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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 07:14

Comme chaque année à la même époque on a droit "au cinéma" de la Rochelle. L'an dernier, souvenez-vous le psychodrame autour de Ségolène qui avait alimenté une partie des reportages TV, radio et presse écrite. Cette année, c'est Ségolène qui a sa vengeance et occupe le devant de la scène médiatique. C'est toujours lamentable tant d'un point de vue journalistique que sur le contenu de cette université d'été.

Dans le même temps les écolos à Marseille se posent la question de leur participation au gouvernement.

Bref, entre les sorties sécuritaires de Manuel Valls et les pseudo-réflexions sur la croissance moscovicienne ou sur le trop-plein d'impôts on n'a vraiment pas l'impression d'être gouverné par une équipe de gauche !

Pourtant certains socialistes s'interrogent et osent critiquer la future réforme des retraites. (Rappel : grève et manifestation le 10 septembre prochain).reformes-des-retraites-1.png

Voir ci-dessous un appel et un rendez-vous pour la Rochelle.

Question : les médias vont-ils parler de ce débat interne au PS ?

Question subsidiaire : Les militants PS de base, les sympathisants PS, les électeurs PS vont-ils supporter encore longtemps que ce gouvernement ne fasse pas une politique de Gauche ?

 

Donc ci-dessous l'appel de "socialistes pour les retraites". Comme quoi, certains se posent les bonnes questions. Après il faudra bien prendre les bonnes décisions. La future réforme des retraites sera un moment décisif.... soit le gouvernement entend le "peuple de Gauche" soit il n'est définitivement pas de Gauche.

Informations de l'appel de « socialistes pour les retraites »

le NON de socialistes à tout nouveau recul : pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !

Bonjour,

Les militantes et militants qui ont lancé cet appel de socialistes, http://www.socialistes-pour-les-retraites.fr/, remercient les signataires qui ont répondu à leur proposition de manifester le NON de socialistes à tout nouveau recul.

Cet appel réunit déjà 1 200 « premières signatures » alors que, membres de la fédération socialiste des Pyrénées-Atlantiques, nous l'avons lancé à la mi-juillet après avoir fait adopter, par le bureau fédéral 64, une résolution qui refusait toute baisse du montant des pensions.
Maintenant, nous proposons à toutes et à tous les signataires de faire signer toutes les militantes et tous les militants socialistes de leur entourage. Nous voulons que la vigilance socialiste s'exprime parce qu'elle redonnera confiance aux électrices et électeurs de gauche qui doutent, qui manifestent souvent leur déception et parfois leur colère.
Nous savons qu'une position affirmée, venue de l'intérieur du Parti Socialiste et disant « pas un trimestre de plus, pas un euro de moins », facilitera les mobilisations unitaires qui marqueront la rentrée sociale et qui seront nécessaires pour construire le rapport de forces face au Medef et à la droite.

Nous rendons public cet appel par la conférence de presse que nous tiendrons, avec des responsables socialistes signataires, le samedi 24 août, à 18 heures, à La Rochelle (hôtel Mercure). Soyez-y nombreux !
Notre démarche est très simple, elle peut obtenir le soutien de la majorité des socialistes et l'approbation de la majorité du peuple de gauche que nous voulons encourager à se mobiliser contre les exigences du Medef. En effet, l'enjeu immédiat, par rapport auquel nous nous positionnons, se résume dans notre exigence : aucun nouveau recul. Les travailleurs ont assez payé !
Nous n'attaquons pas le gouvernement de François Hollande, qui est notre gouvernement puisque nous l'avons mis en place. Nous nous défendons contre une nouvelle attaque, que programme le Medef depuis longtemps. Exigence contre exigence. Celle du Medef, celle du peuple de gauche.
Nous refusons notamment la mesure qui a la faveur du patronat : l'allongement du nombre d'annuités qui, rendant le taux plein inatteignable, ferait sévèrement baisser les pensions et pousserait les plus riches vers les assurances privées…

