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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 07:46

Redécouvrons une femme combattante dont l'histoire tragique est résumée ci-dessous. Aujourd'hui dimanche 3 juin une marche "Emilienne Marie Mopty" est organisée dans le Pas de Calais et Jean-Luc Mélenchon y participera. Rendre hommage à cette femme aujourd'hui c'est une occasion de retrouver la culture ouvrière, la mémoire des luttes de nos anciens, c'est aussi redonner de la fierté aux ouvriers et employés d'aujourd'hui. C'est une forme d'antidote au renoncement qui nous envoie dans les bras des idées nauséabondes du FN. Voilà ce que dira sans doute Jean-Luc Mélenchon et tous les participants à cette marche "Emilienne Mopty".

En ce jour de la fête des mère, ayons une pensée pour Emilienne mais aussi pour toutes les femmes (mère ou pas). http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/image/MemCit/Greve_mineurs/Mopty.jpg

 

Émilienne Marie Mopty est une résistante française de la Seconde Guerre Mondiale. Émilienne Marie Wantiez est née le 29 octobre 1907 à Harnes et a été décapitée le 18 janvier 1943 à Cologne par l'armée nazie.

Femme de mineur, elle habite la cité du Dahomey à Montigny-en-Gohelle, près de la fosse no 7 - 7 bis de la Compagnie des mines de Dourges. Militante communiste, ses premiers engagements politiques se font lors des grèves de 1933-1934.

En 1941, elle est en tête des femmes de mineurs dans la grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais. Elle rejoint ensuite le réseau de Charles Debarge. Elle est arrêtée en septembre 1942, torturée puis décapitée dans la cour de la prison de Cologne le 18 janvier 1943 par l'armée nazie.

Une vidéo hommage (et en musique) à Emilienne Mopty et à toutes les femmes qui ont lutté, luttent aujourd'hui et lutteront demain.

 


 
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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 06:05

En ce premier juin s’est tenu le meeting  du Front de Gauche aux Législatives à Bagnols sur Cèze. Un parterre nombreux dans lequel on a pu apercevoir de la jeunesse était venu entendre le candidat Charles Menard et sa suppléante Laurette Bastaroli  le duo composé par le Front de Gauche pour défendre ses couleurs sur la Troisième Circonscription du Gard.

C’est en musique que s’est ouvert ce meeting. Des militants accompagnés à la guitare reprenaient une chanson de Claude Nougaro « Amstrong » mais les paroles avaient été revisitées. On aura notamment entendu le premier couplet « Citoyennes, citoyens Ecoutez-nous bien Remportez les élections c’est notre ambition ». Après ce moment convivial et culturel Michel Tortey secrétaire de la section communiste du Gard Rhodanien qui jouait les « monsieur Loyal » remerciait les participants. Il donnait la parole à Pierre André viticulteur à Laudun qui a porté avec conviction et émotion la question de la petite paysannerie, une agriculture familiale à visage humain, respectueuse des hommes et de l’environnement. Reprenant à son compte le slogan du Front de Gauche « l’humain d’abord », Pierre André a su développer des arguments forts pour défendre sa profession.  Ce fut ensuite au tour d’Elian Cellier (militant culturel) de prendre le micro. Citant Abraham Licoln dans la formule célèbre « Si vous trouvez que l’Education coûte cher, essayez l’ignorance », Elian Cellier a voulu convaincre de l’importance de la Culture élément souvent négligée mais au combien important. Insistant sur les particularités locales (musée, patrimoine architectural, langue…) il a démontré aussi l’intérêt économique pour un territoire que représente le secteur culturel et l’attractivité sur une région que cela peut induire. meeting 1er juin 2012 Bagnols2

Le micro est passé ensuite dans les mains de Gérard Revol ancien député-maire de Bagnols sur Cèze, un soutien de poids à la candidature Menard-Bastaroli. Rappelant les liens anciens qu’il avait avec les candidats, Gérard Revol a évoqué ensuite  le rôle du député. Se souvenant de ces nombreuses années de militantisme et d’engagement au PS, Gérard Revol a parlé de son entière liberté aujourd’hui qui fait qu’il s’engage sans arrière pensée aux côtés de Charles Menard et de Laurette Bastaroli.

 

Maintenant arrivait le moment d’entendre les candidats. meeting 1er juin 2012 Bagnols5

Laurette Bastaroli, honneur aux femmes, dans son propos a repris une partie des thèmes développés par les premiers intervenants, agriculture et culture notamment. Mais bien entendu tout le monde l’attendait sur le sujet de la semaine le TER rive droite du Rhône, elle qui, d’abord élue à la Région puis comme Présidente de l’association des usagers TER-SNCF défend ce dossier depuis des années. Les propos récents de Christian Bourquin président de la Région Languedoc Roussillon ont été très mal perçus dans Gard Rhodanien qui attend le train avec impatience que ce soit à Pont Saint Esprit, Bagnols, l’Ardoise, Remoulins, Villeneuve ou Aramon.  Laurette a réaffirmé la priorité de ce dossier et enclenché la riposte pour les jours à venir. Enfin il revenait au candidat titulaire Charles Menard de clore cette série d’interventions. Ne voulant pas faire de redites ; dans un discours bien argumenté et clair, le candidat du Front de Gauche a d’abord réexpliqué le rôle d’un député puis a passé en revue quelques dossiers relatifs au Gard Rhodanien. Complétant les arguments des uns et des autres, insistant avec plus de précision sur la question énergétique, ne la limitant pas à la thématique du nucléaire et évitant l’écueil de la caricature. Charles Menard pour ne pas faire durer inutilement les discours a développé quelques points du programme « l’humain d’abord » se réservant le droit de compléter au moment des échanges avec la salle.

Ainsi a pu débuter un débat, là encore fort intéressant où sont venues sur la table les questions de l’Education Nationale, de l’énergie et du chômage. Charles Menard confirmant les propos des différents intervenants. Des échanges qui se sont poursuivis une bonne demi-heure avant que la soirée ne s’achève encore une fois en musique. C’est sûr la mélodie de HK et les Saltimbanks « on lâche rien » que les participants ont pu poursuivre la discussion autour d’un vin d’honneur.

En ce premier juin un vent de liberté et d’espoir soufflait sur le bagnolais ce soir. meeting 1er juin 2012 Bagnols1

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 17:20
Une nouvelle mouture de la série "on va leur faire un dessin" en forme d'étude comparée entre les candidats de gauche aux Législatives. Une vision des différences qui éclaire de manière courte, concise mais très explicite.
A voir et à faire voir autour de soi.
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 07:18

Hier Jean-Marc Ayrault recevait les syndicats à Matignon. Pierre Laurent précise dans l'interview ci-dessous les décisions à prendre et l'importance d'avoir des députés du Front de Gauche. Une déclaration importante sur l'augmentation du SMIC qui va plus loin que la proposition faite le soir même par François Hollande sur France 2.

