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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 08:57

L'annonce de l'arrêt du site de production de Peugeot à Aulnay sous Bois même s'il n'était pas vraiment une surprise a créé une onde de choc dans le mouvement social. Hier le ministre du Redressement Productif Arnaud Montebourg  a reçu (à huis clos) Philippe Varin. Il devrait aussi rencontrer la famille Peugeot.

Il conviendra (au delà de l'indignation) de prendre des décisions politiques dans ce dossier.

Ci-dessous un billet d'humeur de Pierre Deruelle qui en dit long sur la stratégie financière du groupe PSA.

 

Comment j’ai découvert que PSA fabriquait des automobiles

Par Pierre Deruelle


C’est vraiment avec le plus grand étonnement que j’ai découvert, ce jeudi 12 juillet 2012, que le groupe PSA fabriquait des automobiles. PSA venait d’annoncer pour 2014 l’arrêt de la production dans son usine d’Aulnay-sous-Bois (93) et la suppression de 8.000 emplois en France.

Là j’avoue que je suis tombé des nues. Ils fabriquaient visiblement des véhicules, et personne ne m’avait rien dit.

Je connaissais pourtant fort bien les filiales qui composent le Groupe PSA :

Faurecia, le spécialiste en ingénierie et de production d’équipements, dont le chiffre d’affaire a augmenté de 4 milliards en 4 ans.

GEFCO, le groupe de transport et de logistique dont le chiffre d’affaire de3 milliards aura permis de dégager 223 millions de bénéfices en 2011.

Et surtout Banque PSA Finance, qui représente 3 % du chiffre d’affaires mais 40 % du résultat opérationnel du groupe PSA en 2011, dont le chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros a permis de dégager un résultat opérationnel courant de 507 millions d’euros.

Je connaissais aussi les sous-filiales d’Assurance (pourtant discrètes) de Banque PSA Finance : PSA Services Ltd, PSA Insurance Ltd et PSA Life Insurance Ltd, qui sont domiciliées à Malte, sans aucun rapport bien sûr avec le fait que Malte soit un paradis fiscal, mais plus simplement parce qu’il y fait souvent un temps superbe et qu’il est fort agréable d’y aller pêcher au large.

Je me souvenais même que Banque PSA Finance avait réalisé avec succès une émission obligataire à taux fixe d’un montant de 600 millions d’euros il y a quelques semaines, le 20 juin 2012, opérée avec les banques partenaires Banca IMI, BNP Paribas, Bank of Tokyo Mitsubishi, HSBC, Unicredit et CM-CIC. Tout semblait aller bien pour Banque PSA Finance, petit poisson courageux parmi les requins de la finance internationale.

Le PDG Philippe Varin déclarait même dans le document de synthèse en s’auto-congratulant :

« Cette deuxième émission en euros de l’année vient confirmer la capacité de Banque PSA Finance à saisir les opportunités offertes par le marché obligataire et à accéder à la liquidité malgré la forte volatilité des marchés financiers. »

Donc je savais que PSA était un peu équipementier, faisait un peu de logistique, et surtout était une Banque et un organisme financier. Mais un fabriquant de véhicules, ça j’avoue que j’étais totalement passé à coté.

Je savais aussi que la famille Peugeot était la première fortune française (4,4 milliards d’euros via une Holding crée en 1929) résidente en Suisse, puisque plusieurs membres s’y étaient installé il y a belle lurette, non pas pour échapper à l’imposition fiscale française, mais pour la qualité de l’air pur des montagnes helvètes et la beauté paisible et propice à la méditation, des pâturages verdoyants.

Comme l’écrivait feu l’écrivain anglais George Mikes, « Les Suisses ont su construire un très beau pays autour de leurs hôtels. »

Je savais que le dirigeant du groupe, Philippe Varin, avait été promu officier de la Légion d’honneur le 14 juillet 2011, ce qui n’est qu’un début, puisqu’il est encore loin d’être Grand-croix comme Jean Todt (un type qui savait comment consommer beaucoup de pétrole super vite) ou Grand officier comme Bernard Arnault, (notre plus riche compatriote dont il faut bien savoir récompenser les 24 milliards). Je savais donc que Philippe Varin avait des progrès à faire, mais qu’il était sur la bonne voie.

Mais alors cette histoire de PSA qui fabrique des automobiles dans le 93, ça n’avait plus rien de cohérent.

J’avais aussi regardé qui étaient les salariés les mieux payés du Groupe :

Philippe Varin, Président du Directoire (rémunération 2010 : 3 253 700 €)

Jean-Marc Gales, Direction des marques (rémunération 2010 : 1 266 000 €)

Frédéric Saint-Geours, Direction des Marques (rémunération 2010 : 1 266 000 €)

Guillaume Faury, Directeur Recherche et Développement (rémunération 2010 : 1 266 000 €)

Grégoire Olivier, Directeur Asie (rémunération 2010 : 1 362 820 €)

Or, avec un Directoire de gens aussi correctement payés, (preuve est donc faite de leur extrême compétence) était-il véritablement nécessaire de continuer à fabriquer quoique ce soit ?