Aujourd'hui, ce sont celles et ceux qui ont mis en place le gouvernement et sa majorité, qui se mobilisent. Ce n'est pas comme en 2010, ce n'est pas à la droite que nous demandons la satisfaction de nos revendications. C'est pourquoi, le peuple de gauche, uni, peut et doit gagner.
Le NON socialiste à tout nouveau recul est le signe que cette unité est en marche et qu'elle sera majoritaire. Notre intervention dans le mouvement social qui se prépare est indispensable pour y créer cette confiance. Nous proposons de réunir les signataires dans chaque département, chaque ville, pour faire connaître l'appel.
Nous vous proposons de faire connaître, par communiqué et conférence de presse, les signataires de votre fédération et votre soutien aux manifestations du mardi 10 septembre. Nous vous proposons d'y distribuer massivement le texte de l'appel, de ses signataires départementaux et des responsables nationaux signataires.

Bref, nous vous proposons de faire campagne pour l'intérêt des travailleurs et pour l'honneur du socialisme et de la gauche.

Amitiés socialistes.
Pierre Ruscassie
(membre du BF 64), pour les initiateurs de l'appelreformes-des-retraites2.pngLe peuple de Gauche est très déçu, il doit trouver des perspectives !

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 07:19
Accompagnés de militants et représentants du Parti communiste (PCF), des agriculteurs du Sud-Ouest encartés au Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux) sont montés pour la 8e année consécutive dans la capitale et en banlieue pour une vente estivale "solidaire" de 50 tonnes de marchandises, destinée à dénoncer les  "marges excessives" de la grande distribution.
L'opération, qui se tenait dans 25 villes de la région parisienne, a rencontré cette année un succès "incroyable" dans la capitale selon les organisateurs: peu avant 9H, il y avait plus de 100 mètres de queue de part à d'autre du stand de vente.
"On aura pas assez de marchandises pour tout le monde", pronostique un céréalier venu prêter main forte.
"Cet été les prix ont flambé, mais à qui cette hausse a profité ?", s'interroge Raymond Girardi, secrétaire général du Modef,   "car pour nous, entre 2012 et 2013, le prix de la tomate payé au producteur a par exemple chuté de 10%".   vente-fruits-et-legumes.png
La semaine dernière, l'association de consommateurs Familles Rurales publiait son traditionnel Observatoire des fruits et légumes. Et il en ressortait une hausse des prix des légumes de 17% sur un an et de 14% des fruits.                 
A 3,50 euros les deux melons, 3 euros les deux kilos de poires, 3 euros les deux kilos de tomates, les prix pratiqués par le Modef jeudi étaient effectivement bien inférieurs que ceux affichés dans le commerce.
Les prix ont été fixés comme si les agriculteurs vendaient en vente directe dans leur ferme, le PCF --dont le Modef est proche-- prenant en charge une partie des frais de transport depuis le Lot-et-Garonne.
En comparaison, le prix moyen du melon cet été est de 2,64 euros pièce, la poire se vend quant à elle en moyenne 3,22 euros le kilo et les tomates 2,16 euros, selon les relevés effectués par Familles Rurales.
"La grande distribution essaie de nous faire croire que cette hausse est imputable à la météo pour se goinfrer dans ses marges", dénonce le syndicaliste.
Pour lutter contre cette situation, le Modef demande la mise en place d'un coefficient multiplicateur appliqué à la grande distribution (c'est-à-dire limiter la hausse possible entre le prix d'achat au producteur et le prix de vente au consommateur) et la mise en place d'un calendrier d'importation.
Le PCF va même plus loin. "Nous demandons l'inscription à l'ordre du jour en urgence d'un projet de loi qui permettrait d'encadrer les prix des produits de première nécessité et la mise en place d'un observatoire des pratiques de la grande distribution", a expliqué à l'AFP Olivier Dartigolles, porte-parole du parti.
Dans la matinée, il devait aller à Matignon déposer un panier composé de 5 fruits et légumes. Ce geste symbolique est adressé à un gouvernement qui, selon lui, "nous raconte des salades" quand "un Français sur deux ne peut pas se payer 5 fruits et légumes par jour", comme le recommande le ministère de la Santé.
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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 15:28

Deux affaires "tombées" hier dans l'actualité nous donnent un aperçu effarant des conditions de travail dans le monde d'aujourd'hui.

