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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 09:17

L'association nationale des élus communistes et républicains vient de faire un communiqué à propos de la réforme du scrutin départemental. Cette réforme qui devrait remplacer la réforme voulue par Sarkozy et son équipe concernant le conseiller territorial n'a pas que des avantages.

Avec un « binôme de candidats », la parité serait certes respectée, mais le pluralisme subirait un nouveau revers important.

Une fois encore, le gouvernement actuel ne met pas en place des réformes plus démocratiques mais des structures qui favorisent l’alternance sans alternative possible.

Ci-dessous le communiqué de l’ANECR

Tout en rejetant  l’instauration du conseiller territorial que voulait le gouvernement précédent -et nous approuvons ce rejet-  le gouvernement souhaite faire adopter rapidement un projet de loi visant à instaurer l’élection d’un binôme de candidats de sexe différent dans des cantons dont le périmètre serait doublé et le nombre divisé par deux.

Si la parité entrait dans les conseils départementaux,  le pluralisme régresserait encore  avec le type de scrutin proposé.

En effet, les deux élus sur un nouveau territoire unique seraient de même sensibilité, alors que sur ce même périmètre il peut y avoir actuellement deux élus de sensibilités différentes.

Ce nouveau mode de scrutin, doublé d’un redécoupage cantonal, serait donc le vecteur d’un bipartisme renforcé,  d’une nouvelle régression démocratique.

Aussi nous réaffirmons  notre proposition d’étendre la proportionnelle à l’ensemble des scrutins, et donc à l’élection départementale, seul mode électoral qui peut permettre d’assurer à la fois le respect du pluralisme et la parité, deux principes essentiels sans lesquels il n’est de lutte efficace contre la grave crise démocratique que connaît notre pays.

Nous regrettons le refus du gouvernement d’entendre cette proposition, d’autant que pour toutes les autres élections locales, ce mode de scrutin est mis en œuvre.

Pourquoi en outre cette exception, alors même qu’il est envisagé d’ouvrir en partie les élections législatives à la proportionnelle ?

Concernant les élections municipales et des délégués communautaires, il est prévu dans le même projet de loi deux dispositions importantes.

La première est d’abaisser à 1000 habitants (contre 3500) le seuil au dessus duquel un scrutin de liste est requis. Nous considérons qu’il s’agit d’un premier pas dans la bonne direction, c’est-à-dire dans le sens d’une citoyenneté renforcée pour les habitants des petites communes de notre pays. Ce premier pas, qui peut être poussé plus loin, va en outre faire avancer de façon importante la parité.

La deuxième mesure est l’élection au suffrage universel par fléchage des délégués communautaires.

Nous tenons à rappeler que la majorité des 20 000 élus qui avaient répondu au questionnaire des Etat généraux du Sénat au printemps 2012, s’était prononcé toutes tendances confondues  en faveur de l’élection des délégués communautaires par les conseils municipaux. Cette opinion allait de pair avec leurs  inquiétudes légitimes de voir disparaître les communes, après l’expérience de l’application de la réforme  des territoires de Nicolas Sarkozy (regroupement autoritaire des communes et intercommunalités).

Aujourd’hui l’avant projet de loi de l’acte 3 de la décentralisation accentue ces inquiétudes: renforcement des compétences transférables des communes au sein des intercommunalités, transfert très important des compétences des communes vers les  eurométropoles  et les communautés métropolitaines.

Dans ces conditions, nous alertons sur le fait que l’élection par fléchage des délégués communautaires risque de contribuer à effacer le rôle des communes, en faisant disparaitre la notion de délégation de compétence des communes vers leur intercommunalités, au profit d’un partage de compétences entre ces deux structures. Cela tend également à déprécier les « intercommunalités de projet », fondées sur la coopération et le choix librement consenti des communes. Notons aussi qu’avec ce mode de scrutin, les conseillers communautaires ainsi élus n’auraient plus de compte à rendre aux conseils dont ils sont membres.

En outre l’élection par fléchage pose un certains nombre de questions s’agissant de ses dispositions propres : Qu’en est-il du risque de cumul des mandats dans le cas d’un fléchage qui s’appliquerait sur les premiers de la  liste ? De la place des minorités ? Du processus qui s’établit entre les deux tours ?