Mais n’ayons pas d’inquiétude, aucun de ces salariés hyper-compétents ne sera heureusement impacté par le nettoyage qui va être fait.

J’ai en effet regardé depuis dans le détail ce plan salutaire d’épuration sociale et il va dans le bon sens : 1.400 postes vont être supprimés dans la recherche et le développement, ce qui est somme toute logique, et 4400 postes dans la production, ce qui est un véritable soulagement pour le département « Finances et comment faire du Cash » du Groupe PSA.

Philippe Varin est sur la bonne voie, comme le prouve son discours du 15 février 2012 :

« Nous mettons en place un programme soutenu de management du cash : les mesures d’économie de 800 millions d’euros annoncées en octobre dernier sont complétées pour atteindre 1 milliard d’euros. Par ailleurs, un programme de cessions d’actifs, d’un montant de 1,5 milliard d’euros environ, incluant CITER, est lancé. Il comprend la valorisation d’actifs immobiliers et l’ouverture du capital de Gefco. Notre situation financière reste robuste et sécurisée. »

Me voilà donc rassuré, le Groupe PSA continuera à valoriser ses actifs immobiliers, et à ouvrir son capital à d’autres organismes financiers. C’était un bon début, car après l’arrivée dans le capital de PSA du Groupe NATIXIS AM, du Groupe BNP Paribas, de la Banque Barclays, ou du Hedge Fund Templeton Global Advisors, je trouvais que le rythme de la financiarisation du groupe laissait franchement à désirer.

PSA peut faire beaucoup mieux pour que soient prises les bonnes décisions. Il serait bon de supprimer totalement les dernières velléités industrielles du Groupe pour se concentrer sur la finance, bien plus rentable. On pourrait par exemple envisager la création d’un département HFT (High Frequency Trading) qui permettrait de spéculer via des filiales opaques dans les paradis fiscaux sur les émissions d’obligations ou d’actions du Groupe.

C’est la synthèse des résultats financiers 2011 qui nous le dit :

« Banque PSA Finance dispose d’une structure financière solide grâce à un ratio de solvabilité Bâle II supérieur à 14% et d’une sécurité financière, via des lignes de crédit non tirées et une réserve de liquidité, permettant d’assurer en permanence plus de 6 mois d’activité sans recours à des financements complémentaires ».

Bien inspiré, Philippe Varin se concentrera désormais j’espère sur le recrutement de traders, d’analystes financiers, de courtiers, de spécialiste en optimisation fiscale, et de conseillers en placements off-shores de contrats d’assurance-vie.6888295086_4e6a589cf1.jpg

Augmenter le taux de rentabilité des actionnaires du Groupe en fabriquant des voitures, je me demande bien qui a pu avoir une idée aussi saugrenue chez PSA.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 10:33

Comme chaque année depuis la création du Festival d'Avignon le PCF est présent et actif à Avignon. Ainsi dimanche 15 juillet à la maison Jean Vilar, un hommage a été rendu à Louis Aragon. La comédienne Dominique Blanc a lu des textes du poète et cette rencontre animée par Marie-José Sirach a notamment vu la participation active de Jack Ralite.culture-Avignon-001.jpg

Le 16 juillet s'est tenu le Séminaire Espaces Marx en collaboration avec le collectif culture du PCF. Un grand moment de réflexion collective avec la participation de "pointures" comme le psychanalyste Roland Gori, le sociologue Jean Louis Fabiani ou le philosophe Guillaume Pigeard de Gurbert mais aussi avec des interventions des professionnels de la Culture comme des "usagers" de la Culture.

Mardi 17 juillet c'est une Assemblée Citoyenne du Front de Gauche Culture qui a poursuivi cette réflexion relayant notamment les revendications du monde de la Culture. La visite dimanche dernier du Président Hollande accompagnée de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti n'ayant pas soulevé un enthousiasme débordant, les acteurs de la Culture veulent aider le gouvernement dans ses réflexions et apporter les idées du Front de Gauche et des syndicats dans les décisions à venir.

Le PCF Front de Gauche poursuit sa présence au Festival d'Avignon par une formation des élus sur les questions culturelles.

On aura noté dans toutes ces actions du PCF la présence nombreuse de militants ou d'élus du Front de Gauche du Gard Rhodanien. Il n'est pas nécessaire de rappeler que le PCF dans le Gard Rhodanien est très impliqué dans les questions culturelles qu'il considère avec autant d'importance que les questions sociales.culture-Avignon-006.jpg

Une des réflexions qui a été porté ces journées de réflexion est que nous devons inventer un nouveau monde (notamment dans cette période de crise) et il est évident que la Culture par son imaginaire et sa créativité est en position de réfléchir à un autre modèle que le capitalisme agonisant dans lequel nous sommes englués.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 16:50

Claudio Alonso aurait eu 89 ans aux prochaines vendanges. Il vient de nous quitter alors qu’il organisait son voyage annuel à Zamora son village natal de Castille. Ce village castillan il l’avait quitté dans les années soixante fuyant le franquisme et la misère. Ce franquisme qui s’était abattu sur sa famille pendant la guerre civile et cette misère qui malheureusement est de retour aujourd’hui en Espagne. Ouvrier agricole c’est du côté de Laudun (au château de Lascours) que les camarades communistes français l’ont connu. Ils appréciaient sa joie de vivre, son optimisme et sa confiance en des lendemains qui chantent. La cellule de Laudun a tenu à honorer Claudio en étant présente à ses obsèques. Pierre Massot, André Brouillet et Maurice Bonnefoi se souviennent de l’enthousiasme communicatif de Claudio.

