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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 17:00

On pourrait dire aujourd’hui des éminents dignitaires de la très éminente Cour des comptes ce que l’on disait autrefois de certains hauts personna­ges de l’armée française: «Ils n’ont pas inventé la poudre, mais ils s’en servent!»

C’est ce que fait le président de cette ancestrale institution, le socialiste Didier Migaud: il ressort des tiroirs quelques vieilles lunes fisca­les et les livre, rafraîchies, au pouvoir politique, pour qu’il s’en serve. L’obsession de l’austérité est leur horizon commun: elle leur tient lieu de pensée politique.

L chgt c Mintenan 
Nous voilà à des années-lumière des grands discours sur le changement demain matin. 
 
  Il est vrai que le socialiste M.Migaud doit sa solennelle fonction à l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy…On serait bien injuste de ne s’acharner que sur lui.
La Cour des comptes, l’Élysée et Matignon forment le triangle d’or, solidaire de la ligne générale de paupérisation du peuple français et de la nation. Parfois cependant les circonstances sont bien malheureuses : ainsi ce jour où le président de la Cour des comptes a découvert la lune de la réduction des moyens de l’assurance chômage (malheur à Pôle emploi où se côtoient le calvaire des chômeurs et le calvaire de ceux qui les reçoivent), donc ce jour-là ou presque, un homme sans travail s’est immolé par le feu devant le bâtiment de la souffrance…
Donc la Cour des comptes et son timonier fournissent à la chaîne à Messieurs Hollande et Ayrault du «minerai» (comme on dit aujourd’hui dans l’industrie de la viande…), du «minerai d’austérité».

Un jour, elle propose de tirer à vue sur les pensions de certains retraités (au risque d’ouvrir un abîme politique sous les pas du pouvoir…); un autre, de réduire les moyens des collectivités locales ; va-t-elle bientôt mettre sur le tapis l’impôt sur les remboursements de la Sécurité sociale? À moins que ça ne soit déjà fait, mais cela nous a échappé… Le dernier «coup», c’est la taxation des allocations familiales. Un vieux spectre blanchi sous le harnais, qui hante depuis longtemps les crânes de droite ou de gauche, plutôt d’une certaine gauche… 

 

Pas d’argent! C’est le hululement du grand perroquet national, économi­que, politique, médiatique et idéologique. On nous raconte des histoires.

 

Par exemple: un rapport récent du Conseil des prélèvements obligatoires (le CPO), révèle que l’impôt (8%) sur les bénéfices des banques com­merciales (qui sont énormes) est 6fois inférieur à ce qu’il est en Allemagne, 4fois inférieur à ce qu’il est en Grande-Bretagne, 3fois inférieur à ce qu’il est en Italie… Nous sommes battus seulement par l’Autriche....

 

 

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 00:00
Un appel d'associations, syndicats, partis politiques et citoyen-ne-s afin que l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par le patronat et trois syndicats minoritaires ne soit pas transcrit dans la loi  circule. Un meeting s'est tenu le 28 février pour expliquer ce qu'est cet ANI nocif pour les salariés. Ci-dessous l'intervention en vidéo de Pierre Laurent lors de ce meeting.
Cet accord illégitime constitue un recul social majeur !
Dans notre secteur une délégation du PCF Gard Rhodanien va rencontrer le député PS de la 3e circonscription du Gard pour l'informer des conséquences néfaste d'un vote en faveur de l'ANI.
Le 5 mars prochain se tiendront dans toute la France des manifestations contre l'ANI. Dans notre secteur c'est à Nîmes (à la Maison Carrée) que la manifestation se rassemblera en début d'après-midi. Un départ collectif est organisé par la CGT (Union locale de Bagnols). Mobilisons-nous pour combattre cet ANI qui nous veut du mal !
 