Capitalisme mondialisé et ultralibéralisme font des ravages. Les deux exemples sont développés ci-dessous. Hallucinant !

Affaire n°1 : des couches-culottes plutôt qu'une pause pipi pour des salariés au Honduras

L'entreprise Kyungshin-Lear, fabricant de pièces automobiles, a décidé d'interdire la pause pipi à ses salariés, puisqu'elle nuirait à leur productivité. Ceux-ci seraient donc obligés de porter des couches. C'est le secrétaire général de la Central General de Trabajadores, l'un des principaux syndicats du pays, Daniel Durón, qui a expliqué que les employés devaient acheter des couches pour pouvoir garder leurs emplois.

L'affaire qui a fait les titres de nombreux journaux au Honduras, a été confirmée par une ex-employée de l'entreprise qui a expliqué que porter des couches était "embarrassant" mais nécessaire faute de "permission d'aller aux toilettes".

De plus, selon ABC news, l'entreprise aurait placé des caméras de surveillance dans les toilettes des employés. Le représentant de la joint-venture a formellement démenti ces accusations. Pour ce dernier, la polémique est "un mensonge de travailleurs manipulés par des syndicats américains, qui veulent retrouver les emplois perdus dans leur pays", rapporte le Point.

Une délégation d'inspecteurs du travail devrait venir prochainement vérifier "la véracité des déclarations", ainsi qu'une délégation américaine qui devrait rencontrer l'employeur et le ministre du Travail.

Affaire n° 2 : un stagiaire meurt d'épuisement dans une banque à Londres

 

 

Un stagiaire de la filiale londonnienne de la Bank of America serait mort d'épuisement le 15 août dernier. Le jeune homme de 21 ans avait seulement dormi 9 heures en trois jours.

Ce drame relance la polémique sur les conditions de travail des stagiaires en Grande-Bretagne.

Les entreprises abusent-elles de leurs stagiaires ? Un drame remet cette question à la Une des médias en Grande-Bretagne. Moritz Erhard, un étudiant allemand de 21 ans en stage chez Merrill Lynch, une filiale de la Bank of America, serait mort d'épuisement, à Londres, le 15 août dernier.

D'après The Independent, le jeune homme, qui souffrait apparemment d'épilepsie, aurait seulement dormi 9 heures en 72 heures, enchaînant pratiquement trois jours de travail. En Grande-Bretagne, la durée maximale de travail est fixée à 48 heures par semaine, mais la règlementationstipule, cependant, que les employés peuvent travailler plus "s'ils le souhaitent".

Cette précision laisse sans doute une grande marge de manœuvre aux entreprises.

 

Selon un de ses collègues stagiaires, cité par The Guardian, le jeune homme, qui était payé 2.700 livres (3.100 euros) par mois, travaillait "très dur". "Nous travaillons généralement 15 heures par jour ou plus. On n'aurait pas pu trouver plus travailleur que lui", décrit-il.

Le site anglophone FinanceInterns qui conseille les étudiants souhaitant faire carrière dans la finance, a commenté dans un long article une nouvelle "choquante", mais non "pas surprenante".

"Les jeunes qui acceptent joyeusement un stage d"été pensent qu'ils vont pouvoir décrocher le job de leur rêve, se disent que ça va être un été plein d'espoir.  Mais, en réalité, ce sont les trois pires mois de leur vie à cause des heures supplémentaires de nuit, des week-ends travaillés..."

