoir d'achat des familles Bagnolaises et Gard rhodanienne?

Nous appelons les citoyennes et les citoyens du territoire de ces deux collectivités à la plus grande vigilance et nous les encourageons à se mêler des affaires communales et communautaires.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 00:24
Attentats du 13 novembre 2015. Déclaration du P.C.F

Parti communiste français 17 novembre 2015

Protéger la population, la République et les libertés fondamentales
Faire prévaloir une logique de paix, de solidarité et de progrès

Les attentats qui ont frappé la France vendredi soir sont les plus graves actions terroristes à ce jour sur notre territoire faisant 129 morts et 352 blessés. Nous en ressentons tous une profonde douleur et une infinie tristesse. Nous nous inclinons devant la mémoire des disparus et nous voulons affirmer notre soutien à toutes celles et tous ceux qui ont vécu cette effroyable nuit, à toutes celles et tous ceux qui ont perdu un proche, un ami, ou qui accompagnent l'un des leurs dans le combat contre la mort. Nous saluons l'action exemplaire des personnels des services publics de secours, santé, sécurité civile, police et agents de l’État et des collectivités territoriales.

C'est chacun d'entre nous, c'est toute l'humanité que les assassins ont frappée à Paris et Saint-Denis le 13 novembre.

À Beyrouth la veille, 12 novembre, à Ankara, le 10 octobre dernier, mais aussi à Sousse en mars, les assassins commandités et commandés par Daesh ont frappé dans des quartiers populaires, très fréquentés, des lieux d'échange, de détente, de loisirs, de sport et de culture, en cherchant à faire le plus de victimes possible ; partout la jeunesse a été prise pour première cible. Ils veulent instaurer un climat permanent de terreur, de haine, de division et de violence – et ceux qui adoptent un langage de guerre pour leur répondre les confortent.

Protéger la population et protéger la République et la démocratie

La sûreté de toutes et de tous doit être une priorité et doit être assurée, et ce indissociablement avec la protection des libertés et des droits fondamentaux qui fondent notre République. Sacrifier une part de liberté serait de fait une victoire pour les terroristes de Daesh. En effet, pour Daesh, les actions terroristes sur notre territoire visent à mettre la société française en contradiction avec ses valeurs démocratiques et à créer au sein de celle-ci une situation de chaos. C’est ce qu’on appelle la « stratégie de la tension » propre au terrorisme. L’objectif des actions terroristes de Daesh n’est pas la recherche d’une victoire militaire en France, mais celui de la déstabilisation politique d’une société par la terreur et l’effroi.
Nous récusons la notion « d’ennemi de l’intérieur » qui renvoie aux pires heures de notre histoire.

C'est toute la population de notre pays qui a été touchée et qui, unie, exprime aujourd'hui son
hommage aux victimes. Et c'est toute la population sans aucune discrimination d'origines, de
culture, d'appartenance politique, philosophique ou religieuse, qui doit être également protégée et jouir pleinement de la paix civile.

Nous avons approuvé la proclamation de l’État d'urgence aux premières heures des attentats du 13 novembre mais c’est à l’aune des principes de protection de la population, de la République et des libertés fondamentales que le P.C.F se prononcera sur sa prolongation qui devra de toutes les façons être soumise au contrôle parlementaire régulier. Quoi qu'il en soit, cette situation qui comporte une part de restriction des libertés publiques ne peut être que très temporairement acceptée.

Inventer le concept douteux de « terrorisme de guerre » afin d'y opposer un « régime constitutionnel d'état de crise » créé de toutes pièces pour réformer la Constitution, comme l'a annoncé ce 16 novembre le Président de la République, est d'une gravité extrême, et ne peut que conforter Daesh dans sa volonté de semer la mort et la terreur. Il ne peut être question ni de tomber dans le piège tendu par Daesh, ni de laisser le champ libre à ceux qui pourraient tirer prétexte des innommables événements de vendredi afin de réduire les libertés et les droits.
À cet égard la surenchère belliciste, sécuritaire et identitaire de la droite et du F.N avec en particulier son ignoble affiche (« Choisissez votre banlieue ») collée sur les murs d’Île-de-France ne peut être que dénoncée et combattue avec la plus grande fermeté. Cette affiche, comme la scandaleuse manifestation factieuse de Pontivy, aurait dû être interdite pour trouble à l’ordre public. Le gouvernement ne peut laisser faire.
Pour nous communistes, pas d'équivoque : toute forme de stigmatisation ou de suspicion dans notre pays à l'égard des musulmans doit être condamnée avec fermeté et détermination. Toute agression physique ou verbale raciste et xénophobe ne peut être considérée que comme une agression contre tout le peuple français.