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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 13:36
La loi pour l'amnistie des syndicalistes (à l'initiative des sénateurs Front de Gauche ) a été votée. Même si elle a lourdement été amendée c'est une première marche qui a été franchie et elle est un signe d’espoir pour de très nombreux militants qui attendaient ce vote. C’est une première victoire pour les luttes sociales et associatives. Cette amnistie arrachée au Medef qui hurle déjà à la mort, est un point d'appui pour gagner, toujours en lien avec les militants syndicalistes et associatifs, un élargissement de la loi dans les prochaines semaines. Enfin, après des années de criminalisation de l'action syndicale, des personnes qui n’ont fait que se battre pour le respect de leur droit pourront reconquérir cette dignité largement piétinée. Après le vote pour le mariage pour tous, c’est une nouvelle démonstration. Quand la gauche travaille et se rassemble sur des valeurs, avec la justice sociale comme boussole, elle peut faire de belles choses.
La bataille est loin d’être finie. Elle doit se prolonger à l’Assemblée nationale où cette fois aucune personne ne doit être écartée de cette amnistie, qu’elle soit militante écologiste ou associative. Cette bataille à l’issue positive peut être, par effet d’entrainement, une victoire qui en appelle d’autres. Plus que jamais l’heure est à la mobilisation.
Pierre Laurent – Sénateur, secrétaire national du PCF
Quelques réactions qui montrent l'intérêt de cette loi.
La vraie violence sociale, c'est la fermeture de plusieurs centaines d'entreprises pour préserver les intérêts boursiers des actionnaires
Annie David sénatrice communiste
 
La liberté de manifester comme la liberté syndicale sont nécessaires à la démocratie. Or des citoyens ont été sévèrement sanctionnés parce qu'ils défendaient ces droits.
Eliane Assassi présidente du groupe Communiste Républicains et Citoyens
 
Nous regrettons l'adoption de certains amendements qui restreignent ce texte, mais c'est le jeu de la démocratie représentative, qui continuera, avec la navette, à l'Assemblée nationale
Cécile Cukierman sénatrice communiste
 
Cette amnistie est extrêmement grave. C'est un signal en faveur du conflit, un appel à encourager la destruction et lecassage.
Laurence Parisot Medef
 En votant ce texte, le Sénat a accompli un acte de justice qui honore la République.
Christiane Taubira, garde des sceaux.
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 00:41

En ce début d’année 2013, Thierry Lepaon, qui doit devenir en mars le prochain Secrétaire Général de la CGT, déclarait : « Il faut une irruption massive des salariés sur la scène économique, sociale et politique ». 


Face à la puissance du patronat (le MEDEF) et dans le contexte économique actuel de récession, de hausse du chômage, la mobilisation des salariés reste insuffisante. On vient d’en avoir confirmation par l’accord minoritaire et très régressif signé par CFDT, CGC et CFTC, repoussé par la CGT et FO : flexibilisation forcée, facilitation des licenciements, attaque contre le C.D.I., et puis, « cerise sur le gâteau », sécurisation de la délinquance patronale. La justice, c’est l’ennemie du MEDEF ; selon Laurence Parisot, « les prud’hommes, ça insécurise les employeurs ». 


Alors, comment faire bouger les lignes, c’est tout l’enjeu de ces prochaines semaines ! Tout au long du XXème siècle, les grandes conquêtes sociales sont intimement liées à la mobilisation sociale et politique. Seul le rapport de forces dans les urnes et dans la rue a entraîné les améliorations pour les salariés.

Même sous un gouvernement de gauche, l’action s’impose, quand celui-ci s’aventure dans les pas rétrogrades du MEDEF et des choix libéraux. 


Ce fut le cas en 1936, avec le Front Populaire. A son arrivée en juin 1936, le gouvernement impulse un accord entre les syndicats et le patronat, qui entérine les augmentations de salaires de 12 % en moyenne dans le pays. Ce gouvernement à peine installé, des grèves et occupations d’usines se déclenchent dans tout le pays. Le bouillonnement social pousse le gouvernement à gauche, avec des réformes de grande ampleur : deux semaines de congés payés, le passage de la semaine de travail de 48 à 40 heures, la retraite des mineurs, et les allocations chômage. 