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 07:18

Le Président de la Région Languedoc Roussillon était présent vendredi dans le Gard Rhodanien venu sans doute donner un coup de main à ses amis pour les Législatives. L'occasion quand même d'entendre ses positions sur les grands projets dans le Gard Rhodanien et là....  c'est le vide ! Notamment sur la question du retour du TER sur la Rive Droite, cheval de bataille des communistes depuis des années, lutte incarnée par Laurette Bastaroli qui fut une Conseillère Régionale active sur ce dossier et qui préside maintenant l'association des usagers TER-SNCF de la Rive Droite du Rhône. photo(2)

 

Les réactions n'ont pas tardé à fuser et nous publions ici le communiqué de la Section PCF Gard Rhodanien

 

 

Lors du passage du train de démonstration les Communistes étaient à la tête d'une sympathique manifestation citoyenne, on reconnaitra sur la photo outre Jean-Claude Gayssot, Pascal Rousson (micro), Laurette Bastaroli (entre les deux), Michèle Oromi (béret rouge). Que disent les élus socialistes locaux de l'immobilisme de la Région ?

 

TER : le reniement de Bourquin

Le Président Christian Bourquin en campagne électorale PS sur notre circonscription pose la vision de sa majorité sur les enjeux du Gard rhodanien au sein de la politique conduite par le Conseil régional Languedoc-Roussillon.

Le Parti Communiste ses candidats et élus, non invités au Visiatome de Marcoule ce 25 mai, ont pris connaissance par médias interposés de cette expression et expriment leurs profonds désaccords.

Nous déplorons l'accompagnement suicidaire aux logiques libérales de compétitions stériles et dévastatrices qui repousse à la Saint Glinglin  les décisions pour notre région.

Sur tous les sujets incontournables, il a été question d'expliquer qu'aucuns n'étaient d'actualité !

Port de l'Ardoise, Rhodanienne, TER, Musée, Astrid, infrastructures, etc. ; tout est nécessaire mais que de prétextes pour ne rien faire.

Le summum étant atteint par le TER où l'ouverture à la concurrence ferait partie des solutions … RFF essore les collectivités en cédant les terrains nécessaires à l’aménagement des gares à des prix scandaleusement élevés, la SNCF annonce des coûts de rehaussement de quai prohibitifs, banques et Etat ne financent rien. Et voilà maintenant la majorité socialiste du conseil régional, reniant leurs engagements, faisant fi des sommes déjà engagées, repousse à calendes grecques la réouverture de la ligne de chemin de fer de la rive droite du Rhône aux voyageurs.

Aux élections régionales de 2008, le Front de Gauche a eu raison de ne pas partager la vision fréchiste d'accompagnement de la crise en proposant une action régionale au service de "l'humain d'abord !"

Nous savons que la population Gard rhodanienne est favorable à ce projet. Avec l’explosion du prix du carburant, la réouverture de cette ligne aux voyageurs est une nécessité pour redonner du pouvoir d’achat. Favoriser le transport en commun est un moyen de lutter contre l’effet de serre.

Nos concitoyens, dont de nombreux électeurs socialistes que nous côtoyons au sein de l’association des usagers TER-SNCF, apprécieront.

Le PCF, ses élus, fidèle à leurs engagements continueront à rassembler avec le Front de Gauche pour exiger l’ouverture de cette ligne voyageur dans les plus brefs délais. De nombreux députés Front de Gauche à l’Assemblée Nationale seront un véritable point d’appui.

632 PSE-SNC

 

 à Pont Saint Esprit on attend aussi la réouverture de la rive droite ! comme à l'Ardoise, Villeneuve-les-Avignon,

Remoulins, Aramon.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 06:50

Le Parti communiste français appelle le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à imposer un moratoire sur les plans sociaux jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale, en juin face à la menace présumée de licenciements massifs.

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, a aussi demandé au gouvernement de prendre des mesures d'urgence pour soutenir les salariés d'une vingtaine d'entreprises emblématiques en France.

Le PCF estime que les projets de plans sociaux, passés sous silence pendant la campagne électorale, se précisent avec 3.000 emplois en ligne de mire à Air France, 3.000 également à PSA-Aulnay, 3.000 encore à Carrefour, 10.000 dans toute la filière de la grande distribution.

Dans un communiqué, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, ainsi que Nicole Borvo Cohen-Seat et Roland Muzeau, présidents des groupes CRC au Sénat et à l'Assemblée citent encore Fralib, Nouvelles Frontières, ArcelorMittal, Petroplus et SeaFrance.

"Il nous paraît inacceptable que lefralib.jpg

Le PCF et le Front de Gauche soutiennent activement les Fralib

gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel français alors que les Français ont exprimé avec force leur volonté de mettre un coup d'arrêt à ce gâchis", écrivent-ils.

Outre un moratoire, le PCF demande l'inscription en priorité à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session.elus-communistes-contre-les-licenciements.jpg

Les parlementaires du Front de Gauche avaient lors de la précédente mandatures déposé une proposition de loi contre les licenciements boursiers. La lutte continue aujourd'hui, la présence d'élus Front de Gauche dans la future Assemblée Nationale sera déterminante sur ce sujet comme sur bien d'autres.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 11:33

C'était l'affluence des grands jours, lundi 21 mai, pour la conférence de presse conjointe entre Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du Parti de la gauche européenne (PGE), Jean-Luc Mélenchon, l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, et l'invité du jour, Alexis Tsipras, le leader grec de la gauche radicale et vice-président du PGE.Tsipras.jpg

Plus de 70 journalistes avaient fait le déplacement à l'Assemblée nationale, où se tenait la conférence de presse, pour écouter celui dont la coalition, Syriza, est donnée favorite aux élections du 17 juin. Sous les crépitements des flashs, Pierre Laurent a d'emblée dénoncé "les politiques d'austérité injustes qui conduisent dans l'impasse l'Europe" et appelé à "s'émanciper de la tutelle des marchés financiers" avec un rôle nouveau de la Banque centrale européenne qui prêterait directement aux Etats au même taux qu'aux banques. "Il n'y a pas de solution en Europe qui continue à s'exonérer du vote démocratique de ses peuples", a-t-il ajouté, en référence au choix des Grecs de faire de Syriza la deuxième force politique du pays avec 17,8 % des voix aux législatives du 6 mai, juste derrière Nouvelle Démocratie (centre-droit), et devant les socialistes.

