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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 08:30
Le P.CF présent au Festival d'Avignon
Programme du Parti communiste et du front de gauche à Avignon

Le 14 juillet à 11h30 dans la cour de la maison Jean Vilar.

« Sans frontière, ni mur » Quelle réponse culturelle à la crise de sens
avec :
Edwy Plenel, journaliste, directeur de Médiapart
dernier livre paru Pour les musulmans aux éditions La Découverte
Alain Hayot, Sociologue, délégué national du P.C.F à la culturelle
dernier livre paru Face au FN, la contre offensive aux éditions Arcane 17
En présence de Pierre Laurent Secrétaire national du P.C.F

Le 15 juillet à 17 h Cinéma Utopia
en avant première « Une Histoire de fou » de Robert Guédiguian
suivi d'un débat « Mémoire et politique » avec Serge Wolikow historien
en partenariat avec Les amis de l'Humanité

Le 16 juillet à 11 h Cinéma Utopia
« C'est quoi ce travail » de Luc Joulet et Sébastien Jousse suivi d'un débat avec les réalisateurs

le 16 juillet à 17h au Cloître St Louis sale de l'ISTS
Débat : « La culture porte plainte mobilisation générale » à l'initiative des animateurs du front de gauche pour l'art et la culture. De nombreux artistes et opérateurs culturels, des responsables politiques et représentants syndicaux seront présentes et présents.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 06:57
Chambre Régionale des Comptes : Le Président répond au courrier de Michel Tortey

La réponse de Mr André PEZZIARDI Président de la Chambre Régionale des Comptes:

Monsieur,

Par lettre du 18 juin 2015, vous avez appelé l'attention de la chambre sur des faits qui concernent la commune de Bagnols sur Cèze et la Communauté d'agglomération du Gard rhodanien, et qui vous paraissent illustrer des anomalies de gestion.

J'ai fait verser votre courrier au dossier des collectivités en cause afin qu'il puisse y être fait recours, dans l'hypothèse ou leur contrôle serait entrepris dans les conditions prévues à l'article R. 212-7 du code des juridictions financières.

Conformément à ces dispositions, un contrôle ne pourra être envisagé que dans le cadre du programme annuel des travaux de la juridiction, arrêté par le président en fonction des enjeux financiers, de gestion et de risque, après consultation de la chambre et avis de son ministère public.

Je vous prie de croire, Monsieur, en l'assurance de ma considération distinguée.

André PEZZIARDI

Ci-dessous le lien de la lettre adressée à la Chambre Régionale des Comptes

http://www.pcfgardrhodanien.com/2015/06/les-communistes-du-gard-rhodanien-s-adresse-a-la-cours-regionale-des-comptes.html

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 08:51
Les Communistes du Gard rhodanien s'adressent à la Chambre Régionale des Comptes.

Monsieur André Pezziardi

Président de la chambre régionale des comptes L.R.

500 avenue des États du Languedoc

CS 70755

34064 Montpellier cedex 2

Monsieur le Président de la chambre régionale des comptes Languedoc-Roussillon,

C’est en qualité de secrétaire de la section Gard Rhodanien du Parti Communiste Français que je m’adresse à vous.

Lors des précédentes municipales j’ai essayé de faire comprendre aux électeurs qu’il me semblait que tant au niveau de la gestion communale de la ville de Bagnols su Cèze, qu’au niveau de la communauté d’agglomération du Gard Rhodanien il y avait un certain nombre de faits qui me paraissaient troublants.

Suite à la récente affaire de Marvejols et notamment suite à certains articles de presse, il m’est apparu indispensable de vous faire part de mes remarques, d’autant que depuis quelques semaines la situation locale semble s’aggraver.

Après le dernier conseil d’agglomération, Jean-Marie Daver Conseiller Communautaire de la ville de Pont Saint Esprit a écrit à Monsieur le Préfet du Gard pour contester la validité du budget 2015. En effet ce budget a été voté en équilibre avec l'affectation du résultat de l'exercice précédent, alors que ce résultat n'a pas été soumis au vote de l'assemblée, que le compte de gestion et le compte. administratif n'a pas été soumis au vote des conseillers communautaires

Notre camarade Jean-Marie Daver, a lui aussi, une solide expérience et notamment a vécu les difficultés de sa commune de Pont Saint Esprit. On se souviendra que le 11 janvier 2009 il avait écrit à Monsieur le Préfet de l’époque pour demander la révocation du maire de l’époque Gilbert Baumet. La suite a donné raison à Jean-Marie Daver.