Il y a un an, dans son meeting du Bourget, le candidat Hollande déclarait : « Je veux voir la joie de la conquête, l’enthousiasme de l’audace, et, en même temps, les débordements de la liberté ». Il avait raison : les salariés ont tout intérêt à ne pas attendre des lendemains meilleurs, mais à retrouver maintenant « l’enthousiasme de l’audace », s’ils veulent retrouver « la joie de la conquête » !

 

Gérard MARTINO,

Président de l’IHS-CGT de Vaucluse

Conseiller Municipal LES ANGLES.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 13:02

Nous militant-e-s syndicalistes, politiques ou associatifs exigeons le vote d’une loi d’amnistie en faveur de toutes celles et tous ceux qui ont été condamné-e-s pénalement depuis 2002 à raison d’actions militantes n’impliquant pas des atteintes aux personnes ou pour des infractions pour lesquelles est encourue une peine de moins de dix ans d’emprisonnement. L’amnistie emportera leur effacement immédiat du fichier national automatise des empreintes génétiques (FNAEG). Il nous est insupportable que les plus courageuses et courageux d’entre nous puissent continuer, après le changement de majorité politique du printemps dernier, à être traite-e-s comme des délinquant-e-s ou des criminel-le-s de droit commun ! Les députés du Front de Gauche ont déposé une proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives. Il faut que ce cette proposition soit examinée et adoptée.

Le Président de la République doit tenir la promesse du candidat François Hollande. L’amnistie, c’est maintenant ! 

Mercredi au Sénat, la majorité de gauche aura la possibilité de voter l'amnistie des infractions commises lors de conflits du travail, à l'occasion d'activités syndicales ou revendicatives dans l'entreprise ou au cours de manifestations.

Dans une tribune publiée dans le journal l'Humanité, les sénatrices et les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen, déclarent : « il serait incompréhensible que, le 27 février, une seule voix de gauche manque pour que cette loi soit votée au sénat, puis à l'Assemblée nationale. Ainsi, des milliers de salariés et de citoyens pourront se dire qu'enfin, il est possible de se faire entendre par ce gouvernement ».

Il n'est donc question de « tordre le bras » à personne, l'heure n'est pas à l'affrontement, à la polémique, mais au rassemblement, à l'esprit de responsabilité et de solidarité. C'est dans l'intérêt des syndicalistes en lutte, du monde du travail, des salarié-e-s. C'est pour eux que nous voulons rassembler la majorité de gauche au sénat le 27 février.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 09:10

Jean-Louis Trintignant vient de recevoir le César du meilleur acteur masculin pour son rôle dans le film « Amour ». Nous nous permettons de le féliciter pour cette récompense méritée d’autant que, pour mémoire, le 27 octobre dernier sur ce même blog nous lui avions déjà rendu un hommage appuyé. Pour ceux à qui cela aurait échappé le lien du dit article est là : Quand Jean-Louis Trintignant fait l'apologie du Communisme, les camarades du Gard rhodanien lui disent merci !

Dans notre « papier » nous rappelions les liens qui unissent Jean-Louis Trintignant au Gard rhodanien.

Nous avions conclu cet article par les phrases suivantes : « Pour terminer une petite proposition faite aux élus de Bagnols sur Cèze et/ou de Pont-Saint-Esprit. On se souvient qu’en 1972 Jean-Louis Trintignant réalisa « Une journée bien remplie » un film qui sortit en mars 1973. Ce long métrage réalisé dans le Gard (Uzès, Pont Saint Esprit, Bagnols sur Cèze) a eu notamment comme cadre le garage de son oncle « route de Nîmes » à Bagnols. Ne serait-il pas judicieux de s’en souvenir, même si Jean-Louis Trintignant est modeste et a horreur des honneurs, en faisant une projection de ce film en présence du réalisateur ? N’attendons pas que Jean-Louis Trintignant soit mort pour lui dire que nous l’aimons, en tout cas ce modeste papier ce jour est l’occasion de dire un grand merci à cet immense acteur pour l’ensemble de son œuvre ! ».trintignant une journée bien remplie

Nous ne pouvons que réitérer cette demande aujourd’hui. Honoré au niveau national, selon l’adage « Nul n’est prophète en son pays », Jean-Louis Trintignant serait-il ignoré dans sa région d’origine ? Une injustice grave a réparer au plus vite.