Organisé avec la nombreuse communauté espagnole de la région de Bagnols et du Vaucluse il a partagé les luttes des camarades espagnols notamment jusqu’à la fin du franquisme au milieu des années 70. Aide aux prisonniers politiques, journées « rouges », « casa d’Espagne » à Bagnols, il était de toutes les manifestations. 1er mai espagnols

Claudio en bon internationaliste payait  sa cotisation tant au parti communiste espagnol comme au parti communiste français. Toujours heureux, malgré les maigres revenus d’un ouvrier agricole de faire un don au Secours Populaire, à la FNATH, au journal l’Humanité....

Toujours présents aux activités du PCF et/ ou de la CGT que ce soit lors de manifestations revendicatives ou festives. On ne souvient pas l’avoir vu absent à un 1er mai. 

Pour certains camarades issus de la communauté espagnole c’était presque un membre de la famille, lui qui ne s’était jamais marié il avait su recréer une cellule familiale auprès de camarades devenus amis.

Lors de la cérémonie au crématorium d’Orange, Corinne Cancel (née Ornia) et Michèle Oromi ont rendu un hommage à Claudio rappelant notamment ses traits de caractère.  « El ejercito de l’Ebro » (L’armée de l’Ebre) est venue illustrer musicalement ce moment de recueillement. Pour mémoire La bataille de l'Ebre fut le plus vaste des combats qui furent livrés durant la guerre d’Espagne entre les forces républicaines et les insurgés nationalistes.  Elle se déroula dans la basse vallée de l'Ebre, entre le 25 juillet et le 16 novembre 1938. Ce fut la dernière grande offensive des républicains, mais elle se solda par un échec tactique et stratégique qui précipita la fin de la guerre. La chanson qui évoque cet événement est le chant de ralliement des républicains espagnols.

Nous sommes à quelques jours du 25 juillet dans cet Espagne au bord du gouffre financier et qui est devenue  à la mort de Franco une monarchie aujourd’hui gangrénée par les affaires, il est plus que temps que la République revienne dans la Péninsule ibérique. Rappelons pour ceux qui l’ignorent que la IIe République espagnole vécut de 1931 à 1936 avec notamment le Front Populaire en 1936 avant la dictature de Franco qui le renversera.

Claudio le poing levé en appelait toujours « a la lucha » et chantait volontiers l’Internationale. Ce serait un beau cadeau posthume que pourraient lui faire les Espagnols tout en se faisant du bien à eux-mêmes.

clary-et-espagnol.jpg

En 1996 la municipalité Clary à Nîmes avait tenu à rendre hommage à l'apport des Espagnols à la Résistance gardoise. Il avait à cette occasion baptisé une rue de la Préfecture gardoise au nom de "Cristino Garcia-Granda" qui après avoir participé à la guerre civile en Espagne s'était engagé dans la Résistance en France. A ce titre il avait participé activement à la bataille de la Madeleine et avait aussi participé à la libération des prisonniers politiques de la prison de Nîmes en février 1944. Repassé en Espagne après la victoire des alliés il fut arrêté et fusillé en février 1946. Claudio avait été de la délégation reçue en mairie de Nîmes par le maire Alain Clary lors de cet hommage à Cristinon Garcia-Granda et plus généralement à la communauté des républicains espagnols.


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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 20:44

On n'osait pas l'appeler le théâtre de l'Arlésienne mais ça aurait pu être son nom, tant il s'est fait attendre. Mais il est enfin livré le théâtre intercommunal dit "Scène Chapelle des Pénitents". theatre-Pont-1.JPG

De nombreux communistes étaient présents à cette inauguration notamment les élus de la communauté de communes Rhône Cèze Languedoc mais aussi des militants communistes qui sont aussi des militants culturels.

Dans les discours officiels on aura pu se féliciter d'entendre une volonté d'un développement culturel de notre territoire afin d'émanciper les citoyens. On aura seulement regretter de ne pas avoir entendu les projets de RCL (ou de l'Agglomération) en matière de culture notamment en ce qui concerne le patrimoine Albert André. Il faut dire que le discours du député Prat a été interrompu par une volée de cloches. Serait-ce une habitude spiripontaine que le sacré prenne le pas sur le laïc ?theatre-Pont-9.JPG

Pierre Arditi, parrain de ce nouveau théâtre s'est prêté avec beaucoup de gentillesse au jeu. Dans sa prise de parole il a rappelé qu'il avait joué au début de sa carrière avec l'acteur spiripontain Lucien Barjon. Grâce à l'intervention conjointe de Jean-Marie Daver (élu à Pont Saint Esprit) et de Michèle Oromi (élue à Bagnols), Pierre Arditi a pu rencontrer la veuve de Lucien Barjon, qui n'est autre que notre camarade Gilberte Rivet, qui fut elle-aussi une comédienne de talent. Gilberte Rivet et Pierre Arditi ont pu ainsi échanger souvenir et amour du métier.