"Faire preuve de réalisme"

Avec Syriza, "nous ne sommes pas identiques mais nous sommes comparables", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon, un sourire jusqu'aux oreilles. Dénonçant les menaces de sortir la Grèce de l'euro, il a appelé les dirigeants européens à "faire preuve de réalisme", les traités ne permettant pas selon lui une telle éventualité. "Il faut accepter l'idée et se préparer à comprendre que si les Grecs votent pour Syriza, c'est pour rompre avec le mémorandum, pas pour l'appliquer", a-t-il déclaré tout en soulignant "l'ostracisation" dont est victime, selon lui, M. Tsipras. "Au moins la solidarité à gauche devrait prévaloir", a-t-il conclu.

Lors de sa courte visite française, M. Tsipras n'a en effet été reçu ni par le PS ni par François Hollande. Mais il n'a pas semblé s'en offusquer, évoquant le "protocole" pour excuser le nouveau président français. "Un de nos objectifs est de forcer les dirigeants européens à regarder la réalité en face", a-t-il lancé, expliquant "qu'aucun peuple ne peut être conduit à une sorte de suicide volontaire".

"Expérimentation européenne de solution néo-libérale de choc"

M. Tsipras n'a pas mâché ses mots pour dénoncer les conséquences des plans d'austérité dans son pays. "On a l'habitude de parler des programmes d'austérité mais en Grèce, ce n'est pas un simple programme d'austérité, a-t-il expliqué. Il s'agit d'une expérimentation européenne de solution néo-libérale de choc qui a conduit mon pays à une crise sans précédent d'allure humanitaire." "Si cette expérimentation continue en Grèce, elle sera exportée dans les autres pays européens", a-t-il estimé, en dénonçant "la guerre entre les forces du travail et les forces invisibles que sont la finance et les banques".

"Il est difficile d'affronter victorieusement notre ennemi car notre ennemi n'a pas de visage, pas de programme, pas de parti et pourtant, c'est lui qui gouverne", a-t-il ajouté.Interrogé sur l'idée d'un référendum sur la sortie de la Grèce de l'euro, qui aurait été proposé par Angela Merkel, ce que Berlin a démenti, M. Tsipras a expliqué que "la Grèce est un pays souverain". "Ce n'est pas à Mme Merkel de décider si nous allons vers un référendum ou non", a-t-il ajouté. Voulant adresser "un grand message d'espoir" aux Européens, il a souhaité envoyer "aux oubliettes de l'Histoire" le mémorandum sur l'austérité pour aller vers une "refondation" de l'Europe. "Il n'y a rien à négocier dans le mémorandum car on ne négocie pas l'enfer", a-t-il conclu.

Les leaders du Front de gauche français et leur équivalent grec se sont ensuite retrouvés pour une courte réunion publique à côté de l'Assemblée nationale, devant à 300 personnes.

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 15:15

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe.

Après les résultats électoraux en France, en Grèce et en Allemagne, des millions d'européens attendent une renégociation sérieuse du pacte Sarkozy/Merkel.
Pour répondre aux attentes, elle doit compter un abandon des politiques d'austérité qui plombent la croissance et la justice sociale, un rôle nouveau de la banque centrale européenne au service d'un développement solidaire, une émancipation de la tutelle des marchés financiers.2607914893_01a17eca2c.jpg

Lundi 21 mai, sous l'égide du Parti de la Gauche Européenne, le Front de gauche aura le plaisir d'accueillir en France Alexis Tsipras, Président du Groupe Syriza au Parlement grec.


Ensemble, nous rendrons publiques nos propositions pour une réorientation sociale, écologique et démocratique de l'Europe et lancerons un appel à l'unité de toutes les forces disponibles pour agir en ce sens en Europe dans ce moment crucial.

Une conférence de presse réunissant Alexis Tsipras, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et les responsables du Front de gauche, aura lieu à 15 heures à l'Assemblée nationale. En présence de Roland Muzeau et des député-e-s Front de gauche à l'Assemblée nationale.
15h00 : 1er Bureau – Assemblée Nationale

A 18h 30, un rassemblement public se tiendra devant l'Assemblée nationale, place Edouard Hériot.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 08:45

La campagne de terrain se poursuit au Front de Gauche autour du candidat Charles Menard. Les communistes et leurs alliés au sein du Front de Gauche ont l’habitude d’être visibles auprès des gens, les distributions sur les marchés comme les réunions publiques ne sont pas rares, même en dehors des périodes électorales. Les récentes élections présidentielles ont été l’occasion de poursuivre cette présence quotidienne sur le territoire. Il n’y a donc pas vraiment eu de transition pour enclencher la campagne des Législatives. Une simple petite différence au lieu d’appeler à voter pour le candidat Mélenchon, on soutient maintenant la candidature de Charles Menard (et de sa suppléante Laurette Bastaroli).

Le pont de l’Ascension est une occasion pour les militants de faire leur travail. reunion-Connaux.jpg

La prochaine réunion publique aura lieu à Saint Nazaire le mardi 22 mai.

La précédente a eu lieu le mardi 15 mai à Connaux.

Une réunion qui a permis aux candidats Menard et Bastaroli mais aussi à Michel Tortey secrétaire de

Réunion publique à Connaux Laurette Bastaroli, Charles Menard et Michel Tortey ont répondu aux questions des participants.

la section PCF du

Gard Rhodanien d’expliquer le sens de la candidature du Front de Gauche et de développer notre programme. Ainsi après un propos introductif des questions ont été posées sur différents thèmes allant de la question du nucléaire dans notre région, des voies de communication (TER + 2 X2 voies), des conséquences d’une éventuelle augmentation du SMIC,  de la fiscalité, de la Culture jusqu’à des interrogations sur la présence militaire de la France en Afghanistan et dans l’OTAN.

Une occasion pour faire comprendre aux électeurs présents que le Front de Gauche a un programme crédible et que nos candidats sont armés pour affronter une mandature car ils sont pointus sur des questions qui sont complexes.

N’hésitez pas à aller les interpeller lors des prochaines réunions publiques ou quand vous rencontrerez des militants  et les candidats dans des manifestations diverses, contrairement à d’autres formations politiques la campagne du Front de Gauche se fait en toute transparence et en confrontation avec les électeurs. La Démocratie a tout à y gagner.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 00:34

 Ci après le rapport présenté par Olivier Dartigolles au Conseil National du 11 mai 2012.

Pour sa part Marie George Buffet, présidente du Front des luttes, dans le cadre de la discussion qui s'est ensuite engagée devait notamment souligner l'enjeu de l'élection législative et l'attente  des gens:

" .............. A la différence de 2007, dans les quartiers populaires, l'intérêt à l'égard des élections législatives est réel, on y parle 3 ème tour, de la nécessité de battre la droite aussi à l'Assemblée nationale, , d'y apporter en urgence des reformes qu'ils attendent. Aussi nous faut avoir une grande ambition,. Nous n'avons pas vocation à être un aiguillon, mais bien une force qui pèse sur les choix dela majorité de gauche. Cela nécessite d'avoir encore plus de poids, un groupe beaucoup plus important............"