En Grande-Bretagne comme en France, l'été est souvent synonyme de période de stage pour les étudiants qui viennent la plupart du temps remplacer les salariés partis en vacances. Selon le collectif Génération précaire, l'Hexagone compte près d'1,5 million de stagiaires. Et les banques en sont friandes. Pourtant, la règlementation française stipule clairement que les stagiaires ne doivent pas suppléer un employé ou aider les entreprises à faire face à un accroissement temporaire d'activité.

Si la vision des stages où les jeunes se surmènent pour montrer "de quoi ils sont capables" est bel et bien réelle, elle n'en reste pas moins illicite puisque les stagiaires ne doivent normalement pas travailler autant qu'un salarié.

Dans un communiqué, Bank of America a déclaré que Moritz Erhardt était un jeune homme "apprécié de ses collègues" et un interne "très appliqué" avec "un futur prometteur". Un futur qu'il n'aura finalement pas la chance de connaître...

 

Moralité

 

Les salariés français plutôt que de croire qu'ils sont privilégiés devraient revendiquer, se syndiquer, défendre leur retraite sinon dans peu de temps ils porteront eux-aussi des couches, mourront d'épuisement au travail et se contenteront d'un bol de riz ! Tout ça pour être "compétitifs !"

travailler-plus.png

 

 

 

 

 

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 18:27
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 23:01

Au coeur de l’été, le gouvernement passe en force à l’Assemblée nationale, une loi qui modifie de fond en comble nos institutions territoriales.

Contrairement à ce qui avait été débattu avec les élus aux États généraux du Sénat, cette loi donne le signal d’une recentralisation considérable. Elle crée une nouvelle institution, la métropole, pour 11 grandes villes dont Paris, Lyon et Marseille. Ces métropoles concerneront 30 millions d’habitants. La métropole serait la nouvelle clef de voûte de l’organisation de la République en concentrant un très grand nombre de pouvoirs stratégiques et de financements retirés aux communes, quasiment vidées de leur capacité d’agir au service de leurs populations. Cette loi s’en prend aussi aux compétences déléguées aux communautés d’agglomérations promises à déconstruction pure et simple. Les communes sont noyées dans des entités (conseil de territoire de 200000 à 300000 habitants) relevant des décisions centrales de la métropole, à l’image de simples « arrondissements ».

En Ile-de-France, la Métropole du Grand Paris sera créée au 1er janvier 2016 avec un Conseil métropolitain de plus de 200 membres réservant un quart des places aux élus de Paris. Une assemblée des maires aura voix consultative une fois par an. Dans les faits, le président de la métropole et quelques vice-présidents « règneront » sur 6 millions d’habitants! 

D’ici 2020, dans toutes les métropoles, ces membres seront élus pour moitié au suffrage universel direct effaçant ainsi la place des communes, des départements et des intercommunalités.

Cette solution technocratique et hypercentralisatrice éloigne les citoyens des décisions. Elle est profondément antidémocratique et inacceptable! Elle est la négation, la fin décidée autoritairement des projets construits avec les habitants dans les communes, des dynamiques de territoires, et des coopérations entre collectivités. C’est la fin de la démocratie locale! 

Inefficaces, ces monstres technocratiques préparent une nouvelle ère de régression sociale. Ils produiront encore plus d’inégalités territoriales dans l’aire métropolitaine, avec l’effacement des services publics de proximité dans chaque territoire communal, intercommunal, départemental.

L’affirmation des métropoles créera à Paris une nouvelle coupure entre petite couronne et grande banlieue, et érigée en modèle au plan national, laissera à la traîne toutes les franges périurbaines et rurales.

Le principal objet de ces technostructures centralisées est de répondre aux objectifs de compétitivité réclamés, au titre de la concurrence, par les puissances financières.