Pour tout dire, nous ne l’avons pas dit à l’époque par politesse mais, au mois de juillet dernier, quand c’est Pierre Arditi qui est devenu le parrain du théâtre intercommunal de Pont nous n’avons pu nous empêcher de penser que c’était évidemment Jean-Louis Trintignant qui aurait dû être à sa place. Il est bien gentil Pierre Arditi et, en plus il avait très bien joué le jeu (voir l’article que nous avions publié le 12 juillet dernier) : Pont Saint Esprit : Inauguration du théâtre intercommunal "chapelle des Pénitents" mais n’était-il pas là pour ses amitiés au Parti Socialiste !

La venue de Pierre Arditi était bien, comme toujours, une opération politique ! Chez les vrais passionnés de théâtre, ce jour-là l’ombre de Jean-Louis Trintignant était sur la place de la chapelle des Pénitents et nous considérions que c’était bien lui qui était en pénitence ! théâtre Pont 18

Et oui, dans le Gard Rhodanien, y compris dans le domaine culturel, même si l’on s’en défend, on fait toujours de la politique politicienne (inutile de rappeler ici la récente affaire « Renoir » à Pont Saint Esprit) même si l’on se cache derrière des paravents de gestion ou d’animation.

On espère toutefois que, ce coup-ci, les communistes seront entendus et qu’un hommage mérité à Jean-Louis Trintignant verra le jour prochainement dans le Gard Rhodanien. Nous y participerions avec plaisir.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 08:00

Le président équatorien sortant a été largement réélu, dimanche, dès le premier tour. Sa politique de développement social lui vaut une forte popularité.

C’est une réélection en forme de triomphe pour Rafael Correa, lors de la présidentielle de dimanche, en Équateur. Le président de gauche sortant a devancé, avec plus de 56 % des suffrages, son principal rival, l’ancien banquier de la droite néolibérale Creo (Créer des opportunités), Guillermo Lasso, de plus de 30 points. L’ex-président et militaire honni, Lucio Gutierrez, n’a obtenu que 7 %, tandis que sur la gauche du parti présidentiel, la coalition plurinationale d’Alberto Acosta, un ancien proche de Correa, a enregistré moins de 5 % des votes.

Les résultats des législatives devraient être connus ultérieurement, mais Correa semblait sûr, dimanche soir, que son parti, Alianza Pais, était en passe de décrocher la majorité au Parlement qu’il n’avait pas jusqu’ici. Fait exceptionnel : c’est la première fois depuis longtemps en Équateur, pays marqué par une instabilité politique chronique, qu’un président échappe à l’usure du pouvoir. Mieux, celui-ci, depuis le premier mandat de Rafael Correa en 2007, s’en trouve consolidé. La participation était estimée, dimanche soir, à plus de 60 %, moins que les prévisions du Conseil national électoral, mais la vague provoquée par le leader de la révolution citoyenne a porté aussi bien dans les villes que dans les zones rurales, ce qui est nouveau dans un Équateur traditionnellement polarisé.

Du haut du balcon du palais présidentiel de Carondelet à Quito, Rafael Correa, tout sourires, a lancé à une foule de ses partisans que « cette révolution, rien ni personne ne l’arrête » ! Il va donc poursuivre et même renforcer la « révolution citoyenne » jusqu’en 2017, échéance de son nouveau mandat, le dernier permis par la Constitution. Puis, lors d’une conférence de presse, il a affirmé que le grand défi de ses quatre prochaines années de gestion est de « rendre irréversible le changement dans les relations de pouvoir », afin que le peuple, et non le capital, soit aux commandes. « Ou nous changeons le pays maintenant ou ne nous le changeons plus », a-t-il dit.