 

arton1172-f36e6.jpgRapport d'Olivier Dartigolles au CN du 11 mai 2012

L'élection de François Hollande à la présidence de la République ouvre une nouvelle période politique et représente un espoir. A l'annonce du résultat, ce qui a été le plus fortement ressenti, c'est un soulagement, la fin d'une tension qui était devenue insupportable, après cinq années dont il ne faudra jamais oublier – pour ne pas avoir à le revivre - combien elles furent, pour notre pays et notre peuple, pour l'image de la France dans le monde, une période des plus sombres.
Par sa brutalité, son mépris, par la dureté des coups portés au monde du travail, par des régressions sociales et démocratiques d'un niveau rarement atteint dans l'histoire de notre République, par un véritable acharnement à diviser, à blesser, à stigmatiser, par un climat de haine et de suspicion qui a si durement mis à mal nos belles valeurs républicaines, par un abaissement moral dont l'entre deux tour de l'élection présidentielle a donné une ultime et sidérante illustration, le Sarkozysme a défiguré notre pays. Sans la moindre condition, il fallait s'en débarrasser.
Cela a été possible et réalisé par une dynamique de rassemblement à gauche. Dès dimanche soir, la bataille politique et idéologique portant sur l'analyse et l'interprétation des résultats a été lancée. Il en a été de même après le premier tour. Il ne faut pas la sous estimer car elle conditionne, pour partie, le climat dans lequel s'engage la campagne des législatives. Face aux opérations d'enfumage, qui consistent notamment à contester l'ancrage à gauche des préoccupations et des attentes d'une majorité des électrices et des électeurs, il nous faut répondre en répétant une chose simple, incontestable à la lecture des résultats et des enquêtes post-électorales : sans le Front de gauche, sans l'émergence d'une force politique nouvelle, unitaire, indépendante et autonome, sans les 4 millions de suffrages obtenus par notre candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, sans la magnifique campagne marquée par une irruption citoyenne et populaire qui a été très largement reconnue comme l'événement marquant de cette élection présidentielle, sans les propositions de notre programme, l'Humain d'abord – mot d'ordre que le peuple de la Bastille dimanche soir a accroché à son cœur pour fêter la victoire -, sans notre engagement clair et déterminé entre les deux tours, nous serions aujourd'hui à attendre la composition du premier gouvernement du second quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il faut aussi rendre hommage au mouvement social, aux syndicalistes, aux militants du mouvement associatif, qui ont participé, souvent avec beaucoup de courage, à la mobilisation pour résister pendant cinq longues années et gagner.

Dès dimanche soir, Pierre Laurent a exprimé la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy, sa majorité et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à la victoire du 6 mai. Le Parti communiste souhaite, dans l'intérêt de nos concitoyens et pour que se lève une espérance à l'échelle de l'Europe, la réussite d'une majorité de gauche face à la crise, pour en sortir, face à l'urgence sociale, pour une amélioration concrète des conditions de vie.

Si l'antisarkozysme a été le premier moteur de l'élection de François Hollande, c'est que notre peuple, avec une majorité nette et une forte participation, ne pouvait en supporter davantage. Le vote du premier comme du second tour est d'abord un vote de sanction de la politique ultralibérale, antisociale et autoritaire menée au cours des cinq dernières années. Jusqu'au dernier jour, avec la publication au Journal officiel du décret de mise en place de la TVA antisociale et de celui relatif à l’évaluation des enseignants, la majorité de droite aura accompli une bien sale besogne, qui avait pour objectif de régler définitivement son compte à notre modèle social. Les forces progressistes ne sont pas simplement aujourd'hui appelées, dans des conditions historiques bien différentes à celle de 1981 ou 1997, à un travail de reconstruction – il faudra le faire – mais bel et bien à des responsabilités et des exigences pour un nouvel élan, un projet de société répondant à une puissante aspiration au changement dans un contexte où les basculements, les mutations et les transformations sont d'une telle ampleur qu'il faut faire du neuf et pas du recyclage.
Cette introduction à nos travaux sera essentiellement consacrée aux prochaines élections législatives. Pour en préciser le niveau d'ambition, l'orientation que nous souhaitons lui donner dans le cadre d'une campagne nationale animée avec nos partenaires du Front de gauche, pour décider d'une feuille de route et des objectifs politiques que nous nous fixons, il convient de bien partir de la réalité d'un nouveau rapport de force politique issu de l'expression du suffrage universel tout en mesurant combien l'évolution de la situation à l'échelle européenne va, de nouveau, peser très fortement.

 

Un nouveau paysage national et européen.

 

En allant à l'essentiel, quelle analyse peut-on faire du vote du 6 mai ? La victoire de François Hollande est nette mais il n'y a pas eu d'effondrement de la droite, avec, au final, un score aussi serré qu’en 1981. Entre les deux tours, Nicolas Sarkozy a gagné plus de 7 millions de voix.

Depuis l'élection de 2007, le paysage électoral et politique a été profondément bouleversé. Durant cette période, pas moins de quatre nouvelles forces politiques sont nées avec l’ambition affichée de changer le rapport des citoyens à la politique : le Modem, le NPA, EELV et le Front de gauche.

Aujourd’hui, au lendemain de l'élection présidentielle de 2012, il est nécessaire d'approfondir nos analyses. Je vous présente ici un rapide point d’étape sur quelques éléments marquants de l’état du paysage politique et électoral en abordant la participation électorale, le rapport droite-gauche et le Front de gauche.
Alors que les législatives de 2007, les municipales de 2008, les cantonales de 2008 et 2011, les européennes de 2009 et les régionales de 2010, ont été marquées par les pires taux de participation de la Ve République, le 1er tour de l’élection présidentielle de 2012, sans atteindre le record de 2007, affiche une participation supérieure à celle de 2002 et de 1995. Ce résultat est d’autant plus remarquable que les médias dominants avaient annoncé un nouveau record d’abstention suite à une campagne électorale qu’ils avaient jugée décevante pour  une majorité d'électrices et d'électeurs.

Si nos concitoyens continuent à plébisciter le scrutin présidentiel alors que pour toutes les autres élections l’abstention ne cesse de croître, c’est probablement parce qu’ils pensent, à tort ou à raison, que seule cette élection leur permet de peser sur les choix politiques majeurs de leur pays.

En rassemblant au 1er tour 43,75% des exprimés - +7,31 par rapport à 2007 - , la gauche atteint son plus haut score depuis 1988, alors que la droite -hors FN- plafonne à 38,1% -, soit moins 15% sur 2007 - ce qui la remet à son niveau de 2002. Depuis les législatives de 2007, d’élection en élection, à l’exception des Européennes de 2009, la droite est en recul.