Ce qui veut dire austérité et réduction partout des moyens mis à disposition de l’action publique et des réponses par les collectivités aux besoins humains, sociaux et écologiques! Avec le désengagement de l’État, il est déjà question de créer par ordonnance des impôts nouveaux pour financer les métropoles! Les règles budgétaires des métropoles seront fixées par ordonnance du gouvernement dans les 18 mois qui viennent !

Cette loi signe aussi un immense chambardement pour les millions d’agents de la fonction publique d’État et territoriale, avec des services entiers regroupés ou transférés d’une institution à une autre, des coupes sombres dans les effectifs, des réorganisations autoritaires comme cela s’est, par exemple, produit pour France Télécom.

Ne laissons pas le gouvernement français abonder dans le sens des préconisations de la commission européenne qui veut régler le sort des collectivités.

Les défis métropolitains en matière de transport, de logement et d’urbanisme, d’aménagement du territoire, d’égalité d’accès, d’urgence sociale, d’écologie et de relance industrielle méritent tout autre chose! Ils doivent s’appuyer sur tous les projets issus des territoires, décidés avec les citoyens dans chaque commune et intercommunalité et coordonnés avec les départements et régions, appuyés sur des services publics et des politiques de lutte contre les ségrégations sociales. L’État ne doit pas abandonner son rôle de garant de l’égalité entre les territoires, son devoir de solidarité nationale au nom de la réduction des dépenses publiques.

Ce n’est pas encore fini !

La loi revient en seconde lecture en septembre au Parlement. Des mobilisations se construisent avec au coeur l’intervention nécessaire des citoyens.

Refusez avec nous l’effacement des communes, des intercommunalités et des départements !

Refusez avec nous, la mise à mal des missions de service public gage d’efficacité et d’égalité!

Refusez avec nous, le mépris de la démocratie! Alors qu’on bouleverse la République, les citoyens sont mis à l’écart ! Pas de changement des institutions démocratiques sans démocratie!

Un tel « big bang » institutionnel ne peut se faire sans information et sans recourir au vote des citoyens.

Il faut un référendum en Ile-de-France comme dans toutes les régions impactées par les changements institutionnels.

L’article 72-1 de la constitution française garantit la participation des citoyens lors de la création d’une nouvelle collectivité territoriale. Ce fut le cas pour la Nouvelle-Calédonie, l’Alsace et la Corse.

Pourquoi ne pas l’organiser alors que ce projet de loi engage la vie quotidienne de 30millions d’habitants de notre pays?

C’est aux citoyens de décider !

Je demande:

° Une consultation démocratique des citoyens par référendum dans chaque région touchée par les changements institutionnels.

° Le retrait de la loi « Affirmation des métropoles ».

° La reprise d’un grand débat national sur la démocratie locale, les réponses nécessaires et coopératives aux problématiques métropolitaines.

Nom: .................................................................. Prénom:..........................................................

Adresse:.........................................................................................................................

Email :.......................................................................................................................................

Fonction :.......................................................................................................................................

 L’Association des élus communistes et républicains se met à disposition de toutes celles et ceux qui refusent un tel projet et souhaitent faire entendre leur voix pour la démocratie locale et citoyenne.

Cet appel peut être diffusé largement et retourné à l’ANECR:

anecr@elunet.org, 10 rue Parmentier - 93189 Montreuil - 0148517878


ASSOCIATION NATIONALE DES ÉLUS COMMUNISTES ET RÉPUBLICAINS

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 14:00

 

 

J'apprends dans le blog de Raquel Garrido que l'UMP et le PS ont voté en toute discrétion la suppression du référendum en cas regroupement de départements, de changement de limites d’une région, de regroupement de régions et de fusion d’une région et des départements qui la composent.

Dans les quatre cas, la loi impose un vote au suffrage universel, et pour une fois l'exigeance démocratique est forte puisqu'il faut l’accord de la majorité absolue des suffrages exprimés représentant au moins le quart des électeurs inscrits, ce qui détonne à une époque où la majorité des édiles se satisfait, sans mot piper, d'être élu dans un océan d'abstention.