Réduire la pauvreté

Correa veut donc « accélérer » le pas dans une même direction pour réduire la pauvreté. Près de 30 % des Équatoriens vivent encore sous le seuil de pauvreté, selon le dernier rapport de la Banque mondiale en 2011, un taux que le gouvernement envisage de porter à 16 %. Grâce aux richesses du sous-sol, Correa a fait construire depuis cinq ans des hôpitaux et des écoles, et il a rénové le réseau routier. Sa politique de redistribution et ses plans sociaux ont permis à l’Équateur de connaître une solide croissance. Elle s’appuie sur la manne pétrolière et les redevances dues à l’État par les grandes compagnies depuis 2010, après que Correa a fini par imposer à ses créanciers une importante baisse de la dette extérieure du pays. Son objectif proclamé est de réduire la dépendance de l’économie équatorienne vis-à-vis du pétrole, notamment en favorisant les investissements dans un secteur minier prometteur en raison des réserves d’or et de cuivre décelées dans le sous-sol du pays. L’enjeu est de taille et porteur de conflits. Car le projet plus large de créer un ordre social fondé sur le socialisme du « bien vivre » (sumak kawsay) doit concilier à la fois le respect de l’environnement et des besoins sociaux que réclament entre autres les populations indigènes, et un développement durable qui ne soit pas aux mains des multinationales et des investisseurs étrangers.

Un succès dédié à Hugo Chavez  À peine réélu, Rafael Correa a salué son homologue vénézuélien. « C’est l’occasion de dédier aussi la victoire à ce grand leader latino-américain qui a transformé le Venezuela, à ce grand ami Hugo Chavez », a dit le président de l’Équateur. Selon Correa, le triomphe de la « révolution citoyenne » équatorienne accompagne le triomphe de toutes les révolutions du continent et « bien sûr, la révolution bolivarienne au Venezuela ». À Caracas, un communiqué du ministre des Affaires étrangères diffusé au nom du président Chavez soulignait notamment que « la réélection du président Correa est une victoire des forces bolivariennes et socialistes de notre Amérique, grâce à laquelle le changement d’époque se consolide ».

 

Bernard Duraud dans l'Humanité du 19 février.

 

Heureusement l'Humanité existe pour faire vivre le pluralisme!

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 00:00

C'est la crise, il n'est pas besoin de le redire. Toutefois il est des territoires encore plus touchés que d'autres. C'est le cas de l'outre mer et plus particulièrement l'île de la Réunion. Pour preuve voici plusieurs jours que des violences ont lieu chaque nuit et on se bat pour obtenir un boulot !

A l'origine des affrontements entre la jeunesse et la police la question des emplois aidés et des emplois d'avenir. Le gouvernement Ayrault a créé 9000 contrats aidés et 7000 emplois d'avenir à la Réunion mais de plus en plus de voix s'élèvent sur le territoire pour critiquer la faiblesse de ce chiffre au regard des besoins locaux et, dans le même temps, une répartition clientéliste par certains élus.

En fait le taux de chômage record de l'île (30% en moyenne, atteignant près de 60% chez les jeunes) explique a lui tout seul le côté explosif de la situation. Les contrats aidés non marchands, d'une durée de six mois, constituent souvent le seul espoir d'occuper un emploi.

Ces "émeutes du travail" rappelent les émeutes de février 2012 contre la vie chère qui s'étaient étendues comme une traînée de poudre à toute l'île pendant une semaine après un barrage de route. Des dizaines de commerces avaient été pillés.

Le gouvernement doit, à la Réunion, comme partout ailleurs sur le sol français prendre des mesures efficaces pour aider les plus en difficulté.