Dans le total de la gauche, le PS représente 65,44% des voix de gauche contre 71% en 2007. A l’inverse, le Front de gauche pèse pour 25,37% du total de la gauche, alors qu’en 2007, le PCF ne représentait que 5,3% des voix de gauche. La dynamique acquise par la gauche au 1er tour vient effectivement du Front de gauche, qui s’affirme comme le moteur pour toute la gauche.
Dans le prolongement du rapport présenté au lendemain du premier tour, notons qu'avec 11,1% des exprimés – 11,3% en métropole – le Front de gauche est à un score intermédiaire entre celui du PCF en 1995 (8,64%) et celui de 1981 (15,35%). Si la géographie des zones de force du Front de gauche correspond globalement à la carte du vote communiste, on observe des percées spectaculaires dans le Sud Ouest, en Alsace, à Paris où Jean-Luc Mélenchon dépasse le score de Georges Marchais en 1981. Selon les sondages, entre 17% et 21% des 18/24 ans, de 19% à 21% des ouvriers, de 12% à 16% des professions intermédiaires, de 12% à 15% des cadres, 21% des habitants en HLM auraient voté Front de gauche.

Ces données ne peuvent que nous encourager à nous fixer de belles ambitions aux législatives, tant en termes de progressions de notre pourcentage qu'en nombre d’élus.
Il nous faut être très attentif au processus de recomposition politique en cours. Un mot sur l'extrême droitisation de la droite. La séquence située entre le 22 avril et le 6 mai, cette course derrière le Front national jusqu'à le dépasser dans l'ignominie, n'est pas qu'un simple calcul électoral. Non, c'est un choix, une orientation bien réfléchie pour une grande partie de la classe dirigeante de la droite, comme c'est le cas dans de nombreux pays européens. Ce qui n'est pas sans provoquer un débat et des remous au sein même de cette droite. Cette orientation très droitière consiste à profiter de la crise, à créer un état de choc, de sidération, où l'écrasante majorité de celles et ceux qui sont les victimes de la crise sont si fortement brutalisés qu'ils sont les otages d'une rhétorique ultralibérale, autoritaire et populiste, bien rodée. Sortons des schémas datés qui présentent le vote FN comme un vote de colère. Certes, il  peut être l'expression d'un ras le bol, la manière de pousser un cri, « je crie, mais personne ne m'entend » exprime cet oublié de la démocratie dans le livre de François Miquet-Marty dont la lecture permet de mieux comprendre les mutations à l'œuvre. Reste que l'adhésion aux idées du FN dans l'opinion publique n'a jamais été aussi élevée. Sommes-nous confrontés à une droitisation de la société ? Non, tant le désir de gauche, le souhait d'issue par la gauche, se sont exprimés par le vote à la présidentielle. Mais des idées de droite continuent à peser, à progresser dans cette même société.

 

Passons aux dimensions européennes.

 

Les milieux dirigeants européens avaient inscrit depuis longtemps la date du 6 mai, second tour de l'élection présidentielle dans notre pays et scrutin législatif en Grèce, sur leur agenda.

En France, celui qui était, aux cotés de la chancelière allemande, le principal artisan du nouveau traité budgétaire et du mécanisme européen de stabilité, est sanctionné par un peuple qui a placé les questions du pouvoir d'achat, des salaires, de l'emploi, en tête des préoccupations qui ont le plus fortement motivé le vote. A Athènes, le refus des politiques d'austérité vient de faire exploser le système politique avec une défaite spectaculaire des partis membres de la « coalition d'union nationale », notamment Nouvelle Démocratie et Pasok. L'évènement de ces élections est la fantastique progression des forces de la gauche « anti-austérité », et tout particulièrement de la coalition « Syriza », le Front de gauche grec, menée par Alexis Tsipras, qui devient la seconde force politique du pays et la première à gauche. Au nom du Parti de la gauche européenne, des communistes, Pierre Laurent a salué chaleureusement ce résultat obtenu par une offensive politique sur deux terrains : d'abord celui d'une opposition totale aux mémorandums, puis à un appel à l'unité de gauche, à son rassemblement pour construire une alternative, avec des propositions précises, pour se libérer de l'emprise des banques et marchés financiers, pour réorienter la construction européenne avec une feuille de route que nous partageons avec Syriza et Alexis Tsipras, vice-président du PGE. Malgré toutes les attaques contre la démocratie et le désespoir qui peuvent conduire au vote d'extrême droite, le message politique envoyé par le peuple grec est un véritable coup de tonnerre dans le ciel européen. Le journal l'Humanité vient de relancer la pétition de solidarité avec la résistance du peuple grec. En septembre, avec le PGE, nous engagerons la grande campagne autour de la pétition citoyenne européenne. Avant le somment européen de la fin juin, nous tiendrons à Paris un grand évènement de solidarité franco-grec organisé par le PGE et le Front de gauche avec la participation de notre camarade Alexis Tsipras.
Il faut se préparer à une actualité européenne des plus brûlantes. Depuis une dizaine de jours, les déclarations des principaux dirigeants européens se succèdent, en cascade, non sans arrières pensées, dans une sorte de concours d'éloquence sur le thème de la croissance. La convocation d'une réunion informelle des chefs d'États et de gouvernements à Bruxelles dès le 23 mai prochain, un mois avant le sommet européen des 28 et 29 juin, est le signe d'une accélération du calendrier. Les grandes manœuvres sont engagées. Il faut s'y préparer.
Pour aller à l'essentiel, mais ce sujet mériterait un approfondissement de notre analyse, les plans d'austérité n'ont rien réglé et de nouveau la situation est explosive avec des risques de très fortes turbulences pour la zone euro et toute l'Union européenne. Pour tous, y compris le « modèle allemand », présenté il y a six mois encore comme l'exemple à suivre, personne n'est à l'abri d'un sérieux décrochage. Pour le deuxième trimestre consécutif, c'est le risque de récession pour Berlin. Dans un récent rapport, l'Organisation internationale du travail (OIT) alerte sur l'urgence qu'il y a de sortir du piège de l'austérité, symbolisé par le pacte « Merkozy », en s'engageant dans une stratégie de croissance et d'emploi. Sans changement de politique économique ni des critères du crédit, l'injection par la BCE dans le système bancaire européen d'un total proche de 1000 milliards d'euros de liquidités a pu, un temps, calmer les marchés et la spéculation, mais sans rien bouger aux logiques d'austérité. Cette situation absolument catastrophique se développe sur fond de récession européenne. Huit économies, dont sept en zone euro, se trouvent désormais en « récession technique » (deux trimestres successifs de croissance négative du PIB): La Belgique, le Danemark, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni. Les menaces d'une récession généralisée s'intensifient en Europe, seule région du monde à connaître une telle situation.
Voilà ce qui oblige les dirigeants européens à réagir et qui explique le débat qui vient de s'ouvrir sur la croissance. N'est-il pas opportun dans un tel contexte, de prendre appui sur ce débat, tout en ne nourrissant aucune illusion particulière, pour ouvrir une brèche, notamment sur les missions de la BCE, avec la logique de briser la spirale austérité-récession. Cette question m'amène à passer à la présentation de nos objectifs politiques pour les prochaines élections législatives.