Aujourd’hui, même si je n’ai pas accès à tous les documents, n’étant moi-même pas élu au Conseil municipal de Bagnols sur Cèze, je pense avoir assez d’éléments pour alerter vos services.

Il est nécessaire de bien séparer la gestion de la ville de Bagnols sur Cèze et celle de l’agglomération du Gard Rhodanien qui ont comme points communs d’être dirigées par le Maire de Bagnols sur Cèze et la même Directrice Générale des Services.

Commençons d’abord par la commune de Bagnols sur Cèze. Lors de la campagne des municipales (2014) j’ai démontré que le budget de la commune était en 2013 insincère. En effet j’ai constaté qu’il y avait une mise en équilibre faite de façon artificielle. Ce sont d’abord une série de subventions (supposées) qui étaient reportées d’années en années sans qu’elles ne soient finalement perçues par la commune et sans que l’on comprenne à quoi elles correspondaient réellement. Ensuite c’est la mise dans le budget du produit de la vente d’un terrain communal (stade de l’ Ancyse ) qui finalement n’a pas été vendu. Enfin j’ai de forte suspicion sur le recours à un emprunt et surtout sur sa destination. En effet la valeur de cet emprunt correspond pour la somme à la cotisation réglée au S.D.I.S avec retard. D’ailleurs la commune a été condamnée en justice pour ce retard.

En ce qui concerne la cotisation du S.D.I.S, le Conseiller Départemental en charge de ce dossier m’a confirmé récemment que cette année encore la commune de Bagnols sur Cèze ne s’est pas acquittée de sa cotisation. Une nouvelle procédure judiciaire est en cours.

Tous ces faits me font dire que la commune de Bagnols sur Cèze a des problèmes de trésorerie qui n’ont rien de passagers donc de conjoncturels mais qu’il s’agit bien de difficultés structurelles depuis plusieurs années que l’on tente de camoufler par des artifices comptables.

L’absence de trésorerie municipale a été reconnue par le maire de Bagnols sur Cèze mais ce dernier l’impute par la baisse des dotations de l’État, qui n’est qu’une partie des causes de ces difficultés.

De plus, depuis que nous avons communiqué sur ce sujet (notamment dans la presse locale ou sur le blog de notre section) nous avons eu des échos de retards de paiements à des factures de plusieurs fournisseurs. Plusieurs nous ont confirmé cette situation tout en refusant de le faire savoir au grand jour afin de garder les marchés.

Vous comprendrez donc qu’au vue de ce contexte, il m’apparait important que votre instance soit saisie au plus tôt sur l’état financier de la commune de Bagnols sur Cèze.

En ce qui concerne l’agglomération du Gard Rhodanien, je ne peux que constater que la situation est tout aussi grave.

Je vous disais en préambule à ma lettre que je suis le secrétaire de la section Gard rhodanien du PCF, à ce titre j’ai des contacts avec des élus dans plusieurs communes de cette agglomération, soit des élus de ma propre formation politique qui exercent des fonctions de conseiller municipal ou d’adjoint, soit des élus d’autres formations avec qui j’entretiens des rapports de confiance.

Ainsi il ressort de mes investigations que des problèmes de trésorerie apparaissent de la même façon que dans la commune de Bagnols sur Cèze. Ceci se traduit de plusieurs façons. D’abord on m’a confirmé que l’agglomération a des retards dans le versement de la fiscalité dévolue aux communes (CET). Ensuite quelques Maires se plaignent d'encaisser avec beaucoup de retard les fonds de concours votés par l'agglomération. D’autre part certains syndicats intercommunaux, comme le SITDOM, ont aussi beaucoup de mal à percevoir les sommes que leur doit l’agglomération. L’élu en charge des finances du Sitdom m’a confirmé à plusieurs reprises les difficultés qu’il a actuellement. Enfin, comme pour la commune de Bagnols sur Cèze, il nous a été confirmé que des fournisseurs étaient victimes de retards de paiement.