Un bon moment culturel aujourd'hui à Pont Saint Esprit qui en appelle d'autres.

Dans les jours à venir un certain nombre de communistes du Gard Rhodanien seront présents pour différentes initiatives culturelles au Festival d'Avignon autour du théâtre.

theatre-Pont-17.JPGthéâtre Pont 18

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:12

 6 alpinistes tués lors de l’ascension du Mont Blanc. C’est triste et le lot de tout sport de l’extrême aussi aguerris et préparés soient ces passionnés de la haute montagne.

Le ministre de l’intérieur Manuel Valls se rend sur les lieux.

Pour faire quoi ? Combien coûte ce déplacement ? La visite du Préfet ne suffit elle pas ?

Marre de cette vie politique hyper-médiatisée sur l’écume des choses et jamais sur le fond avec la complicité des politiques même lorsqu’ils appartiennent à un gouvernement normal !

Des milliers d’emplois tués à Aulnay…… et aucun déplacement de ministres à la rencontre des salariés, de leurs syndicats, pour annoncer des mesures fortes. Pourtant PSA a touché ces dernières années plus de 4 milliards d’euros d’aides publiques.

La CGT dès l'an dernier avait dénoncé ce choix boursier de PSA. Scandale! L'action progresse de 1,4% à l'ouverture de la Bourse après cette annonce.

Le gouvernement peut nationaliser PSA et plutôt que de rétribuer des actionnaires avides de profit sauver des emplois.

Des centaines d’emplois tués à SANOFI. Le ministre de la recherche s’est-il invité au chevet des salariés ?

La liste n’est hélas pas exhaustive !


Le politique peut intervenir. Encore faut-il qu’il ait le courage d’affronter les forces du capital et de les combattre.


Le Conseil d’Etat fait droit à l’entreprise privée GDF SUEZ pour réactualiser, avec effet rétroactif le prix du gaz. Le ministre en charge de l’énergie est embarrassé par la décision de « sages », désignés et non élus, très politisés et tous nommés par la droite avec la bénédiction du MEDEF ! Il faut renationaliser EDF, et SUEZ par la même occasion, pour avoir la maîtrise de l’énergie et des prix plutôt que faire une course au profit pour rétribuer les actionnaires de dividendes  en augmentation permanente !

L’argent existe, les solutions aussi ! Le programme de « l’Humain d’abord » du Front de gauche ouvre des pistes. Le débat dans les assemblées citoyenne doit se poursuivre pour porter ses exigences et les faire grandir dans l’opinion.

Par exemple, tout le monde s’accorde à dire que la privatisation des autoroutes est un cadeau énorme fait aux capitalistes. Ils se sont assez gavés ! Il faut renationaliser!

Les propositions du Front de gauche des inepties ? Souvenez-vous ? La finance allait étrangler la France si la droite était battue et voilà que la France emprunte à taux ………..négatif !


cool.jpgAu passage nous ne pouvons que nous réjouir de voir que notre idée d’un tarif de l’eau, du gaz, de l’électricité pour une consommation de base puis progressif en fonction de la consommation, soit repris. Mais pourquoi diable repousser la décision à plus tard ?

 

Ensemble nous pouvons faire changer de politique et imposer une politique au service de l’humain et non du fric !

 

Il est d’ailleurs encourageant qu’une nouvelle composante ait rejoint notre rassemblement initié par le PCF lors de son congrès de 2007. Après avoir été rejoint par le PG à sa création en 2008, puis par la GU, République&Socialisme, Convergence&Alternative, le PCOF, la FASE, voilà la GA, courant du NPA qui vient grossir le rassemblement pour proposer une alternative à gauche qui ait vocation à gouverner et non à se cantonner dans une opposition généreuse mais stérile pour les gens qui souffrent au quotidien du chômage, des bas salaires, des conditions de travail inacceptables dans la France d’aujourd’hui.  

 

Depuis 2007, le Front de gauche s’affirme d’élection en élection, non seulement comme la deuxième force de gauche, mais comme une force indépendante qui refuse l’hégémonie du PS, qui lutte résolument contre la droite et l’extrême droite, qui est force de proposition constructive pour vivre mieux.

 

A nous de relayer cette dynamique, d’être les « radios » du changement face à la déferlante médiatico-politique qui ne connaît qu’une recette : L’austérité !

 

 

 

 

 

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 14:03

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Notre camarade Bernard DESCHAMPS était en Algérie lors des cérémonies organisées pour le 50 ème anniversaire de l'indépendance de l'Algérie.