Nos objectifs politiques pour les élections législatives des 10 et 17 juin

 

En prolongeant et en amplifiant la dynamique du Front de gauche à l'élection présidentielle, nous engageons la bataille des législatives avec une belle ambition : une progression de notre influence, franchir une nouvelle étape dans la marche en avant du Front de gauche, avec la réélection de nos sortants et des conquêtes assurant un groupe parlementaire renforcé dont aura besoin toute la  gauche.   
Préparons-nous à une bataille difficile dans un temps extrêmement court, dans un mois, c'est le premier tour. En fait, il s'agit de travailler dans deux directions, inutile de se disperser : il faut remobiliser nos électeurs après la présidentielle, renouer le fil et le contact avec eux, et gagner des électrices et des électeurs de gauche qui ont voté F. Hollande au second tour et qui veulent assurer et garantir une politique de changement à gauche avec le bulletin Front de gauche. Nous bénéficions d'un bon résultat à l'élection présidentielle avec près de 4 millions de suffrages. Sans oublier qu'un tiers des électeurs de François Hollande ont voulu assurer le coup, sensibilisés à l'argument du PS leur proposant de placer le futur président en tète des candidats du premier tour. Ils ont assuré dans les enquêtes post-électorales qu'ils auraient pu voter pour le Front de gauche. Bref, tout en mobilisant nos électrices et nos électeurs du 22 avril, nous disposons d'un espace politique bien plus large encore. La bataille sera rude. Avec une droite qui disputera la partie, avec un Front National menaçant. A gauche, le PS jouera à fond la carte consistant à donner au président les moyens de gouverner, après avoir d'ici le 17 juin pris des décrets symbolisant un changement de politique.

Quels sont nos objectifs pour les prochaines élections législatives et pour la période qui s'engage ? Nous allons proposer des marqueurs clairs pour une vraie politique à gauche de changement. Il faut de très nombreux députés qui n'aient pas la moindre hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix dernières années de droite au pouvoir. De très nombreux députés favorables au relèvement significatif du SMIC et des salaires, au retour à la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, à la relance de l'emploi industriel et les services publics. Nous voulons réussir le changement à gauche. Nous voulons donner du sens à la gauche. Nous voulons faire évoluer le rapport de force au sein de la gauche pour permettre de véritables ruptures. Nous voulons qu'une prochaine majorité de gauche à l'Assemblée nationale adopte des lois portant sur les urgences sociales, écologiques et démocratiques. Notre rapport au futur gouvernement de gauche et à sa future majorité parlementaire est simple : nous voulons obtenir des résultats pour une amélioration des conditions de vie. C'est aussi ce que demandent les organisations syndicales, comme en témoigne l'appel des syndicats enseignants qui demandent au nouveau président une « réelle rupture » et ce dès la rentrée 2012.

L'enjeu des prochaines semaines et de l'élection législative de juin consiste à laisser grande ouverte la porte du changement. A ne pas accepter un horizon rabougri. A tout faire pour qu'émergent, dans une démarche prenant appui sur le mouvement syndical et associatif, dans un processus dont le moteur doit rester l'intervention populaire et citoyenne, les solutions pour une sortie de crise.
Pour les législatives, nous proposons une campagne nationale du Front de gauche avec une coordination nationale de la campagne, du matériel national en compléments des outils de communication élaborés à l'échelle des circonscriptions.
La gravité de la crise et la possibilité d'une autre politique, une politique qui transforme et permet de vivre mieux, provoquent encore beaucoup de doute et de perplexité. Il n'y aura pas d'état de grâce mais un état de gravité. Est-il possible de faire autrement ? Avec quels moyens financiers, démocratiques, avec quelle politique européenne ? C'est à cela, dans le prolongement de la campagne d'éducation populaire menée lors de la présidentielle, qu'il nous faut répondre. Par des idées, des propositions, des solutions portées par le Front de gauche. Le Front de gauche a joué un rôle décisif dans l'élection de François Hollande, nous proposons aujourd'hui d'en faire de même pour aider la gauche toute entière à assurer et à réussir le changement.

Nous avons les grands axes de propositions de notre programme « L'humain d'abord », il faut poursuivre et amplifier la mobilisation et l'engagement militant pour élargir l'audience et l'adhésion à notre programme. Donnons des traductions concrètes à ce programme en termes de propositions de loi que défendront les députés de gauche, du Front de gauche, dans la prochaine assemblée. Donnons nos priorités sur les six prochains mois. Nous bénéficions du travail réalisé par le groupe des député-e-s communistes, républicains, citoyens et Parti de gauche tout au long de la dernière législature. Un document de synthèse présente les propositions alternatives en une dizaine de fiches : emploi, salaire, pouvoir d'achat; sécurité sociale, retraites; finances publiques; environnement, énergie; industrie, agriculture; droits, justice, sécurité; institutions; union européenne, international, défense; éducation, culture; logement. Localement, mettons sur la table les dossiers chauds. Dans les Bouches-du-Rhône, Pierre Darhéville a écrit au Président de la République en évoquant les dossiers les plus brulants de son territoire (Fralib et la SNCM jusqu’au Grand Conseil de la Mutualité et aux Roms).
Au delà de nos batailles locales, qu'ils nous faut mettre en perspectives avec les grands axes de notre programme « L'Humain d'abord »,  il nous faut rentrer très précisément dans le débat sur le niveau d'ambition à gauche.
Sans rien lâcher sur notre projet de société, soyons présents sur tous les terrains, y compris sur celui qui consiste à réagir aux propositions, aux premières décisions du nouveau Président de la République.

 

Les questions d’emploi et de salaire.

 

Je parlais de marqueurs pour une vraie politique de gauche. N'ayons pas la crainte d'entrer très précisément dans un débat de contenus qui pourrait laisser croire que nous retombons dans des schémas de type gauche plurielle avec la volonté de peser sur le PS. Non, la question se situe à un autre niveau. Des millions de gens attendent des améliorations de leurs conditions d'existence, pour eux, leur enfant. Ils veulent ne plus craindre l'avenir. Ils seront donc attentifs aux premières décisions du nouveau président de la République et de sa première équipe gouvernementale.