En tout état de cause, les élus communistes et républicains, dans le débat de ces prochains mois, agiront pour que les besoins  de développement de démocratie et d’intervention citoyenne trouvent les réponses qui sont aujourd’hui indispensables, au vu de la crise aigue de la représentation. Dans ces réponses, il apparait inimaginable de ne pas voir émerger le développement de la proportionnelle,  ainsi que le rôle de la commune. Celle-ci est en effet le cadre le plus efficace pour impliquer les citoyens, y compris sur les grands projets à caractère métropolitain qui n’ont de sens que s’ils répondent aux besoins des habitants en matière de vie quotidienne et de réduction des fractures sociales et territoriales.

bernard ClémentBernard Clément (maire de Domessargues) président gardois de l'association départementale des élus communistes et républicains.

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 03:25

Ce mercredi, André CHASSAIGNE, est intervenu à l'Assemblée nationale, au nom du groupe Front de Gauche, en interpellant le ministre Arnaud Montebourg, pour réclamer la prise de pouvoir de l'Etat dans la sidérurgie. Cette intervention et ces propositions après avoir reçuet travaillé avec une délégation de salariés de AcelorMittal avec M.DOLEZ (député PG).

 

Pierre_Laurent-424e2.jpgPierre Laurent au nom du PCF, s'est aussi adressé au Président de la République:


 Voir le texte intégral ici

 

 

 

 

La sidérurgie lorraine et, avec elle, toute la filière française de l’acier risquent de subir, le 30 novembre, un nouveau mauvais coup.

Il s’agit là d’un cas emblématique pour les défis du redressement productif du pays. Comme vous le savez, c’est à cette date que prend fin le délai de deux mois que M. Lakshmi Mittal, président du groupe ­d’ArcelorMittal, vous a concédé, le 27 septembre dernier, pour que soit trouvé un repreneur des deux hauts- fourneaux de la filière chaude. Or tout indique aujourd’hui qu’aucun repreneur ne se déclarera si la reprise ne concerne que les seuls hauts-fourneaux (...). Au-delà, comme le soulignent depuis un mois déjà les syndicats du groupe et nombre d’élus territoriaux lorrains, « la cession uniquement de la phase chaude est un non-sens ». En effet, au sein du cluster lorrain d’ArcelorMittal, elle est totalement intégrée à son aval industriel de finition à froid de Florange dont l’un des principaux débouchés est l’industrie automobile. Elle a développé d’importantes complémentarités avec les usines de Mouzon, dans la Meuse, et de Dudelange, au Luxembourg.

(...) Le PDG d’ArcelorMittal sait parfaitement que couper la filière chaude de Florange de la filière froide condamnerait une cohérence qui contribue, aujourd’hui, à limiter l’appel de la France à des productions importées, y compris celles provenant d’usines sidérurgiques contrôlées par la famille Mittal à l’étranger. Il essaye donc d’imposer ses choix à la France et à l’Europe en s’opposant à l’engagement que vous avez pris devant les Français de tout faire pour redresser l’industrie et l’emploi industriel de la France. Il ne faudrait pas, en effet, qu’au terme d’une attente de deux mois, les 628 salariés de la filière chaude de Florange, comme ceux, hier, de Gandrange, s’entendent dire que tout a été tenté pour sauver le site mais que, faute de repreneur dans les délais convenus, il va falloir se résigner à sa fermeture.

Ce scénario paraît d’autant plus probable que M. Lakshmi Mittal, qui entend garder, pour l’heure, la filière froide de Florange, a d’ores et déjà annoncé que celle-ci ne se fournirait plus auprès de la filière chaude. Dans ces conditions, se contenter d’attendre un repreneur qui peut-être n’arrivera pas revient, qu’on le veuille ou non, à laisser pourrir la situation, alors que se joue la cohérence du tissu industriel français (...).

Par cette lettre, monsieur le Président, je veux souligner l’importance de cette question de la sidérurgie pour la compétitivité de notre économie.