Son témoignage, plein d'émotion, sur son séjour mérite une lecture attentive et peut même interpeller le lecteur de ce blog.................y compris s'il est aussi lecteur de l'Humanité............... ( lire en cliquant sur ce lien)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

b-Deschamps.jpgCi aprés aussi un article du Blog de Bernard Deschamps portant appréciation sur la conférence qu'a tenue Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Hollande sur le thème des révolutions arabes intitulé "La France et le nouveau monde arabe":

 

 

 

Le Président Bouteflika vient de renouveler (Le Monde, 4 juillet 2012) le souhait de l'Algérie d'un "partenariat d'exception" avec la France. J'avais espéré, à la suite de ses déclarations récentes, un geste fort du nouveau Président de la République française à l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance. Ce geste n'a pas été accompli. Une nouvelle fois le premier pas est effectué par l'Algérie. Je ne perds cependant pas tout espoir, bien que mon optimisme soit singulièrement tempéré par la déclaration de politique générale de Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée Nationale, qui n'a pas évoqué l'Algérie et surtout par le contenu de la conférence prononcée le 27 juin dernier par le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius (texte intégral sur en cliquant sur ce lien )

Sous le titre "La France et le nouveau monde arabe", c'est - je le dis avec tristesse - la même morgue hautaine que celle de Sarkozy et de Juppé, l'intelligence, ou la rouerie politicienne, en plus. Seul l'Occident serait détenteur de la démocratie et aurait donc pour mission d'en imposer sa propre conception aux "pays arabes". Certains d'entre-eux, pourtant, trouvent grâce à ses yeux: le Maroc, une royauté, donnée en exemple par un ministre de la République !  Mais également " l'Arabie Saoudite,[ les] Emirats Arabes Unis, [le] Qatar, le Koweit, [sont] devenus des acteurs importants. Ils jouent un rôle parfois décisifs dans les évolutions régionales ." On sait en effet le rôle joué par le Qatar dans le financement et l'envoi de troupes lors de l'intervention armée de l'OTAN en Libye. 

Laurent Fabius affiche dans cette conférence sa volonté de porter "avec conviction [cette] priorité méditerranéenne auprès de ses partenaires de l'Union Européenne, selon l'esprit original de la conférence de Barcelone de 1995." Or "Barcelone 1995" c'est le développement d'une zone de libre échange entre le Nord et le Sud de la Méditerranée. Autrement dit, "la concurrence libre et non faussée" chère aux européistes du Traité de Lisbonne, dont seuls les pays du Nord seraient bénéficiaires au détriment des pays du Sud. Les bons apôtres qui prêchent au profit de leur tiroir caisse ! Et si vous n'êtes pas d'accord on vous l'impose au besoin par la force comme en Libye et en Côte d'Ivoire (et en Syrie ?)

Le "partenariat d'exception" souhaité par le Président Bouteflika, entre la France et l'Algérie (à ne pas confondre avec un partenariat exclusif, l'Algérie aspirant légitimement à diversifier ses échanges) devrait être mutuellement bénéfique. C'est cela qui ferait exception dans ce monde guidé par le "profit égoiste". Je fais ce rêve qui n'est pas hors de notre portée. Ce sujet sera-t-il au centre des entretiens du 16 juillet à Alger ?

 


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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 23:17

       ASSOCIATION NATIONALE DES ELUS COMMUNISTES ET REPUBLICAINS.

 

 

 

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

Hôtel Matignon,

57, Rue de Varennes,

75700. PARIS

 

 

 

Montreuil, le 9 juillet 2012.

 

 


Monsieur le Premier Ministre,

Notre association a pris connaissance avec attention de votre déclaration de politique générale prononcée le 3 juillet devant les députés.

Elle a bien noté et apprécié positivement votre décision de mettre en application dans la législature le droit de vote des résidents étrangers aux élections municipales, ainsi que le non cumul d’un mandat parlementaire et l’exercice de fonctions électives locales.

Pour ces deux mesures, qui concourent à combattre la crise démocratique que connaît notre pays, vous pouvez compter sur tout notre soutien. Il en est de même pour l’abrogation du conseiller territorial.

Mais nous avons relevé l’absence dans votre propos de toute référence à l’abrogation de la réforme territoriale du 16 décembre 2010, dite réforme Sarkozy. Celle-ci a été critiquée avec force et rejetée dès le départ par une majorité d’élus. Les fédérations nationales d’élus de gauche, FNESR, FEVE et ANECR ont lutté et manifesté ensemble contre l’adoption de cette loi.

Elle introduit en effet au sein de nos institutions une logique libérale dénaturant des principes fondamentaux de notre République, comme celui de la garantie d’égalité des citoyens sur tout le territoire. Elle met à mal la décentralisation. Il s’agit en particulier de la dévalorisation du rôle des départements et des communes, la remise en cause de la libre administration des collectivités et de leur compétence générale, le regroupement forcé de communes et de groupes de communes.