Prenons deux illustrations : sur la politique européenne, et sur les questions d'emploi et de salaires.

En fin de campagne, le candidat Hollande a déclaré que "l'austérité ne peut pas être une fatalité", en allant même jusqu'à déclarer qu'il œuvrerait pour la "réorientation de l'Europe pour l'emploi, pour la croissance, pour l'avenir". Cette « renégociation » du traité ne viserait pas à mettre en cause le contenu actuel du projet de traité, mais chercherait à le « compléter » par un volet sur la « croissance ». Nous connaissons les lignes du débat avec l'Allemagne, la commission européenne et de la BCE qui ne veulent pas toucher aux missions de la BCE et refusent que soit levées les politiques d'austérité, ne parlant de politique de croissance que pour plus de « compétitivité », de « flexibilité » et de réduction des dépenses publiques.

Dans un contexte où les choses s'accélèrent, comment peut-on marquer des points, obtenir des avancées ? Ne peut-on pas faire œuvre utile en aidant à faire lever les contradictions dont est porteuse aujourd'hui la ligne Hollande ? Il y a une illusion qu'il faut aider à lever : celle qui consiste à prétendre que l'on peut faire de la croissance au niveau de l'ensemble de la zone euro, tout en continuant de mettre en œuvre dans chaque pays pris isolément les orientations du pacte européen de stabilité financière et sans s'attaquer à la tutelle des marchés financiers et aux exigences de rentabilité financière contre l'emploi et la croissance réelle, alors que, pour réussir, des projets communs européens devraient être articulés avec des objectifs chiffrés et concertés de créations d'emplois. Il en va de même si l'on veut tenir sur une ambition écologique et de transition énergétique.

Mais le plus grand enjeu concerne la BCE, la création monétaire et le crédit. Nous proposons d'engager le débat là-dessus sans attendre. C'est nécessaire pour aider à diffuser plus largement nos propositions, pour réagir sur le mandat de « renégociation » du Traité par F. Hollande. Et cela préparerait d'ailleurs un futur référendum, qui est pour nous un impératif démocratique, sur le traité budgétaire.
Prenons maintenant les questions emploi et salaires.  

François Hollande a donné un premier rendez-vous aux syndicats et au patronat à la mi-juillet pour une conférence nationale pour la croissance et l’emploi. Il s’agira de discuter des «priorités» du quinquennat.

Au cours de la campagne, le nouveau président s'est prononcé pour la suppression de la TVA sociale, un « coup de pouce » au SMIC, une augmentation de l'allocation de rentrée scolaire, le blocage des prix des carburants pendant trois mois, même si M. Sapin, chargé du projet présidentiel pendant la campagne, a dit que ce blocage n'était pas opportun en l'état actuel des choses en raison de l'amorce d'une baisse des prix à la pompe, l'encadrement des loyers, une tarification progressive de l'eau de l'électricité et du gaz. Avec le Front de gauche, nous pouvons pousser à partir de cela en prenant appui sur les luttes dans les entreprises et sur la demande d'une forte revalorisation du SMIC, sans couper ce débat des questions relatives à l'emploi et à la formation. Il ne s'agit pas de s'en tenir à un simple relèvement du SMIC, puisque l'on propose une revalorisation de tous les salaires dans le cadre d'une conférence sur les salaires et l'emploi que F. Hollande lui-même a évoquée. Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a atteint 2,8 millions fin mars en métropole (3,1 millions pour la France entière). Au total, avec ceux exerçant une activité réduite, la France compte 4,5 millions de demandeurs d’emploi (+6% en un an).

Le nouveau gouvernement, il faut bien mesurer cela, va être très rapidement confronté à la conjoncture avec la menace d'une récession, y compris en France, la poursuite de l'aggravation du chômage, notamment chez les jeunes et les seniors, et le risque d'une explosion des licenciements après plusieurs mois de demande de rétention des « plans sociaux » par Sarkozy pour cause de campagne électorale. Dans l'immédiat des problèmes  très importants vont ressurgir sur les dossiers prétendument « réglés » ou laissés en souffrance  par Sarkozy: Lejaby, Fralib, Pétroplus, SNCM, Arcelor... sans parler des gros dossiers sectoriels comme celui de l'industrie automobile ou celui de la construction navale.
Le nouveau président a proposé : des contrats de génération avec baisse des cotisations sociales patronales, des contrats d'avenir « pour faciliter l'insertion des jeunes dans l'emploi(,,) en priorité dans les quartiers populaires », 60 000 emplois dans l'éducation nationale, mais à budget constant, c'est à dire au prix de la suppression de 60 000 emplois ailleurs dans les services publics, la mise en place de « la sécurisation des parcours professionnels » , mais avec « le financement de la formation concentré sur les publics les plus fragiles, les moins formés et les chômeurs », ce qui paraît très restrictif, un « coup d'arrêt à la procédure de RGPP et à l'application mécanique du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux » et lancement, dés 2012, d'un « cycle de concertation syndicale avec les organisations de la fonction publique ».

Là encore,  on peut s'inscrire dans une bataille constructive avec notre programme, nos propositions de loi, je pense par exemple, puisqu'il est beaucoup question des jeunes, à la proposition de loi cadre, déposée en décembre dernier par Marie-George Buffet, visant à  permettre aux jeunes de prendre en main leur avenir, ou encore à la sécurisation des parcours professionnels ; à un droit de veto suspensif des CE et des délégués du personnel sur les décisions de suppression d'emplois des patrons et un droit de contre-proposition ; à l'interdiction des « licenciements boursiers », particulièrement si l'entreprise qui licencie verse aussi des dividendes. Nous avons de quoi dire.
Il est indispensable d'avancer sur l'idée de la concertation syndicale sur la fonction publique, les services publics, leurs missions au service de toute la population en mettant en avant la nécessité de faire progresser l'emploi public et pas seulement dans l'éducation nationale.

La réforme fiscale et financière est, sans doute, l'un des enjeux les plus cruciaux et celui sur lequel les désaccords avec F. Hollande sont les plus nombreux. Nous pouvons, sur ce chantier particulièrement, nous inscrire dans une confrontation là encore positive de propositions pour faire gagner en cohérence et en efficacité les dispositions qui seront adoptées afin d'être à la hauteur des attentes populaires et des défis de la crise. On peut mettre en avant les exigences exprimées dans la tribune des économistes, soutien du Front de gauche ayant appelé à voter au second tour pour F. Hollande.

 

« On compte sur vous »...