Nous n'acceptons pas que l'on fasse des réfugiés en France et en Europe, les boucs émissaires du terrorisme alors qu'ils ont été les premières victimes de Daesh, du régime syrien et de la guerre en général. Cette amalgame odieux, porté par la droite et l'extrême droite, est non seulement faux, mais dangereux. Le droit d'asile doit être pleinement respecté en France et en Europe.

Plutôt que de nouvelles lois ou d’actions de communication politique, la protection de toute la
population sur notre sol demande avant tout des moyens matériels et humains pour la justice, la
police, la sécurité civile, la santé, les services de renseignement et une défense opérationnelle du territoire national. Toutes choses qui, avec l'ensemble des budgets publics, ont été sacrifiées sur l’autel des politiques d’austérité au profit des marchés financiers.

Une évaluation parlementaire des politiques et des moyens de lutte contre le terrorisme est
nécessaire à commencer par la loi renseignement votée dernièrement et dénoncée à la fois par les spécialistes du renseignement et les associations de défense des droits et des libertés.
Les mesures de lutte contre le terrorisme ne peuvent être du seul ressort de l’exécutif, elles doivent être strictement encadrées par la justice et faire l’objet d'un contrôle parlementaire tous les 15 jours.

La République pour tous : une réponse progressiste à la menace terroriste de division de la société française

La véritable riposte durable à l’agression terroriste de Daesh est celle de la résistance du peuple
français dans son unité et sa diversité. Elle est de dire collectivement : « Vous nous frappez mais
votre action est vouée à l’échec : vous ne nous abattrez pas, vous ne ferez que conforter notre unité autour de notre aspiration à la paix et des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui fondent notre République et notre démocratie ».

Cette authentique unité nationale populaire ne peut se construire que si notre pays affronte toutes les inégalités, discriminations, dominations, racismes et injustices qui le rongent de l’intérieur. Quand un nombre significatif de jeunes Français intègre les rangs du djihad et qu'ils basculent ainsi dans l’abject, la société française ne peut pas ne pas s'interroger sur le monde de violence, de guerre et de chaos dans lequel nous vivons, et sur l'état de notre société où trop de jeunes ne trouvent pas leur place, une société qui ne fait plus sens pour eux, où la valeur ultime est devenue l’argent, et qui sécrète et glorifie les pires violences. Lorsque Manuel Valls, premier ministre, parle d' « apartheid social », il acte l'abandon de pans entiers de la population.

Nous sommes au contraire partisans de plus de République, de plus de services publics, de politiques culturelle, éducative, sportive ambitieuses. La société française a besoin de se construire autour d’une espérance collective libératrice et de combats émancipateurs.
Dans les conditions exceptionnelles créées depuis les attentats, comment vont se tenir les élections régionales de décembre ? Si le maintien du scrutin est un acte d'affirmation démocratique alors il est indispensable que des mesures exceptionnelles elles aussi permettent l'exercice du libre choix des électeurs en garantissant le pluralisme, l'égalité des listes et la participation au scrutin soient prises.

Les médias, en particulier les chaînes de service public, peuvent et doivent jouer un grand rôle pour cela : des modifications profondes dans l'organisation de la campagne électorale doivent être apportées. Il n'est pas normal ni admissible qu'à l'issue de la rencontre à l’Élysée et de la séance du Parlement réuni en Congrès les 15 et 16 novembre, les déclarations du secrétaire national du P.C.F et des présidents de groupe aient été purement et simplement censurées.

Ce scrutin sera de fait le premier rendez-vous politique national où notre peuple pourra s’exprimer depuis le 13 novembre.