Ces difficultés financières sont confirmées par la décision de l'agglomération d'augmenter la taxe foncière de 1236% passant de 0,202% à 2,70%

Tous ces éléments cumulés semblent suffisamment éloquents pour que je prenne la décision grave d’attirer votre attention sur la situation de la commune de Bagnols sur Cèze et de l’agglomération du Gard Rhodanien, d'autant que je n'ai qu'une vue partielle de la gestion de ces collectivités.

L’article 15 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen dit que « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration » ; je fais donc par le présent courrier usage de ce droit en qualité de représentation d’une organisation politique qui a des élus, mais aussi dans l'intérêt de mes concitoyens qui pourraient se trouver dans une situation délicate d’ici peu dans le Gard Rhodanien. Il est de notre devoir d'éviter des drames comme celui de Marvejols qui s'est traduit par la mort d'un homme.

Il est évident que ma démarche n’est motivée que par le souci d’un bon fonctionnement de la démocratie et de la gestion des collectivités.

Je suis et reste à votre entière disposition pour éclairer certains propos si nécessaire.

Dans l’attente des suites que vous donnerez à cette missive, recevez Monsieur le Président de la chambre régionale des comptes du Languedoc Roussillon l’expression de mes sentiments dévoués.

Michel Tortey, secrétaire de la section Gard Rhodanien du P.C.F

Extrait de la lettre envoyée à la Cour Régionale des Comptes.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:25
De l'utilisation de la langue française.

Les principales catégories de la langue.

Les euphémismes :

On ne dit plus un handicapé, mais une personne à mobilité réduite, faisant ainsi disparaître la dimension sociale du handicape au profit d'un simple problème technique.

On ne dit plus un nain, mais une personne de petite taille. Il serait alors logique de cesser de parler des "socialistes" mais plutôt de parler des "des personnes de petites convictions"

Les anti phrases :

tel que "plan de sauvegarde de l'emploi" pour un licenciement collectif.

Les enjoliveurs :

tels qu "hôtesse de caisse" à la place de caissière.

Les anglicismes

Comme coach à la place de contremaître.

Les sigles :

tels que TS au lieu de suicide, R.G.P.P au lieu de suppression de fonctionnaires.

Les hyperboles

Comme la "désinflation compétitive" pour le gel des salaires.

Les pléonasmes :

Comme "démocratie participative" ou "lien social".

Les oxymores:

Tel qu "égalité des chances".

Lutter contre ce langage :

Ces mots ont pour fonction de dissimuler une hiérarchie, de faire croire à une fausse égalité. Ils nous interdisent de penser les rapports sociaux de domination. Il devient difficile de résister au dominateur en question. Il est consternant d'entendre chaque matin sur une radio de service public telle que France inter, que "selon les experts de l' O.C.D.E le cout du travail est trop cher en France. Nous ne pouvons pas compter sur les média pour nous défendre, il faut nous défendre nous mêmes. Nous devons refuser à l'école "le livret personnel de compétence" pour nos enfants. Nous devons refuser dans l'entreprise "'les entretiens annuels de progrès". Mais pour pouvoir les refuser il nous faut repenser quoi mettre à la place. Cela ne peut se faire que collectivement. Individuellement ce langage nous aliène d'une façon plus efficace qu'une répression par la force.

Il est aujourd'hui urgent de lutter contre ce langage. C'est difficile parce qu'il se présente sous les auspices du bon sens, parce qu'il recourt à un vocabulaire positif tel que Georges Orwel l'avait dessiné dans son roman 1984, vocabulaire qui, en éliminant toute possibilité de désigner négativement un problème, fait disparaître la possibilité d'en nommer et donc d'en travailler les contradictions, on n'est plu en démocratie, car la démocratie est précisément le travail des contradictions. Nous sommes tous experts de ce langage. Mobilisons notre intelligence collective.

P.C.F La Revue du projet. Extrait de l'article de Franck Lepage militant d'éducation populaire. Cofondateur de la S.c.o.p Le Pavé.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 14:53

La Commission pour la vérité sur la dette publique grecque présente ses premières conclusions. C’est dans ce cadre qu’Eric Toussaint, qui coordonne les travaux est intervenu aujourd’hui au Parlement hellénique. Le rapport conclut que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées ; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.