Au creux de l'été, comme sont faites les meilleures réformes anti-démocratiques, Hervé Gaymard (UMP) et Olivier Dussopt (PS) ont ainsi fait voter un amendement au Code Général des Collectivités Territoriales.


Cela pourrait avoir pour conséquence de refaire voter les alsaciens qui avaient voté NON à la création d'une Collectivité Territoriale d'Alsace. Procès d'intention? Pas du tout.


Rappellons-nous du précédent européen, où l'habitude a été prise de refaire le suffrage lorsque les peuples ne votent pas selon les desideratas oligarchiques. En France, c'est le vote NON de 2005 qui a été contourné sans vergogne.


Pour une fois que le peuple avait le dernier mot.. on lui supprime!

 

La réforme doit maintenant être étudiée au Sénat. Je m'attends au pire. Dans cette 5ème République où la souveraineté est concentrée entre les seules mains du Président de la République, la suppression d'un référendum populaire c'est une broutille. En fait, ces fous rêvent de supprimer le peuple!

 

Il n’aura pas fallu plus de 3 minutes à Hervé Gaymard (UMP) et Olivier Dussopt (PS) pour retirer le pouvoir aux citoyens.

 

LA VIDEO de la forfaiture!

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 11:32

En ce week-end post 15 août, de nombreux français sont sur les routes et les autoroutes. Même si ça ne va pas forcément très vite, ça "douille" aux péages.

Pourquoi ? Une réponse de Philippe Jérome du journal l'Humanité. 

Incompétence de Bercy ? Sans doute pas. Nouvelle magouille politico-financière ? Jamais démontrée. Complicité idéologique entre gouvernants et patrons du BTP ? Plutôt vraisemblable sinon comment expliquer que 7 000 kilomètres d’autoroutes françaises, dont la plupart étaient largement amortis, aient été concédés, en 2005, à trois multinationales du béton et du transport (Vinci,
Eiffage et la société espagnole Abertis) pour la somme vraiment modique de 14,8 milliards d’euros ? Soit, pour l’État, un manque à gagner, estimé par la Cour des comptes de 10 milliards d’euros !

Cette privatisation des autoroutes initiée, en 2002, par le gouvernement Chirac-Jospin, bouclée en 2005-2006 par Chirac-Villepin avait suscité, parmi les parlementaires, nombre d’oppositions à gauche, et quelques réticences à droite. Mais le ministre des Finances de l’époque, Thierry
Breton, s’était montré rassurant : « Ne craignez rien (sic) car c’est l’État qui contrôlera et qui fixera les tarifs (des péages). » Dans un rapport publié le 28 juillet dernier, la Cour des comptes juge, au contraire, que l’État n’a, depuis, jamais fait le poids : « La négociation des avenants aux contrats de concession et le suivi par le concédant (le ministère des Transports) se caractérisent par un déséquilibre au bénéfice des sociétés autoroutières. » Et les experts-comptables de l’État de souligner un point crucial : « Le décret de 1995 garantit aux sociétés concessionnaires une hausse annuelle minimale des tarifs de 70 % de l’inflation […] Mais les hausses observées sont nettement supérieures à ce seuil, notamment chez SAPN, ASF et Escota. » Pour cette dernière société concessionnaire, l’augmentation des tarifs, à coups insidieux de dix centimes comme en février dernier, a été en moyenne, ces dernières années, de 2,2 %, toujours au-dessus de l’inflation, à l’exception de 2007 et 2010.

Créée dans les années 1950 pour percer d’une autoroute le massif de l’Estérel et désenclaver ainsi la Côte d’Azur, la société Escota est aujourd’hui une filiale de Vinci qui gère le réseau entre Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et Menton (Alpes-Maritimes). Entre les deux, un scandale dans le scandale des hausses de tarifs : l’autoroute de contournement de Nice, payante contrairement à celles de Paris, Lyon ou Marseille, et ce depuis son ouverture voilà maintenant quarante ans ! Un vrai jackpot pour Escota sachant qu’il passe chaque jour 140 000 véhicules au péage d’entrée ouest de Nice. Il a été calculé qu’un Niçois travaillant à l’extérieur qui ferait le choix de rentrer dans sa ville par le bord de mer économiserait plus de 300 euros par an.