Il est d’abord important qu’il y ait une participation maximum car cela sera aussi un acte de
résistance politique et démocratique de masse à la terreur.
Il s’agira d'exprimer des choix politiques : la priorité à la justice sociale, la démocratie réelle, le
développement et l’humanisation des services publics, en s'unissant contre l’austérité, la loi de
l’argent, la misère sociale et culturelle. Nos candidats et nos listes sont les seuls à porter des
politiques de création d'emplois et de relance industrielle, de développement de tous les services publics, de rénovation thermique et de constructions de logements...
Il s’agira aussi de s’opposer à des politiques qui veulent encore plus diviser notre peuple, mettre les individus et les territoires en concurrence, et stigmatiser une partie d'entre nous.
Les listes des candidats P.C.F et Front de gauche entendent défendre de véritables choix de gauche afin de se saisir des politiques régionales comme des leviers démocratiques pour améliorer concrètement la vie de nos concitoyens, de redonner du sens à la politique et de reconquérir des pouvoirs sur nos vies.

Tout ce qui fera société, tout ce qui remettra de l’humain au cœur des rapports sociaux, fera reculer la violence.
Le P.C.F appelle l'ensemble de ces militants, dans des conditions exceptionnelles et certes difficiles, à reprendre la campagne électorale dans la dignité et avec la volonté de participer à l'effort de mobilisation citoyenne.
Nous voulons, nous devons, résister à la logique de guerre
Construire une société du bien commun constitue le rempart le plus efficace contre la violence et le chaos nés de la crise systémique du capitalisme et de ses contradictions.
Les méthodes para-militaires employées par ces mercenaires d'un nouveau genre, galvanisés par l'obscurantisme, ne doivent pas nous abuser sur la nature des problèmes que nous affrontons, que le monde, les peuples affrontent.

Tous ceux qui, dans notre pays, parlent maintenant de « France en guerre sur son propre territoire » prennent de très lourdes responsabilités.
L'objectif recherché par Daesh est celui d'un engagement plus important de la France et des
« Occidentaux » sur le terrain militaire au Proche-Orient, en Syrie et en Irak particulièrement. Cette implication militaire occidentale, dont on connaît les résultats puisqu'elle est une des causes principales de l'effondrement de l'Irak ou de la déstabilisation de la Libye, conforte Daesh sur le plan stratégique et idéologique. Sa stratégie de « guerre à tout prix » consiste notamment à polariser la situation en marginalisant les forces démocratiques et progressistes d'Irak et de Syrie et en se plaçant au centre du jeu comme seule alternative aux ambitions des puissances internationales sur la région.

Riposter à la violence terroriste par la seule voie militaire et sans stratégie politique visant le retour de la paix et le développement de toute la région serait une erreur grave et permettrait à Daesh d'atteindre ses buts de guerre : la conquête de territoires et de richesses, et le contrôle de populations pour former son califat bâti sur les ruines de l'Irak et de la Syrie. Car Daesh a un projet politique pour cette région du monde.

Promoteur et artisan de la logique de « guerre des civilisations », Daesh tend un piège à la société française, aux peuples du Proche et Moyen-Orient – qui est, lui, le théâtre de la guerre – et aux peuples du monde.

Notre pays, notre peuple ont la possibilité et les ressources de ne pas tomber dans ce piège. Nous avons ensemble la capacité de refuser ce terrorisme et tout ce qui le nourrit, ici en France, et les guerres qui ravagent le Proche et le Moyen-Orient et lui servent de justification.

Le P.C.F solidaire des peuples en lutte du Proche et Moyen-Orient et d'Afrique

Notre solidarité va aux réfugiés et aux migrants auquel la France et les pays d'Europe doivent
hospitalité et asile. Notre solidarité va aux forces démocratiques syriennes, irakiennes, aux
populations des cantons du Rojava et les forces kurdes des YPG qui sont les premières à affronter Daesh sur le terrain militaire ; notre solidarité va aux populations Yézidis d'Irak, aux Libanais, aux Tunisiens, aux Afghans, aux Libyens et Érythréens : à tous les peuples qui subissent la violence de Daesh et des groupes djihadistes. Notre solidarité va au peuple palestinien dont les grandes puissances occidentales et le gouvernement de B. Netanyahou ont décidé de faire le sacrifice.

Nous voulons amplifier notre action de solidarité avec toutes les forces démocratiques et
progressistes de ces pays qui luttent pour la paix et la défense des intérêts de leurs peuples, mais aussi pour un Proche et Moyen-Orient et une Afrique libérés des dominations, de l'exploitation et de l'oppression. Si les Kurdes du Rojava, au Kurdistan syrien, sont si violemment aux prises avec Daesh sur le terrain militaire c'est qu'ils défendent pour leur pays, la Syrie, comme pour la région,
un projet de société démocratique, d'égalité, laïc, pluriculturel, écologique et d'émancipation sociale et humaine qui est l'exact opposé du projet politique de Daesh et des islamistes, comme des régimes autoritaires et des théocraties. Notre place est aux côtés de ces forces d'émancipation.