Dans notre secteur du Gard Rhodanien, la question de l'emploi est aussi une préoccupation importante et donc notre camarade Jacques Demanse maire de Sauveterre a tenu à mettre en place un emploi d'avenir dans la commune dont il est responsable de la gestion.

Comme le rappelait Anne-Marie Brocard, directrice de l'agence Pôle Emploi de Villeneuve, "l'emploi d'avenir est un véritable sas pour les jeunes vers la vie active.", le jour de la signature du contrat liant le jeune François Baron, 19 ans à la municipalité de Sauveterre. Jacques Demanse tenait à accueillir lui-même le jeune homme pour le paraphe de son contrat, il était accompagné d'Anne-Marie Brocard directrice de l'agence Pôle Emploi de Villeneuve,de Michel Bargeton,directeur  de la mission locale Gard rhodanien et de Florian Blanc, qui sera le tuteur du jeune François.

L'emploi est la préoccupation essentielle du maire de Sauveterre, elle est celle de nombreux citoyens qui sont frappés par le chômage ou voient leur entourage victime de ce fléau.

Les contrats aidés et les contrats d'avenir ne sont pas la panacée, ils peuvent être, dans certains cas, un tremplin pour entrer dans la vie active. Le gouvernement doit se montrer plus offensif sur la question de l'emploi, pour l'instant dans ce domaine comme dans d'autre, il déçoit.

http://images.midilibre.fr/images/2013/02/03/le-maire-jacques-demanse-vient-de-signer-le-contrat-avec_518079_510x255.jpgUne poignée de main pour une entrée dans la vie active !

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 08:12

La crise ce n’est pas pour tout le monde pour preuve : Alcatel Lucent: provisionne 4,8 millions de retraite chapeau pour Ben Verwaayen son ex-patron remercié il y a peu. L'ancien directeur général va toucher une retraite chapeau d'au mieux un demi-million d'euros par an. 

 Les chiffres clés Sommes provisionnées pour la retraite des administrateurs salariés (en millions d'euros, en fin d'exercice)
2008: 1,1 ; 2009: 2,6 ; 2010: 3,4 ; 2011: 4,8. Ces chiffres ne souffrent pas de contestation possible car ils viennent de la communication de l’entreprise !


"Ben Verwaayen se contentait de gérer le déclin, et n'avait plus la pêche nécessaire pour réinventer Alcatel Lucent". Cette analyse d'un ancien collègue a sans doute été partagée par le Conseil d'administration du constructeur télécoms, qui a remercié jeudi 7 février son directeur général depuis 2008. Mais le Néerlandais, qui fêtera lundi ses 61 ans, n'a pas à s'inquiéter pour ses vieux jours. Certes, il ne disposait d'aucun "golden parachute". Mais il va toucher une généreuse retraite chapeau. Le montant exact de cette retraite n'est pas connu et "sera rendu public prochainement", indique une porte-parole.

Toutefois, il est possible d'avoir une bonne indication en se basant de l'argent provisionné chaque année par la société pour payer cette généreuse retraite complémentaire. A fin 2011, le montant atteignait déjà 4,8 millions d'euros. Et il est actuellement sans doute supérieur, car il augmentait d'un bon million d'euros chaque année.

En pratique, le montant de la retraite chapeau obéit a une formule complexe et est basé en partie sur les performances de l'équipementier en termes de chiffre d'affaires, de rentabilité, de cours de bourse, de satisfaction des clients... Les comptes d'Alcatel Lucent indiquent seulement que cette retraite chapeau peut atteindre au maximum 40% du salaire le plus élevé touché par Ben Verwaayen. Celui s'élevant à 1,33 million d'euros bruts (part variable incluse), le montant maximal de la retraite complémentaire serait donc d'un demi-million d'euros par an environ.

Pendant ce temps-là le groupe Alcaltel-Lucent supprime 1500 emplois en France.

C’est la crise nous dit-on dans les conseils d’administration des entreprises tout comme au gouvernement mais visiblement ce n’est pas pour tout le monde ! De même l’austérité c’est pour vous, l’argent c’est pour eux !