Conjuguée avec l’austérité imposée aux collectivités, elle porte gravement atteinte aux capacités de service public dans les territoires et aux intercommunalités de projet. C’est pourquoi, si l’abrogation annoncée du conseiller territorial, déjà actée par un vote majoritaire au Sénat, constitue une avancée, cela ne peut suffire à effacer toutes les conséquences structurelles de cette loi de 2010.

Selon nous, avec l’acte III de la décentralisation, il faut à l’automne repartir en procédant à une remise à plat beaucoup plus complète des enjeux et des défis à relever, rompant avec les visées réductrices de la commission Balladur/Mauroy, à l’origine de la réforme. C’est ainsi que nous pourrons construire une réforme territoriale ambitieuse, répondant aux défis humains et démocratiques d’aujourd’hui, avec des services publics et des champs d’intervention publique locale élargis, véritables boucliers anticrise et vecteurs de solidarité.

De même, il est très important de rompre avec l’asphyxie financière des collectivités territoriales, mise en œuvre avec zèle par le gouvernement précédent, avec notamment la suppression de la taxe professionnelle, le gel des dotations, le transfert de charges non compensé.

Une réforme de la fiscalité locale s’impose pour redonner des moyens d’action aux communes, départements et régions. Ceux-ci sont vous le savez à l’origine de plus de 70% des investissements publics du pays et de multiples politiques solidaires et sociales. Ils sont bien gérés, vecteurs d’innovation, de développement économique, social et environnemental, ils sont parmi les premiers défenseurs de l’emploi. Leur meilleure santé est un facteur déterminant pour une croissance retrouvée. C’est aussi, en garantissant leur libre administration, un élément essentiel d’une vraie décentralisation.

C’est pourquoi, nous marquons notre réprobation sur la teneur des différentes informations qui parviennent, lettres de cadrage du Projet de Loi de Finances, cour des comptes, déclaration de Madame la Ministre de la réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction Publique… Celles-ci font état du maintien du gel des dépenses de l’Etat, d’une réduction supplémentaire des dépenses publiques. Vous-même, Monsieur le Premier Ministre, dans votre discours devant les députés, en appelez à ce que « l’Etat et les collectivités locales mènent une action plus lisible, plus efficace et moins coûteuse, en finissant avec les doublons administratifs. ». Monsieur Cahuzac, Ministre délégué au budget n’a pas démenti l’effort qui sera encore demandé aux collectivités en laissant entendre un nouveau gel de leurs dotations.

Nous ne pouvons également accepter les annonces de votre gouvernement portant sur le non remplacement d’agents partant à la retraite dans la Fonction publique hors ministère de l’Education, de la Justice et de l’Intérieur, décisions qui frapperaient encore les collectivités et la qualité du service public rendu aux populations. Dans votre discours du 3 juillet, vous avez dit vouloir refuser l’austérité et vouloir le retour de la croissance. Nous partageons ce point de vue. Mais est-il possible de concilier efficacement une politique qui poursuivrait cette réduction des dépenses publiques mettant à mal les collectivités territoriales et les services publics, avec une politique de croissance utile ? Nous ne le pensons pas.

Le pacte de croissance arraché à Madame la Chancelière Angela Merkel, est certes un pas en avant. Mais il est loin en l’état de prendre le dessus sur le TSCG c’est-à-dire le pacte budgétaire contenant la « règle d’or » imposant une austérité renforcée aux Etats au mépris de leur souveraineté. L’ANECR demande avec force et solennité que le TSCG fasse l’objet d’une consultation du peuple par référendum.

Il est très important de prendre appui sur les collectivités pour sortir de la crise, ce qui suppose de les sortir des difficultés financières qui les frappent et qui touchent durement les populations. Il est efficace dans ce sens de rétablir un impôt économique lié au territoire et à l’emploi, d’en élargir l’assiette. Une taxation des actifs financiers des entreprises rapporterait également plusieurs dizaines de milliards tout en décourageant la spéculation.

Ces mesures, et d’autres, sont de nature encore une fois à garantir le principe de libre administration des collectivités, qui, avec la préservation de la compétence générale pour tous les niveaux institutionnels, est la condition de tout approfondissement de la décentralisation. Dans les territoires, aux cotés de leurs concitoyens et dans les lieux de concertation comme les Etats-généraux du Sénat au mois d’octobre, les élus communistes et républicains agiront dans ce sens, avec la volonté que le changement tant attendu par les populations voie le jour. Nous vous prions, Monsieur le Premier Ministre, de recevoir l’assurance de notre très haute considération.


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Dominique Adenot,

Président de l’Association Nationale

des Elus Communistes et Républicains.