Ci-dessous la vidéo de l'intervention d'Eric Toussaint le 17 juin 2015 devant le parlement Grec.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 07:55
Pourvu que la région réponde à nos attentes.

Militant culturel, le Bagnolais Elian CELLIER Livre dans Midi Libre (lundi 15 juin 2015) ses doutes et ses espoirs à l'aune de la future grande région composée du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées

Ceci n’est pas une tribune politique, ou bien si mais au sens étymologique c’est à dire celle d’un citoyen qui s’occupe de la chose publique (res publica) au sein de la démocratie (démos cratos)…. mais voilà que ce « papier » commence mal car j’utilise des mots grecs et latins en voie de disparition même dans l’Éducation Nationale. C’est un militant culturel qui écrit ce billet d’humeur au moment justement où la culture souffre de restrictions budgétaires. Nous allons rentrer dans l’été, le nombre des festivals qui vont faire défaut est important.

Pourquoi cet « open forum » pour utiliser un barbarisme mi-anglais, mi latin plus dans l’air du temps ? Pour exprimer une colère au moment de la fusion des régions et de la campagne d’autosatisfaction orchestrée par la communication de Languedoc-Roussillon. En effet dans le bulletin n° 39 de la Région L.R (juin 2015) improprement intitulé « l’accent du sud », on célèbre les dix ans de la marque « Sud de France » et les dix ans de « Total Festum ».

Militant culturel j’ai fait partie de ceux qui ont été conviés après l’élection de Georges Frêche à une consultation sur la culture occitane et catalane. Avec d’autres, j’ai joué le jeu de cette « consulta ». Nous avons proposé beaucoup et il en est sorti bien peu… Selon la célèbre recette du pâté d’alouette : un cheval, une alouette (oiseau chanté par les troubadours depuis le Moyen-Age). Même si l’alouette « Total Festum » est belle, elle est bien frêle au côté du cheval que représente tout le reste.

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L’Agence Sud de France Développement, on voit bien que sous ce titre se cache une construction à l’anglo-saxonne du monde des affaires, porte la fameuse marque commerciale « sud de France » qui relève du même procédé de fabrication. Disons-le tout net : l’expression « sud de France » est incorrecte grammaticalement parlant. Rappelons avec « la grammaire méthodique du français » que les noms propres toponymiques autres que ceux des villes sont régulièrement précédés de l’article défini. On devrait donc dire « Sud de la France ».

Il est bon de le rappeler au moment du lancement imminent d’une campagne de « naming » (lire nez Ming !) pour baptiser la future grande région composée des actuelles « Languedoc-Roussillon » et « Midi-Pyrénées ».

Outre le fait que l’on veuille donner un nom commercial on s’apprête à écorcher le français.

Pour argumenter on nous dit : « vu de l’étranger Languedoc ça ne veut rien dire ». C’est vrai que le consortium chinois « Symbiose » est propriétaire pour moitié de l’aéroport de Toulouse Blagnac. C’est aussi vrai qu’ « Atout France » veut attirer cinq millions de touristes chinois en France par an d’ici 2020.

On ne pourrait donc que se définir par rapport à la France et revendiquer notre côté méridional. Oublions qu’il y a cent ans pendant la première guerre mondiale, nos poilus régionaux se faisaient traiter de « sales méridios ».

Pour ne pas déstabiliser nos futurs touristes, je propose la construction d’une réplique de la Tour Eiffel sur la place du Capitole et une autre sur la place de la Comédie !

Personnellement j’habite sur les franges de la région à l’est du Gard. Ce Gard Rhodanien déjà oublié de tous, pourtant grand pôle économique et industriel de la Région. Si l’on célèbre dans les couloirs feutrés de l’hôtel de Région les dix ans de « Sud de France » ici on se souvient de la fermeture d’Arcelor. On n’a pas découvert en Gard Rhodanien Lakshmi Mittal avec la fermeture de Florange ! Aujourd’hui on attend avec inquiétudes la destruction d’Areva…

La question n’est pas de savoir si nous devons basculer en PACA mais comment on structure notre territoire qui appartient autant à l’espace languedocien qu’à l’arc méditerranéen (Gênes, Barcelone, Marseille).

Pour cela trois dossiers sont en souffrance ou à peine balbutiants.