Mais pour des millions de gens, le réseau Escota est devenu un passage quasi obligé, vers le soleil pour les vacanciers, vers le boulot pour les autochtones et les routiers. 253 millions de passages ont été comptabilisés, en 2011, aux barrières de péages Escota ! Hors abonnement, il faut aujourd’hui débourser 20,80 euros de péages pour se rendre en voiture d’Aix à Menton. Selon le quotidien Nice-Matin, le tarif sur ce parcours aurait, en vingt ans, subi une augmentation de 60 % ! Certains tronçons tels que Nice-
Sophia Antipolis (30 000 salariés, peu de transports en commun) ou Nice-frontière italienne (fréquenté par des milliers de camions) ont vu leurs tarifs doubler, voire plus. À un monopole d’État, critiqué lui aussi en son temps pour ses augmentations de tarifs, s’est substitué un monopole privé, à la différence que, durant l’ère Sarkozy, l’État s’est montré défaillant. Sciemment ou pas ? Toujours est-il que le bénéfice net par kilomètre parcouru a progressé de moitié depuis la privatisation. Ainsi la société Escota a réalisé, en 2011, un bénéfice net de 185 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 650 millions d’euros. Au total ce sont 2 milliards d’euros de bénéfices net qu’ont enregistrés, pour la seule année 2011, les trois sociétés autoroutières qui affichent un taux de rentabilité de l’ordre de 8 %, supérieur à celui de l’industrie.

Où sont allés ces colossaux bénéfices ? L’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Afsa) fait savoir qu’en 2005, avec le bitume, c’est aussi de la dette publique (40 milliards d’euros) qu’elle a récupérée et qu’il lui faut en partie servir chaque année jusqu’en 2027. Une société comme Escota, pour justifier l’augmentation de ses tarifs, fait valoir que dans les zones montagneuses, les travaux de sécurisation de l’autoroute coûtent une fortune, parfois jusqu’à 100 millions d’euros du kilomètre (sur vingt  ans). Autre pôle d’investissement, mais cette fois pointé par les syndicats : l’automatisation des péages. Une politique systématique qui depuis la privatisation a conduit à la suppression de milliers d’emplois en CDI, CDD et saisonniers !

En fin de compte, le principal gagnant est bel et bien l’actionnaire tandis que, ainsi que le note la Cour des comptes, « le taux de satisfaction des usagers a fortement chuté, notamment sur le réseau Escota ». Selon le président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale, André Chassaigne, la moitié des bénéfices de Vinci est reversée sous forme de dividendes. On estime que bon an, mal an, depuis le début de la privatisation, les actionnaires des sociétés autoroutières se partagent un milliard d’euros. De tous bords politiques et de toutes régions des voix s’élèvent pour demander une « renationalisation » des autoroutes en France. Pour les plus militants, le prix de rachat pourrait être celui de 2005 diminué des bénéfices net réalisés par le privé depuis sept ans. un-enorme-bouchon-s-est-forme-dans-le-sens 655873 508x253Un accident entre Montpellier et Nîmes en ce 17 août 2013 qui provoque un énorme bouchon à la mi-journée.

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 07:41

Le Parti communiste français  a dénoncé le "cynisme" dans "l'exercice de communication auquel se livre le gouvernement" alors que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s'est affiché aux côtés de 300 enfants privés de vacances à Matignon.

"On ne peut effectivement pas servir d'une main une collation dans les jardins de Matignon à des gamins privés de vacances et de l'autre poursuivre une politique régressive de baisse des dépenses publiques utiles aux familles", a écrit dans un communiqué le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles.