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 20:48

Ce 8 juillet 2012, Angela Merkel et François Hollande ont célèbré à Reims les 50 ans de la réconciliation franco-allemande. Après deux guerres mondiales, l’Union européenne a été construite au nom du « plus jamais ça ». Désigner les Grecs comme les boucs émissaires de la crise européenne est loin d’être un acte de solidarité européenne, mais est plutôt un acte de guerre sociale.http://dessinsdepaf.files.wordpress.com/2012/07/imgmerkollande-en-vacances2.jpg

Aujourd’hui, les politiques d’austérité - similaires aux politiques déflationnistes menées dans les années 1930 - ont déjà jeté un jeune sur deux au chômage dans les pays d’Europe du Sud. Elles accentuent la récession et la crise sociale partout en Europe tandis que sont désignés comme boucs-émissaires de la crise les immigrés et les « PIGS » littéralement, « porcs » en anglais qui désignent les quatre pays de l’Union européenne : Portugal, Italie, Grèce et Espagne... (« Spain », en anglais).

Le Pacte budgétaire préparé par N. Sarkozy et A. Merkel, dont la ligne principale est l’austérité pour les peuples, que l’Allemagne a déjà ratifié et que François Hollande veut maintenant adopter tel quel (en dépit de ses promesses électorales) va renforcer ces politiques et étendre leurs dégâts sociaux et démocratiques. Leur objectif est de faire payer la dette à la majorité de la population alors qu’elle est illégitime, car elle n’est rien d’autre que le résultat de cadeaux faits aux plus riches et au sauvetage des banques.http://www.republicain-lorrain.fr/fr/images/B68B051C-9740-4AA6-AC8E-B80125546AC6/LRL_03/le-couple-franco-allemand-par-plantu.jpg

Pourtant, en Allemagne et en France, des voix s’élèvent, de plus en plus nombreuses, pour dénoncer l’aveuglement de ces classes dirigeantes, françaises comme allemandes, qui mènent la zone euro et l’Europe à une catastrophe annoncée. Ces voix s’unissent et travaillent, avec les forces progressistes de toute l’Europe, à refonder l’Union européenne sur des bases solidaires et démocratiques.

C’est le sens de l’action commune qu'ont mené plusieurs organisations françaises et allemandes à Reims ce 8 juillet au matin.

 

 

Organisations signataires de cet appel: Amis de la Terre, ATTAC, CADTM Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, LDH Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement de la Paix, M’PEP Mouvement Politique d’Education Populaire, CGT, FSU, Union syndicale Solidaires, soutenues par Front de Gauche (PCF, PG, Convergences et Alternative, Gauche Unitaire) et le NPA.

Et la participation des organisations nationales ATTAC France et ATTAC Allemagne.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 12:26

Adrienne Horvath, ancienne députée du Gard (1978-1986) et maire de Saint-Martin-de-Valgalgues (1977-1989) est décédée.

Née en 1925 en Indochine, aujourd’hui au Vietnam, Adrienne Horvath était une grande figure locale, qui s’est investie dans toutes les luttes sociales de son temps.http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/biographies/photo/jpg/3862.jpg

Adrienne Horvath avait succédé au parlement à Roger Roucaute le maire d'Alès en 1978. Le Gard fut à cette époque l'un des rares départements de France à être uniquement représenté par des députés communistes durant cette législature, puisqu'outre Adrienne (sur la 3e circonscription), les autres députés étaient : Emile Jourdan (maire de Nîmes) sur la 1er, Bernard Deschamps sur la 2e (dans laquelle se trouvait alors notamment Bagnols et Beaucaire), et Gilbert Millet sur la 4e alors adjoint au maire d'Alès. 

 

Adrienne est partie à l’âge de 87 ans, plongeant sa famille, ses camarades et ses administrés dans la tristesse.

Les camarades du Gard Rhodanien s'associent à la peine de la famille et des militants qui ont travaillé à ses côtés.

Martine Gayraud secrétaire fédérale des communistes gardois nous a fait parvenir le communiqué ci-dessous :

"C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès d’Adrienne HORVATH, Députée PCF de la 3ème circonscription du Gard de 1978 à 1986 et Maire de Saint Martin de Valgalgues de 1977 à 1989.

La fédération du Gard du PCF assure sa famille et tous ceux qui l’ont connue et aimée, de notre soutien en ces moments si douloureux. Nous n’oublierons pas la femme politique qui a su marquer l’histoire de notre département par ses nombreux engagements. Alors qu’il est encore si difficile pour les femmes de trouver leur place en politique, elle a permis d’ouvrir le chemin pour d’autres générations de femmes qui poursuivent aujourd’hui le même combat.

Au nom de la fédération du PCF du Gard et de tous les communistes Gardois, nous tenons à lui rendre hommage et à adresser à son époux, ses enfants et petits enfants, nos plus sincères condoléances".

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 16:24

Mêmes causes, mêmes effets ?