Pendant ce temps-là la propagande contre les salariés qui ne travailleraient pas assez se poursuit et les médias font leurs choux gras de la lettre de Titan à Arnaud Montebourg sur le dossier Good-Year.  

Tant que les citoyens croiront ce genre de mensonges les capitalistes pourront continuer à se gaver ! En ce qui nous concerne, nous les communistes nous ne sommes pas dupes !

retraite-chapeau-preview-3332097.jpg


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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 22:18

Inconscience d’un homme qui semble avoir largué les amarres avec le monde réel ? Provocation délibérée à l’égard des salariés en escomptant tirer un petit profit d’une opération de communication ? On se perd en conjectures en entendant le PDG de Renault proposer de différer à 2016 une partie… d’une partie de ses rémunérations, si les syndicats cèdent au chantage de la « compétitivité ».


« Compétitivité », qu’en termes élégants ces choses-là ne sont pas dites.


caricature-grands-patrons-copie.jpgPour les salariés, il s’agirait, derrière ce mot à la mode, d’accepter de voir leur vie de famille bouleversée à la merci des desiderata des managers, de travailler plus sans que le salaire suive…


Magnanime, le patron de Renault supprimerait plus de 8 000 emplois mais ne fermerait pas de site, les promesses n’engageant que ceux qui y croient.

Carlos Ghosn a un sens bien particulier du partage des richesses et des efforts à consentir pour braver la tempête qui souffle sur l’industrie automobile française.

 

Aux ouvriers payés au Smic ou à peine plus, sans treizième mois, de réduire leur train de vie, au patron de se contenter de 26 000 euros par jour au lieu de 36 000 ! À supposer même, ce dont il n’est pas question, que le PDG ne se contente que de la part fixe de son salaire, il encaisserait plus de 1,2 million d’euros, sans compter ses émoluments au titre de la direction de Nissan, et le reste.


La manœuvre du numéro un de la firme, dont l’État est toujours actionnaire, frappe par son cynisme et, effet de sa médiatisation, elle aura permis à des millions de gens d’apprendre que Carlos Ghosn perçoit des revenus dont chacun d’entre nous ne parvient même pas à concevoir l’ampleur.


Le domaine de l’infiniment grand reste aux yeux d’un salarié ordinaire du registre de l’abstraction. Les salariés de PSA, menacés dans leurs emplois, éprouvent la même difficulté à imaginer la vie avec le salaire fixe de 1,3 million de leur PDG,

Philippe Varin, qui a déclaré, gagné lui aussi par cet élan de générosité, abandonner la partie variable de ses émoluments le temps de faire avaliser la liquidation de l’usine d’Aulnay.


Mais chez Renault comme chez PSA, et pas seulement, chacun comprend bien, même confusément, que ce monde marche sur la tête et qu’il convient dès lors de le remettre sur ses pieds.


Chasser la droite du pouvoir fut un préalable nécessaire, mais non pas à soi seul suffisant. Au fait, Arnaud Montebourg pense-t-il toujours que la direction de Renault n’a pas franchi la ligne rouge ?


Le Front de gauche pour ce qui le concerne a permis de faire battre N.Sarkozy, il agit pour que la gauche réussisse de la commune au national.

Partout, il porte des propositions concrètes pour que le changement soit maintenant et pointe qu'une majorité existe pour voter des lois que les sénateurs socialistes ont voté sous la mandature Sarkozy telle l'amnistie des syndicalistes, l'interdiction des licenciements boursiers, etc..,

Nous ne pouvons tolérer que ce que les élus PS défendaient avant mai 2012, soit jeté aux oubliettes une fois F.Hollande élu.

Trop de temps a été perdu, maintenant il faut mener un politique de gauche. Ce sera le sens des mouvements sociaux du 5 mars contre la transcription en l'état dans la loi  de l'accord CFDT/MEDEF et pour la défense de l'emploi, des salaires, de la formation et   des services publics

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