Le gouvernement (pendant que les ministres Valls et Taubira se déchirent) poursuit un travail de communication, Jean-Marc Ayrault ayant rencontré le lendemain des ouvriers travailleurs de nuit dans les Yvelines.

Une occasion pour le PCF de demander une nouvelle fois des «mesures claires» pour améliorer le sort des salariés exerçant des métiers pénibles dans le cadre de la réforme des retraites, se montrant déçu par la piste d’un «compte-temps» actuellement envisagée.

«Il faut d’urgence imposer au Medef de vraies négociations interprofessionnelles à conclure par un accord majoritaire. Ces négociations doivent définir les critères de pénibilité et déterminer les conditions de compensation de cette pénibilité avec par exemple la réduction du temps de travail journalier ou hebdomadaire, l’aménagement d’horaire, le départ anticipé en retraite».

Dans un communiqué, le Parti communiste affirme qu'«il faut des mesures claires et à mettre en oeuvre facilement» et que «le compte pénibilité évoqué par le gouvernement ne paraît pas être de cette nature».

«Prendre en compte la pénibilité est une attente légitime et forte du monde du travail. Il ne faut donc pas la décevoir par des mesures inefficaces», assure Jean-Luc Gibelin, responsable «retraites» du PCF.ayrault-matignon.pngLe premier ministre ferait mieux de "mouiller" la chemise pour aider les classes populaires plutôt que de salir son costume dans l'herbe de Matignon dans une opération de commmunication cynique.

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 15:47

La politique menée par le gouvernement français depuis un an ne porte pas ses fruits. Malgré les incantations du Président, le chômage ne baisse pas et les français souffrent, leur pouvoir d'achat se trouvant amputé sans que leurs "sacrifices" ne servent aux classes populaires.

Sous Sarkozy le PCF et le Front de Gauche dénonçaient cette politique. Il en est de même depuis l'élection de François Hollande car c'est une constante du Front de gauche que de critiquer la politique d’austérité  hypocritement maquillée en rigueur par des "solfériniens" qui n’assument pas de perpétuer la même politique économique orthodoxe libérale que les sarkozystes. non-a-l-austerite-2.png

Mais ne voila-t-il pas, Ô surprise, que le Front de Gauche vient de se trouver un allié inattendu : en effet le FMi lui-même vient de demander à la France de ralentir le rythme de réduction de ses déficits…

Sauf que ce n’est pas pour la même raison, et que cela ne va pas dans le même sens. Là où le front de gauche estime que certaines dépenses publiques sont utiles et nécessaires et doivent être maintenues, le FMI, lui, s’oppose à la politique solférinienne car celle-ci serait trop basée sur des augmentations des taxes. On appréciera l’équité du combat de ce fonds international, qui critique les orientations gouvernementales uniquement quand elles ne vont pas dans le sens des intérêts dominants. Il y a en effet une troublante concordance de vues entre le FMI et le Medef. Les masses populaires apprécieront.non-a-l-austerite-1.pngd'après une tribune de http://gauchedecombat.com/2013/08/05/combat-contre-lausterite-le-fmi-au-secours-du-front-de-gauche/

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 23:04
Olivier Dartigoles était l'invité ce huit août d'i-Télé. Notre camarade a commenté les visites répétées du chef de l'Etat en province et en Ile-de-France sur le thème de l'emploi. "On n'a pas attendu le Hollande-tour pour savoir que l'emploi était la première des préoccupations", a dit l'élu municipal de Pau. "Ce qui apparaît assez inquiétant, c'est que le président ne semble toujours pas - et donc ces déplacements sont autant d'occasions manquées - prendre la juste mesure de la gravité de la situation."

"Il faudra bien, face à la désindustrialisation dans notre pays, de grandes lois permettant de reprendre la main", a encore dit le porte-parole communiste, citant notamment un texte contre les licenciements boursiers. 
Retrouvez l'intégralité de cette interview dans la vidéo ci-dessous.
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