Pour sortir du chaos, il faut agir sur plusieurs plans en même temps mais toujours mobilisé autour d'un objectif : que la logique de paix prenne le pas sur celle de la guerre.
Il est possible de stopper la guerre en Irak et en Syrie Cela nécessite de la part de la France, de tirer les leçons du passé et de reconsidérer avec sérieux les choix qui ont été les siens en matière de politique extérieure dans le Proche et le Moyen-Orient, et en Afrique, depuis des dizaines d'années.

En choisissant de réintégrer le commandement intégré de l'OTAN, de prioriser les opérations militaires pour devenir, aujourd'hui, le pays le plus interventionniste, d'opter pour un langage de guerre au détriment d'une action politique, diplomatique et de coopération visant la paix et le développement de la région, la France a contribué au chaos que vivent les peuples du Proche et du Moyen-Orient qui, sous la pression des grandes puissances (états-unienne, européennes ou russe), n'auraient le choix qu'entre des régimes dictatoriaux ou la soumission à des entrepreneurs de violence et des brutes obscurantistes.

C'est à un changement complet de paradigme auquel il faut s'atteler, et des choix nouveaux peuvent être faits aujourd'hui.

La France doit prendre des initiatives pour contribuer à un effort multilatéral et international pour
permettre aux peuples de la région de reprendre le contrôle de leurs ressources et richesses, de
reconstruire leurs États, en visant l'instauration d’États de droit et la démocratie, et le respect de
leurs souverainetés. Il en va de l'intérêt de tous les peuples du monde.
L'ONU doit être replacée au centre des initiatives diplomatiques et politiques. C'est actuellement le cas à la conférence de Vienne sur la transition en Syrie. La France doit être résolue à ce que
débouchent des solutions politiques incluant tous les pays de la région autour d'un objectif
commun : il est nécessaire de travailler dès aujourd'hui à créer les conditions d'un cadre
régional de coopération et de sécurité collective visant la paix par de grands projets de
développement et d’infrastructures au bénéfice des peuples et pays de la région. C'est le rôle de
la France que d'y contribuer.

À court terme, stopper les sources de la violence disséminée impose de mettre un terme à la guerre en Syrie et en Irak par une action simultanée sur trois registres : militaire, diplomatique et
économique – aucun des trois ne va sans l'autre.

 Sur le plan militaire, il s'agit, sous égide de l'ONU, par une mobilisation multilatérale
internationale d'appuyer toutes les forces régionales unies dans l'objectif commun de vaincre
Daesh en apportant un appui aux forces syriennes et irakiennes démocratiques, parmi
lesquels les Kurdes syriens du PYD, qui combattent Daesh et les groupes djihadistes. Il faut
assécher les ressources pétrolières, réseaux de clientèle de Daesh et des groupes djihadistes,
les priver de leurs soutiens financiers, militaires et humains.

 Sur le plan diplomatique, cela implique qu'il faut dès aujourd'hui permettre à la Syrie, à
l'Irak, de préparer dès maintenant leur avenir, la reconstruction de leurs États et la cohésion
de leur société, leur développement. La réussite des discussions de Vienne est déterminante
et la France doit agir dans cet objectif.

 Sur le plan économique, cela implique de travailler dès aujourd'hui aux actions qui doivent
permettre de répondre aux immenses besoins sociaux, humains et économiques des peuples
de la région. Aucune perspective ne peut s'ouvrir dans cette région comme ailleurs dans le
monde si les relations économiques et commerciales sont fondées sur des accords de libre échange qui privent les peuples de leurs richesses et de leurs ressources au profit de multi ou
transnationales qui promeuvent la domination de la mondialisation par le capitalisme financiarisé.
Notre pays doit prendre la tête d'un mouvement de désarmement multilatéral, cesser de contribuer au commerce des armes et, à l'image de l'accord sur le nucléaire iranien, œuvrer à l'éradication complète des armes nucléaires et de destruction massive.