 

Comme partout en Europe, le système ferroviaire intégré de la Société des Chemins de Fer Belges va s'effacer, malgré l'absence de démonstration des atouts d'une organisation pensée pour satisfaire à la doctrine de concurrence. Pourtant, les résultats ne semblent pas incontestables :

http://trends.levif.be/economie/actualite/entreprises/sncb-les-5-rates-de-la-liberalisation-du-rail/article-4000117004452.htm

 

Alors que des questions se posent sur l’accident le 15 mai dernier de Godinne (les effets de l’organisation ferroviaire en Belgique ?) : 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/1447629/2012/06/01/L-accident-de-Godinne-cause-par-un-troisieme-train.dhtml

 

Dans le même temps, au Parlement Européen, ça continue sans trop de questionnement et les députés ont voté le rapport de Deborah Serrachiani (SetD italienne) sur l'espace ferroviaire unique européen au Parlement européen ce mardi 3 juillet 2012

Pour en savoir plus :

http://europa.eu/legislation_summaries/transport/rail_transport/tr0041_fr.htm

 

Si vous manquez de temps, NOSTERPACA vous livre ce petit extrait du rapport de Deborah Serrachiani (SetD italienne) :

"…. L’ouverture des marchés ferroviaires nationaux à la concurrence transfrontalière constitue une étape majeure sur la voie d’un espace ferroviaire européen intégré. Par la révision de la législation de l’UE sur l’accès au marché ferroviaire, la Commission entend lever les obstacles à une concurrence équitable. L’approche protectionniste de certains opérateurs bien établis et de la gestion collusoire de l’infrastructure ferroviaire entravent toujours la concurrence entre entreprises ferroviaires. Les nouveaux opérateurs qui pénètrent un marché continuent de se heurter à des discriminations pour obtenir l’accès à l’infrastructure et aux services ferroviaires, qui sont souvent détenus et exploités par l’entreprise ferroviaire bien établie …."

 

Quelques réactions de députés européens :

Gilles Pargneaux pour la DÉLÉGATION SOCIALISTE FRANÇAISE AU PARLEMENT EUROPÉEN (S&D). – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, un espace ferroviaire unique européen, voilà une belle politique d’intégration européenne. Voilà une belle politique où la construction européenne est au cœur des préoccupations quotidiennes des Européennes et des Européens.

Trop souvent décriée parce qu’en panne, l’Europe, enfin, par cette directive, montre la voie d’une grande politique des transports durable et ouvre le champ d’une grande politique d’investissement ferroviaire pour l’emploi.

Je me réjouis des principales mesures prises dans l’organisation du réseau ferroviaire: la mise en place de régulateurs nationaux dans chaque État membre, la création d’un contrat multiannuel d’investissement de cinq ans stipulant ainsi les engagements de financement de l’infrastructure ferroviaire, mais je me réjouis aussi de la mise en place d’une transparence des flux financiers entre les gestionnaires et les opérateurs dans le cadre des entreprises intégrées, le rappel à l’accès non discriminatoire à certains services et, enfin, je me réjouis de la confirmation, voulue par les parlementaires européens, de certaines garanties, en particulier sur le plan social, par exemple l’absence d’une référence au service minimum ainsi qu’au dégroupage total entre les gestionnaires et l’opérateur.

Mais permettez-moi d’évoquer une exigence: que l’on arrête d’envisager, notamment de la part de la Commission européenne, la libéralisation du secteur ferroviaire comme seul horizon stratégique pour le développement d’un espace ferroviaire unique; que l’on décide ainsi d’une stratégie européenne d’investissement intégré favorable à l’emploi en Europe.

Aussi, je voudrais, pour terminer, vous poser une question, Monsieur le commissaire Kallas. Trois jours après le Conseil européen des 28 et 29 juin, après la validation d’un pacte de croissance de 120 milliards d’euros pour relancer l’économie européenne, notamment par l’investissement dans les infrastructures, pouvez-vous nous indiquer, Monsieur le Commissaire, de quelle somme le secteur ferroviaire européen est-il susceptible de bénéficier dans le cadre de ce pacte de croissance

 

De leur côté Marie-Christine Vergiat et Jacky Hénin - députés européens Front de Gauche ont publié ce communiqué :

« Décidément rien n'y fait,

Comme des sourds ignorants le point de vue des citoyens européens et de ceux et de celles qui se dévouent envers et contre tout pour le service public,

Comme des aveugles faisant fi des dégâts déjà perpétrés par les libéralisations successives, le Parlement européen a une très large majorité, continue encore vers la libéralisation totale du rail et le démantèlement des services publics ferroviaires au seul nom de la concurrence libre et non faussée.

Peu importe l'intérêt des usagers.

Peu importe que le prix des transports ferroviaires ne cessent d'augmenter.

Peu importe que le nombre d'accidents ferroviaires se multiplient.

Peu importe qu'au lieu de garantir l'accès de tous à ce mode de transport on réduise le maillage du rail, les services, on allège les contrôles de sécurité et on pressurise les salariés.

Peu importe que ces politiques fassent de plus en plus passer le transport des marchandises du rail vers la route avec les conséquences écologiques que l'on sait.

Oui, peu importe, pourvu que les parts de marché de certains s'accroissent et que les profits de certains s'enflent.

Voilà la triste réalité de cette Europe qui décidément n'en finit pas de creuser sa propre déroute.

C'est maintenant aux salariés et aux usagers de dire leurs mots.
Ils peuvent compter sur les députés du Front de Gauche au Parlement européen. »

 

D'après le blog :NOSTERPACA agit en faveur de transports publics fiables, performants, efficaces

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