  • La ligne SNCF de la Rive droite du Rhône. Nos voisins ardéchois (Rhône-Alpes) vont retrouver le train qui descendra jusqu’à Avignon (Vaucluse ; PACA). Que fait la Région Languedoc-Roussillon pour que les trains ne passent pas devant nos gares s’en s’arrêter ?
  • Le port fluvial sur le Rhône à l’Ardoise permettrait de développer le transport multimodal. En cette année de grande messe sur le développement durable et sur le réchauffement climatique que fait la Région pour les transports alternatifs à la route ?
  • Le projet de musée de peinture Albert André. Je termine par le secteur culturel puisque je me suis défini comme un militant culturel. La Région qui veut magnifier les paysages de son territoire va-t-elle aider à faire évoluer ce dossier qui n’en est qu’à une phase d’études ?

Une tribune de « cultureux » qui se termine par du concret. Nous ne sommes pas seulement des rêveurs et soutenons des projets pour développer notre Région. Qu’elle soit sous l’autorité de Montpellier ou de Toulouse, cela nous importe peu. Mais surtout de grâce cessez de nous abreuver de ce « globish » pour élève d ’H.E.C et plutôt que cette autosatisfaction malvenue répondez à nos attentes.

Les sortants ont encore quelques mois pour se mettre au travail !

Les candidats doivent se positionner !

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 10:29

François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf   (23 novembre 1760 à Saint-Quentin (Picardie) – et mort à Paris le 8 prairial an V, soit le 27 mai 1797), est un révolutionnaire français.

Il fomenta contre le directoire la « conjuration des Égaux » et fut exécuté. Sa doctrine, le « babouvisme », est précurseur du communisme.

Dès l'âge de 12 ans, il travaille comme terrassier au canal de Picardie. À 17 ans, il réussit à se faire engager comme apprenti chez un notaire feudiste. En 1781, âgé de 21 ans, il commence à exercer pour son propre compte à Roye.

Inspiré par la lecture de Rousseau, et constatant les conditions de vie très dures de l'immense majorité de la population, il développe des théories en faveur de l'égalité et de la collectivisation des terres. En 1788, il commence l'écriture du Cadastre perpétuel, qui sera édité en 1789.


En mars 1789, Babeuf participe à la rédaction du cahier de doléances des habitants de Roye. Suite à l'échec de son Cadastre perpétuel et surtout au début de la Révolution française, il devient journaliste. Il est ainsi correspondant du Courrier de l'Europe (édité à Londres) à partir de septembre 1789.

Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrira en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »).

Il lance son propre journal en octobre 1790, Le Correspondant picard, dans lequel il s'insurge contre le suffrage censitaire mis en place pour les élections de 1791. Le journal est contraint à la disparition quelques mois plus tard, mais Babeuf continue à se mobiliser aux côtés des paysans et des ouvriers picards. Il est contraint de fuir à Paris en février 1793.

Arrivé à Paris, Babeuf prend parti pour les jacobins contre les girondins. Il entre en mai 1793 à la Commission des subsistances de Paris. Il y soutient les revendications des sans-culottes.

Il est ensuite emprisonné du 14 novembre 1793 (24 brumaire an II) au 18 juillet 1794 (31 messidor an II). Dix jours après sa libération, c'est le coup d'État contre Robespierre et les montagnards, le 9 thermidor (27 juillet 1794). Babeuf critique l'action des montagnards concernant la Terreur, disant : « Je réprouve ce point particulier de leur système », mais inscrit son action dans leur continuité, tout en voulant passer de l'égalité « proclamée » à l'égalité dans les faits (la « parfaite égalité » pour laquelle il milite).

À partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 5 octobre (14 vendémiaire an III) Le Tribun du peuple. Ce journal acquiert une forte audience. Il adhère à la même période au Club électoral, club de discussion de sans-culottes. Le 3 novembre, il demande que les femmes soient admises dans les clubs.

Il prend alors le prénom Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d'une réforme agraire dans la Rome antique. Babeuf défend la nécessité d'une "insurrection pacifique". Il est de nouveau incarcéré le 19 pluviôse (7 février 1795).

De fait, nombre de révolutionnaires sont alors en prison, ce qui est l'occasion pour Babeuf de se lier avec des démocrates comme Augustin Darthé ou Filipo Buonarroti.