La France doit retrouver son indépendance en matière de politique étrangère et de défense nationale pour promouvoir une culture de la paix.
Le P.C.F, ses élus et ses militants sont mobilisés pour faire vivre ce combat primordial pour la
liberté, l'égalité, la fraternité et la paix, et contre la violence et la haine.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 16:49
Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

Face aux attentats, rassemblons-nous pour la liberté, l'égalité, la fraternité, et la paix


Notre pays vient de vivre l'un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis,revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 127 morts et 200 blessés, sont effroyables. La France est en deuil.

Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s'en sent profondément meurtri.

Nous saluons l'action des forces de l'ordre, des secours, des urgentistes et personnels de santé et des agents territoriaux dont la mobilisation a été exemplaire ainsi que la solidarité des habitants qui s'est immédiatement manifestée.

Moins d'un an après les attentats de janvier dernier, la République est frappée en son cœur.

Alors que l’État d'urgence vient d'être décrété par le gouvernement, le renforcement des moyens de police et de justice est un impératif. L’État doit trouver durablement les moyens adaptés pour garantir la sécurité de toutes et de tous.

J'appelle notre peuple à ne pas céder à la peur, à se rassembler pour la liberté, l'égalité et la fraternité, et pour la paix. Nous devons refuser les amalgames et les stigmatisations. Ensemble, nous devons rejeter fermement la haine et les racismes.

La France est touchée par la guerre et la déstabilisation qui minent le Proche et le Moyen-Orient. La lutte contre le terrorisme appelle une mobilisation redoublée et des solutions internationales.

Elle ne pourra triompher que dans la mobilisation pour un projet de société solidaire qui place au cœur de tous ses choix l'émancipation humaine, les valeurs de la République et la paix.

Le PCF, ses représentants et ses élus, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront à nos concitoyens de se rassembler pour faire face à cette épreuve et ouvrir un chemin d'espoir pour notre peuple.

Dans ce moment tragique, le PCF a interrompu toute activité de campagne électorale.

Paris, le 14 novembre 2015

Pierre Laurent,

Secrétaire national du Parti Communiste français

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 10:04
La santé : une priorité pour répondre aux besoins de la population

► Le gouvernement applique aussi sa politique d'austérité à la santé. Beaucoup d'hôpitaux sont en danger, des Urgences ou des maternités menacées. Un grand nombre de nos concitoyen-ne-s renoncent ou reculent le moment de se soigner

► Pourtant, les solutions existent, régionalement et nationalement, pour un système de protection sociale, universelle et solidaire. Et l’argent est disponible !

► Le vote du 6 décembre pour la liste du Nouveau Monde en commun sera l'occasion de porter des exigences dans ce domaine aussi

Les choix gouvernementaux de restructuration dans la santé ont des conséquences au quotidien pour les femmes et les hommes dans la région. Ce sont les fermetures d’activité, des budgets réduits, des délais d’attente qui s’allongent aux urgences comme dans les consultations hospitalières et en ville. Des luttes sont en cours dans tous les départements pour défendre ici une maternité, là les urgences, ailleurs l’établissement sanitaire, partout, c’est la réponse publique de proximité sanitaire et médico-sociale qui est en jeu.

L’Austérité dans la santé, c’est :

► Des restrictions budgétaires dans tous les secteurs qui s’amplifieront en 2016, comme l’exige la prochaine Loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) en application du plan Valls.

► C’est aussi l’augmentation des restes à charge pour les patients !

► La promotion des partenariats publics-privés qui dilapident l’argent public pour le plus grand profit des Vinci et Bouygues est renforcée par la politique gouvernementale et doit être combattue par le conseil régional.

► Les franchises instaurées par la droite qui persistent, les dépassements d’honoraires qui se multiplient, le coût des complémentaires qui augmente, la fermeture de centres de sécurité sociale sont autant de facettes de l’austérité dans la santé… !

Des projets encore plus graves

La loi Santé, non encore votée, est déjà en cours d’application sur ordre de l’Agence régionale de la santé. Il s’agit du découpage de la région en territoires de santé et de la mise en place de regroupement des établissements publics, les «Groupements hospitaliers de territoires». Encore une hyper concentration qui se traduira par de l'éloignement et moins de possibilités de soin.

Dans notre région les candidats front de gauche sur la liste Nouveau monde en commun, portent l' alternative !