 

Quand des personnes nous disent « on compte sur vous » – nous l'avons souvent entendu –  ils expriment bien des choses. On compte sur vous, les communistes, le Front de gauche, pour continuer à nous donner de l'espoir. On compte sur vous pour continuer à faire du neuf à gauche et en politique avec le Front de gauche. On compte sur vous, aussi, pour prendre vos responsabilités dans la nouvelle période qui s'ouvre. Ils nous disent aussi «  ne nous laissez pas tomber ». Tout cela nous place devant de grandes responsabilités. Il faut à la fois ne pas décevoir et n'alimenter aucune illusion qui pourrait très vite se retourner contre nous. Notre ambition est la mise en œuvre du programme l'Humain d'abord tout en étant présents, disponibles, sous la forme dont décideront les communistes lors d'une conférence nationale après le second tour des élections législatives, pour aider à tout ce qui pourra aller dans la bonne direction.
De la composition de la future majorité de gauche à l'Assemblée nationale dépendra la qualité des lois qui y seront votées. Tout au long de sa campagne, François Hollande n'a cessé de répéter qu'il ne changera pas son programme. Mais le nouveau président est aujourd'hui face à un désir de vrai changement progressiste. Il devra en tenir compte d'une manière ou d'une autre.
Un groupe du Front de gauche largement renforcé, en lien avec les mobilisations populaires, les luttes, les assemblées citoyennes, sera un atout déterminant. Nous visons la réélection de tous les sortants communistes, apparentés, PG et FASE, et l'augmentation de ce nombre en plaçant le candidat Front de gauche en tête de la gauche dans plusieurs dizaines de circonscriptions. Dans certaines de ces circonscriptions où le danger de triangulaire menace la gauche, nous faisons la proposition de conduire le combat au nom de toute la gauche.
Concernant le danger FN aux prochaines législatives, nous sommes en discussion avec le PS et les Verts à propos d'une quarantaine de circonscriptions où le risque est réel d'une élimination de la gauche au premier tour. Nous serions souvent dans ces circonscriptions devant un choix tragique  entre le candidat de droite et celui de la droite extrême. Nous cherchons donc à aboutir à un accord au cours de ce week-end. Nous avons la responsabilité commune de ne pas priver l'électorat de gauche de la présence d'un candidat de l'une des formations de gauche. Au cours de l'élection présidentielle, nous nous sommes sentis bien seuls dans ce combat contre le FN. C'est pourquoi, en faisant respecter la place de chaque formation, nous sommes prêts bien évidemment à prendre toutes nos responsabilités. Nos valeurs et nos combats nous placent en première ligne de cet affrontement.

Concernant Jean-Luc Mélenchon, notre candidat commun à l'élection présidentielle,  sa présence dans la bataille des législatives participera à la dynamique politique et collective.  Plusieurs possibilités ont été examinées, en relation à nos fédérations. C'est le cas de Hénin-Beaumont où la gauche a rassemblé 60% des voix le 6 mai, une gauche qui a besoin de faire du neuf, mais où la présence de Marine Le Pen et de sa propagande, relayée un peu trop complaisamment encore, prétend s'approprier le vote ouvrier. Consultés par le secrétaire national du Parti, Pierre Laurent, les camarades de la circonscription et notre candidat Hervé Poly estiment que cette candidature permettrait de relever le défi pour la gauche dans le cadre d'une campagne où les questions sociales seront très présentes.

Nous sommes candidats à faire réussir la gauche, donc à dire ce que nous croyons juste et ce qui ne va pas, à le dire avec les citoyennes et les citoyens, car la gauche ne saurait gouverner sans le peuple. Prenez le pouvoir, c’est d’autant plus d’actualité que Sarkozy est parti.

Notre engagement lors de l'élection présidentielle a été clair et il a été entendu: nous ne participerons pas à un gouvernement qui n'aurait pas sur sa feuille de route une rupture avec les politiques d'austérité, une alternative de progrès aux logiques inscrites dans le nouveau traité budgétaire européen qui conduisent à l'échec. Le nouveau traité n'est pas seulement une impasse tragique pour l'Union européenne, il est aussi une camisole de force qui ne permettrait pas la mise en œuvre d'une véritable politique de gauche à l'échelle de notre pays.

Sitôt passé le deuxième tour des élections législatives, nous aurons tout de suite à évaluer la nouvelle situation politique et les nouveaux rapports de forces politiques, à évaluer aussi de l'évolution des choses autour du traité budgétaire européen,  à décider de notre positionnement  et de nos initiatives dans ce contexte ; nous aurons également à répondre à la question d’une éventuelle participation au  nouveau gouvernement que François Hollande et le premier ministre composeront au lendemain des élections législatives.

Nous avons décidé, vous le savez, lors du dernier Conseil National, de consulter les communistes et d’organiser sur cette question une Conférence Nationale ; il est évident que cette consultation devra se tenir dans des délais très rapides, au tout début de la semaine qui suivra le deuxième tour.

 

Le processus pourrait  donc être  le suivant : le Conseil National se réunira dès le lundi 18 juin au matin, de 9h30 à 13heures : il discutera et adoptera  en fin de matinée une courte résolution précisant notre orientation et les premières initiatives de notre parti dans la situation politique nouvelle : cette résolution comportera une proposition précise sur la question de la participation de notre parti au gouvernement.

Cette résolution adoptée sera envoyée aux fédérations dès 13heures : les fédérations organiseront sur leur territoire, le lundi 18 et le mardi 19, des assemblées générales  de communistes et des conseils départementaux pour en discuter.

La conférence Nationale se réunira le mercredi 20 de 10h à 16h 30, et pourrait être suivie d’un meeting militant.

 

La conférence Nationale, pour rappel, est composée des membres du CN, des parlementaires (dont nous espérons qu’ils seront particulièrement nombreux à l’issue des législatives) et de délégués des fédérations désignés par les conseils départementaux. Une répartition des délégués, avec leur nombre par  fédération, sera  envoyée dans les tous prochains jours ; les Conseils départementaux pour tenir compte des délais très courts et pour des raisons pratiques évidentes, sont invités à les désigner avant le 18 juin pour pouvoir organiser dans les meilleures conditions  possibles cette conférence.
Après les élections législatives, il nous faudra établir le bilan de la séquence électorale tout en réfléchissant à la manière de donner un nouvel élan au Front de gauche, une nouvelle feuille de route avec des objectifs précis, un haut niveau d'ambition tant sur les contenus de nos batailles politiques que sur notre conception du rassemblement, des mobilisations. Une chose est sûre, nous avons tout à gagner à ne pas nous fixer des plafonds, des limites. Tout à gagner à ne pas renvoyer à plus tard ce qui doit nous mobiliser dès à présent. Tout à gagner « à aller à l'idéal et de comprendre le réel », selon la belle formule de Jaurès. Tout à gagner pour les élections législatives du mois prochain en étant les plus rassembleurs pour assurer et garantir à la gauche les moyens de réussir le changement.

 

A toutes et tous, bonne campagne.

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