Libéré le 18 octobre 1795 (26 vendémiaire an IV), il relance rapidement la publication du Tribun du peuple.

Le gouvernement a une politique de répression de plus en plus forte avec la fermeture du Club du Panthéon, où sont présents nombre d'amis et de partisans de Babeuf, et la tentative d'arrestation de Babeuf en janvier 1796. Mais il parvient à s'enfuir et entre dans la clandestinité.

Cette impossibilité d'agir légalement aboutit à la création de la « Conjuration des égaux » dirigée par Babeuf, Darthé, Philippe Buonarrotti, Sylvain Maréchal, Félix Lepeletier (frère de l'ancien député Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau), Antoine Antonelle. Le réseau des « Égaux » recouvre tous les arrondissements de Paris et de nombreuses villes de province. À sa tête, un « Directoire secret de salut public », dirigé par Babeuf, coordonne la lutte.

Le but est de continuer la révolution, et d'aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ».

Grâce aux informations d'un indicateur, Georges Grisel, la police arrête Babeuf, Buonarrotti, Darthé et les principaux meneurs des Égaux le 10 mai 1796 (19 floréal an IV). Une tentative populaire de les libérer échoue le 29 juin (11 messidor). Une deuxième tentative échoue également. Pour éviter que le peuple ne les libère, les Égaux sont transférés à Vendôme (Loir-et-Cher).

Une haute cour est constituée, et le procès s'ouvre à Vendôme le 20 février 1797 en présence de deux ministres. Le 16 avril, Lazare Carnot avait fait voter une loi qui punissait de mort l'apologie de la Constitution de 1793 et les appels à la dissolution du Directoire. Babeuf, à qui on reproche l'initiative du complot, et Darthé, qui s'est enfermé lors des débats dans le mutisme le plus total et à qui l'on reproche la rédaction de l'ordre d'exécution des Directeurs, sont condamnés à mort . Babeuf et Darthé tentent de se suicider et sont guillotinés le 8 prairial an V (27 mai 1797). Buonarotti, Germain et cinq autres accusés sont condamnés à la déportation. Cinquante-six autres accusés, dont Jean-Baptiste-André Amar, sont acquittés. Ses enfants furent adoptés par Lepeletier et Turreau.
 

Source: jesuismort.com

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:36
Conseil National du P.C.F du 10 juin 2015 : Résolution

Les élections régionales auront lieu en décembre prochain.

Au lendemain de l'adoption de la loi NOTRE qui bouleverse l'organisation de la République, la portée territoriale, nationale et européenne des nouvelles régions souligne l’importance de ce scrutin. Après les départementales il s'agit pour le pouvoir et le Medef de faire de cette entité territoriale un relais de la mise en concurrence des territoires au détriment de l'emploi, du progrès social, de la démocratie locale et des dépenses publiques d’intérêt général. Avec à la clé, ce seront de nouvelles souffrances pour les populations.

Ces élections seront également la dernière consultation électorale avant 2017 dans un contexte de politique austéritaire aggravée et de recomposition politique accélérée.

Deux enjeux sont mêlés avec ces élections :

- L'avenir de la République : des régions au service de la solidarité et de l'égalité ou des régions au service de la compétition et des inégalités.

- Une issue véritablement de gauche à la crise politique ou l'enfoncement dans une situation qui bloque tout espoir.

Nous refusons la perspective de régions au service exclusif de la métropolisation libérale laissant à l'autre bout de la chaîne, des « déserts» et des territoires d’exclusion.

Nous voulons préserver le droit à l'égalité territoriale, travailler à une harmonisation des territoires dans une vision équilibrée de l'aménagement. Nous voulons promouvoir un nouveau modèle de développement économique, agricole et urbain en liaison avec de nouveaux droits de la personne et des salarié-e-s. Nous voulons des régions solidaires citoyennes, démocratiques, écologiques, féministes.

Nous voulons faire entrer dans le pouvoir régional les exigences populaires de solidarité et d'égalité, faire des élections régionales un moment du rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent des politiques de gauche alternatives à l'austérité, à l'offensive sécuritaire et liberticide actuelle.