Les militant-e-s et les élu-e-s dans votre Région comme nationalement se battent contre les effets de cette politique et exigent le retrait du Plan de l’ARS concernant le découpage de la région. …
Elles et ils proposent la mise en place d’Assises régionales de la santé dans la région. Il s’agit d’une structure pérenne de contrôle démocratique des réponses publiques aux besoins de santé de la population. Ce sera une assemblée tout au long du mandat, tripartite (représentant-e-s des professionnel-le-s, des élu-e-s, des citoyen-ne-s).

Les solutions :

Les solutions existent pour un système de protection sociale universelle et solidaire, et l’argent est disponible ! Il faut augmenter les salaires, faire cotiser les revenus financiers, en finir avec les dizaines de milliards d’exemptions de cotisations patronales sans parler de leur fraude, du surcoût périmé de la rémunération à l’acte ou des complémentaires santé !

Nos propositions d’urgence :

► Le remboursement à 100% des soins prescris par la sécurité sociale qui fête ses 70 ans

► Des hôpitaux 100 % publics de plein exercice et un réseau de centres de santé pour répondre aux besoins des populations

► L’abrogation des lois Bachelot et Touraine, et la mise en place des conditions d’une véritable démocratie sanitaire ; En urgence, un moratoire sur toutes les restructurations actuelles dans la région.

► L’annulation du projet de 3 Mds € d’économies infligées à l’hôpital public qui va se traduire par 22 000 suppressions d'emplois et l’arrêt des restructurations et suppressions de postes

► La remise en cause de la loi de 2011 sur la psychiatrie et son approche sécuritaire

► Le développement de dispositifs de formations initiales et continues de qualité des personnels de la santé et du médico-social

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 09:54
Présentation de la liste gardoise Nouveau Monde en Commun

Chers amis,

Merci d’être venus ce matin, nombreux, pour assister à la présentation officielle de la section gardoise de la liste Nouveau Monde En commun, emmenée par Gérard Onesta pour les prochaines élections régionales des 6 et 13 décembre. Un mois nous sépare du premier tour.

Cette campagne sera rapide et avant de présenter les candidats qui seront sur la liste et qui seront donc en charge de l’animer, permettez-moi quelques mots introductifs. Je serai bref.

Quelques mots car je crois que le moment que nous vivons n’est pas anodin. Et parce que je crois que c’est de ce constat qu’est né le projet que nous portons et la liste que nous vous présentons ce matin.

Nous le répétons depuis déjà un moment mais il faut le répéter : la crise que nous vivons depuis quelques années s’aggrave. Crise économique, sociale, environnementale, politique, démocratique… peu de moments pour se réjouir en regardant l’état du monde et de notre société, les drames humains, la pauvreté, les dangers climatiques, les inégalités qui croissent, le sentiment d’abandon, d’exclusion qui progresse, la désespérance et les choix de survie individuelle, les replis identitaires. Le monde est malade, l’Europe est malade, notre république est malade. Et la fièvre monte. Et la fièvre n’est pas toujours bonne conseillère, elle empêche parfois l’analyse lucide et les choix raisonnables.

Bien sûr il y a ici où là des bonnes nouvelles, des résistances, des solidarités qui se constituent, des victoires, des belles histoires, mais ne nous le cachons pas les idées de justice, de progrès, de solidarité, de bien vivre ensemble sont tout à fait malmenées aujourd’hui.

C’est ce constat lucide, conscient des dangers, mais aussi cet invincible espoir qui caractérise tous ceux qui ne renoncent pas et ne renonceront jamais, cet invincible espoir en en monde meilleur qui nous amène tous ici aujourd’hui.

Le processus politique et citoyen d’élaboration du projet, de construction du rassemblement dont nous vous proposons une étape importante aujourd’hui est à la fois inédit, audacieux et de ce fait parfaitement responsable. Tous ceux qui y ont travaillé ont d’abord pensé à l’intérêt collectif. Ils ont apporté leur pierre, leur identité, leurs expériences et leurs parcours, leurs colères, leurs idéaux à la définition d’un projet commun pour la future région, un projet travaillé à des centaines de mains. Un projet porteur d’une alternative sociale, écologiste, citoyenne à la politique proposée et imposée, parfois brutalement en France. Un projet qui a pour ambition, même s’il ne pourra pas tout résoudre, de faire de notre nouvelle région un contre-pouvoir, un bouclier pour les populations, un laboratoire d’expériences et d’idées neuves pour bien vivre et bien vivre ensemble. Sans rentrer ici dans le détail de ce projet, je veux juste dire qu’il repose sur trois axes :

  • L’emploi. Le développement économique étant une compétence renforcée des régions, il est de notre volonté de permettre la création d’emplois utiles pour tous, non délocalisables, écologiquement responsables, d’emplois hautement qualifiés. Nous voulons engager la réindustrialisation de nos territoires et la transition écologique, Nous voulons favoriser le maintien d’une agriculture paysanne, le développement des circuits courts.
  • L’égalité des territoires. Nous voulons opposer à la logique de compétitivité, de concurrence, une logique de solidarité en soutenant partout, des campagnes les plus éloignées aux quartiers les plus exclus des grandes villes, le maintien et le développement des services publics dans tous les domaines). Nous voulons un maillage du réseau ferré efficace pour desservir tous les territoires et non pas seulement le développement de la grande vitesse entre les métropoles. Nous voulons l’éducation et la culture pour tous.
  • La démocratie. Nous voulons l’intervention citoyenne dans le débat et la prise de décision, dans le contrôle de l’action publique. Nous voulons rendre le pouvoir à tous ceux qui en sont éloignés car ce sera sans doute le meilleur moyen de lutter contre le poids des lobbies, des intérêts financiers.

A ceux qui pensent encore une fois que ce programme est irréaliste nous répondons que l’abîme devant lequel ils sont en train de nous placer est lui très réel et qu’il ne permet pas d’envisager l’avenir.

Toujours très perfectible, notre projet est le plus réaliste car il est le plus vivable pour tous les habitants de cette région.

C’est le projet d’une gauche qui n’a pas renoncé à être la gauche, ce courant d’idées, ce peuple de militants à la fois ancrés dans la réalité et dans l’idéal, qui veut changer le monde car il le voit tel qu’il est. C’est le projet de ceux qui, au cœur de la gauche, n’ont pas renoncé à imaginer le futur comme un bien commun, à le construire en fonction des besoins humains et non pas des intérêts de la finance.

Oui, nous voulons dégager nos vies de l’emprise des financiers, des intérêts à court terme, des profits de quelques-uns.

Oui nous croyons toujours aux valeurs de la République mais nous voulons les faire vivre et non, elles ne sont pas solubles dans l’austérité, dans le libéralisme. Non, on ne peut pas promettre ici ce que l’on compromet chaque jour depuis Paris, depuis Bercy.

A ceux qui disent que nous serions trop différents pour nous entendre, nous ne répondons rien, nous faisons simplement la démonstration du contraire, la preuve de notre esprit de tolérance, de notre sens des responsabilités, de notre sincérité à vouloir vraiment changer les choses.

Oui nous sommes différents, et pas toujours d’accord sur tout. Nous ne sommes d’ailleurs pas toujours d’accord sur tout dans chacune de nos familles. C’est la vie. Mais nous avons su trouver une base commune de discussion, et quand les discussions s’engagent on s’aperçoit vite que les différences ne sont pas forcément insurmontables.

Mais c’est sans doute l’urgence à proposer une autre voie, une alternative, qui a commandé à la construction d’un rassemblement très large, constitués de partis politiques d’individus aux parcours différents, aux pratiques, au vocabulaire différents, à travailler en commun, à additionner leur force pour en faire une plus grande, et apparaitre comme une solution envisageable, crédible. Nos identités ne s’effacent pas, elles s’additionnent, elles se multiplient et elles permettent à chacune de continuer à exister et à enrichir les autres.

En proposant un projet en rupture avec l’ordre libéral, nous sommes la gauche, pleinement la gauche, le cœur de la gauche. Nous sommes ainsi la meilleure des réponses aux forces réactionnaires qui pensent toujours que leurs intérêts, leurs intérêts si particuliers, sont supérieurs aux autres, ces forces qui ne sont que mépris pour le plus grand nombre. Nous sommes le rempart le plus efficace à l’extrême-droite toujours prête à prospérer sur la misère et à diviser sans cesse, à exclure. Et nous espérons être le moteur d’un renouveau civique et démocratique.

La liste des personnes que je veux présenter maintenant est à l’image de ce que je viens de dire. Des militants du quotidien, des femmes et des hommes différents mais tous engagés. Sans tomber dans l’auto-célébration, je suis très fier de vous les présenter. Leurs visages et leurs convictions en disent certainement plus que les mots que je viens de prononcer.

Vincent Bouget tête de liste départementale.

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