Nous voulons construire pour cela des dynamiques politiques et citoyennes jusqu'aux urnes qui mettent en échec la droite et l'extrême droite et ouvrent la possibilité de politiques publiques de gauche offensives.

Dans les régions dirigées par des majorités de gauche, les communistes avec leurs élu-e-s ont permis des avancées pour les populations que nous revendiquons dans le contexte actuel : un réseau ferré public œuvrant au désenclavement et défendant des politiques de tarification sociale, des espaces de gratuité ou de nouveaux droits ; des engagements conséquents dans la construction et la rénovation des lycées, le développement de la formation pro incluant les publics défavorisés ; le soutien à l’innovation et la recherche, aux PME PMI et la création de politiques d'ESS favorisant l’emploi de proximité ; la promotion de la culture du sport pour toutes et tous et de l’éducation populaire, l'avancement de politiques d'égalité entre les hommes et les femmes…

Le P.C.F a fortement contribué à ces acquis que nous ne voulons pas voir abandonner ou brader. Nous refusons que la droite et l’extrême droite s’emparent de nouveaux pouvoirs et points d’appui pour 2017. Mais nous ne découplons pas cet objectif d’œuvrer à des politiques solidaires, citoyennes, écologiques remettant l'humain au cœur des priorités régionales à rebours des logiques financières de concurrence imposées par l'Europe.

Aujourd'hui, il s'agit de permettre de nouvelles avancées en combattant les logiques de compétitivité et leurs effets ravageurs pour les politiques publiques locales. Il s'agit encore de s'attaquer au coût du capital, de mobiliser de nouveaux moyens financiers au service d'objectifs d'emploi, de formation, de promotion de tous les services publics.

Pour une nouvelle union populaire, nous appelons au rassemblement et à la convergence citoyenne.

Le P.C.F a pris la décision de rencontrer dans chaque région l'ensemble des forces de gauche et de travailler avec elles les conditions du rassemblement politique et citoyen le plus large à gauche.

Les régions ne sauraient être les relais des choix gouvernementaux et européens. La situation de crise sociale économique écologique ou encore démocratique appelle au contraire des politiques clairement anti austéritaires et anti libérales.

Des convergences de projet s'affirment entre les forces du F.D.G, écologistes, Nouvelle donne, des militants ou personnalités socialistes, acteurs sociaux, militant-e-s antiracistes, et féministes, culturels, intellectuels et syndicalistes qui comme nous cherchent à œuvrer à l’alternative à gauche ouvrant la possibilité de plateformes régionales et de listes de large rassemblement de 1er tour pour des politiques régionales d'une gauche offensive et citoyenne.

Un premier état des lieux montre que le débat des communistes s'oriente très majoritairement vers ce choix et sa mise en œuvre. Il y a de la disponibilité pour favoriser l'implication politique et citoyenne la plus large possible sous toutes les formes et à tous les niveaux.

Il atteste également de la volonté largement partagée des communistes de travailler pour le second tour à la fusion des listes capables de battre ensemble la droite et l’extrême droite.

Nous travaillerons à ce rassemblement en fonction des configurations régionales, avec l'objectif de pousser tout au long de la mandature les objectifs que nous aurons portés dans la campagne du premier tour et d'assurer la présence de nombreux élu-e-s communistes, Front de gauche et issus de nos listes de rassemblement dans les nouvelles assemblées.

Leur présence sera un facteur déterminant pour les politiques qui y seront menées et pour travailler les rapports de force en lien avec les citoyen-e-s et le mouvement social.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 08:12
Au centre Laurette Bastaroli & François Jacquart.
Au centre Laurette Bastaroli & François Jacquart.

Forte participation à l'assemblée générale du 2 juin 2015, salle Léo Lagrange à Bagnols sur Cèze, de l’association des usagers TER SNCF de la Rive Droite du Rhône.

La délibération du Conseil Régional Rhône Alpes du 7 mai 2015, connue des adhérents, qui permet « la réouverture, à l’horizon de 2017, au trafic ferroviaire de voyageurs de la rive droite du Rhône, la Région s’engagera à participer à une première tranche de travaux, entre Valence et Avignon, à hauteur de 50% maximum d’un montant de travaux estimé à 20M€ », a sans nul doute contribué à mobiliser les adhérents.

Le Conseiller Régional Rhône Alpes Front de Gauche, François Jacquart, aux cotés de Laurette Bastaroli, Présidente de l’association, ont mis en évidence la portée de l’action des associations gardoise et ardéchoise, des citoyens, des syndicalistes et élus (dont certains présents dans la salle) pour gagner la réouverture.

Un débat avec la salle a mis en évidence que la Région Languedoc-Roussillon ne devait plus tarder à concrétiser concrètement et rapidement son engagement pour la réouverture sous peine de voir les trains de la Rive droite circuler devant les gares du Gard mais ne pas s'y arrêter.

Les participants fort de cette situation nouvelle, sont bien décidés à redoubler les actions et interventions auprès des élus de la Région pour qu’avant les élections les engagements électoraux d’hier soient des réalisations d’aujourd’hui et non pas de nouvelles promesses de campagne.

Le rapport moral et financier ont été adoptés à l’unanimité. Après l’élection du nouveau Conseil d’Administration, Laurette Bastaroli a été félicitée pour son travail tenace et efficace et réélue Présidente de l’association à l’unanimité. Ardéchois et Gardois ont fêté autour du verre de l’amitié cette nouvelle étape victorieuse de la réouverture de la Rive Droite.

Vidéo projetée lors de l'assemblée générale du 2 juin 2015

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 08:25
L'intervention citoyenne dans la gestion des collectivités. Une nécessité.

Le vendredi 29 mai 2015, témoin d'un dysfonctionnement, j'ai adressé un courriel à l'agglomération du Gard rhodanien qui a en charge la collecte et le traitement des ordures ménagères

Le Courriel adressé à l'agglomération Gard Rhodanien.

Ce matin la société Nicollin est passé avec un camion de nettoyage des bacs de collecte. Ce camion rejette l'eau de nettoyage des bacs sur la voie publique. Une eau contenant très certainement des produits désinfectants ou lessiviels. Sans parler des odeurs de poubelles dû à cette eau sur la chaussée. Cette procédure n'a rien d'écologique et ne semble pas répondre à la réglementation en vigueur. D'autre part, ce même camion fait le plein d'eau sur les bornes d'incendie est ce bien normal et conforme à la législation?
Merci par avance de bien vouloir répondre à mes questions.
Michel TORTEY.

Réponse de l'agglomération

Nous vous remercions pour ce signalement. Sachez que suite à votre message un rappel à l’ordre sera effectué très prochainement auprès du Prestataire concernant l’interdiction d’utiliser les bouches incendies pour remplir les camions et le traitement des eaux de lavage qui doit être réalisé dans des unités agréées.

De ce signalement et de la réponse, j'en tire l'analyse suivante:

Lorsque l'on confie une mission de service public avec une société de droit privé, la collectivité doit se donner les moyens de contrôler la bonne exécution du cahier des charges signé par le prestataire.

Alors que le prestataire a dû dans son offre de service, prévoir la facturation de l'eau et le paiement de l'unité agrée pour le traitement des eaux usées, il économise le prix du traitement de l'eau en déversant celle-ci sur la chaussé. En s'approvisionnant en eau au bouche d'incendie il économise le montant de la facture d'eau. Utilisation de l'eau payée deux fois par les Bagnolais, une fois dans le contrat, une autre fois sur la facture d'eau de la ville. De tels agissements sont inadmissibles.

De la nécessaire intervention citoyenne.

Les employés communaux, avec toute leur bonne volonté, avec tout le sérieux dans l'accomplissement de leurs taches ne peuvent être partout. Aussi est-il de notre devoir de signaler aux collectivités (commune, agglomération, département) les dysfonctionnements, les dangerosités repérées. C'est notre devoir de citoyen.

C'est cette même démarche qui nous conduit a suivre de près, en fonction des éléments que nous pouvons avoir (je ne suis pas conseiller municipal, ce qui me prive de l'accès à certains documents.) les budgets, municipal et de l'agglomération. Ceci dans l’intérêt des Bagnolaises et et des Bagnolais. Afin d'éviter les difficultés et les drames qu'on pu rencontrer les communes de Pont Saint Esprit ou de Marvejols.

Citoyennes, citoyens, prenez vos affaires en mains !

Michel TORTEY Secrétaire de la section P.C.F du Gard rhodanien.

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