Il est de la plus haute importance d’entreprendre très vite une véritable action de redressement productif à Florange, contre les prédations de la finance que vous aviez dénoncées le dimanche 22 janvier au Parc des expositions du Bourget et qui, là, a bien un visage, celui de M. Lakshmi Mittal. Ce dernier se soucie comme d’une guigne de la sidérurgie française et européenne à la consolidation desquelles, pourtant, il s’était engagé à contribuer en 2006 lorsqu’il s’appropria les actifs d’Arcelor. Depuis, il a surfé sur la croissance des années 2006-2008 et utilisé d’énormes profits à se verser des dividendes, des bonus somptueux et tirer massivement sur le crédit bancaire et les aides publiques pour déployer une expansion financière internationale débridée. Arguant du ralentissement de la croissance depuis 2009, M. Lakshmi Mittal décide de mettre les hauts-fourneaux de Florange sous cocon et fait alimenter la filière froide à partir de brames d’acier transportées depuis Dunkerque. (...) Aujourd’hui, après avoir accumulé une dette de plus de 22 milliards de dollars qui a prélevé 1,8 milliard de dollars en charges d’intérêt net sur les richesses produites l’an dernier, il est mis en demeure par ses créanciers d’emprunter à des taux de 7-8 %, du fait de la dégradation de sa notation financière. Sa réponse consiste, dans la précipitation, à fermer des sites, comme récemment à Liège, en Belgique, d’où il n’a pas hésité à transférer 37 milliards de dollars vers le Luxembourg par « optimisation fiscale ». Il multiplie les cessions d’actifs pour ne garder que les plus rentables, au mépris de toute cohérence industrielle et en laissant, à chaque fois, sur le carreau des centaines de familles et des bassins d’emploi sinistrés. 
M. Lakshmi Mittal a une stratégie de gestion essentiellement financière et spéculative, achetant, débitant et revendant à la découpe des unités de production et des potentiels de savoir-faire, au gré de la conjoncture des marchés financiers. (...) On ne peut pas, on ne doit pas laisser ce financier cynique dépecer nos atouts nationaux !

En 2006, nos échanges extérieurs d’acier en volume présentaient encore un solde positif de 1,7 million de tonnes. Il est tombé à 82 000 tonnes en 2011. Le commerce avec les pays membres de l’Union européenne est au cœur de ce déclin. Toute reprise de la croissance, éminemment souhaitable, sera très consommatrice d’acier alors que la tendance est, malgré quelques écarts, à la hausse des prix depuis le début de 2002. C’est dire, si on laisse faire, les prélèvements extérieurs croissants que pourraient subir les industries consommatrices d’acier : construction automobile, ferroviaire, électroménager, agroalimentaire, construction navale et transport maritime et fluvial, production d’électricité, industrie pétrolière, bâtiment et travaux publics, emballage, outillage. En France, ce sont donc des millions d’emplois industriels, et de services associés, qui dépendent peu ou prou de la compétence et du savoir-faire des 45 000 salariés directs et des 30 000 salariés indirects de la filière sidérurgique. Celle-ci doit être considérée comme tout à fait prioritaire pour un effort de redressement productif digne de ce nom.

Votre ministre, Arnaud Montebourg, s’est fait remettre, le 27 juillet dernier, un rapport commandé à Pascal Faure sur « la filière acier en France et l’avenir du site de Florange ». Il y est souligné combien les hauts-fourneaux, l’usine d’agglomération et la cokerie d’ArcelorMittal à Florange s’insèrent de façon cohérente, avantageuse et efficace dans le cluster lorrain de ce groupe. (...) Il dénonce le fait qu’y aient été réalisés « très peu d’investissements de transformation et de croissance » depuis 2006, soulignant en contrepoint le besoin urgent d’investissements « de mise à niveau et de développement » à hauteur de 450 à 600 millions d’euros sur cinq ans.

Monsieur le Président, méconnaître une telle préconisation et se contenter d’attendre le 30 novembre conduirait inéluctablement à une mise en cause de la filière chaude de Florange mais aussi, n’en doutons pas, à celle de sa filière froide à un terme plus ou moins éloigné. Il est donc indispensable de faire tout le nécessaire pour mobiliser un financement pour ces investissements et sécuriser le débouché des productions qui en suivront. ArcelorMittal Florange est emblématique de ce qui devrait motiver un soutien de la Banque publique d’investissement (BPI) dédiée au service du redressement productif pour le début 2013.

Monsieur le Président, je vous demande solennellement de faire se réunir avant le 30 novembre tous les acteurs impliqués ou intéressés par cette affaire : M. Mittal, bien sûr, les syndicats du site et du groupe, les élus des collectivités territoriales concernées, mais aussi les représentants des PME clientes ou sous-traitantes, ceux des services et entreprises publics ou mixtes, gros consommateurs d’acier (SNCF, RATP, EDF, GDF Suez, Renault, grands propriétaires de logements sociaux, compagnies immobilières...), ainsi que les représentants de la CDC, du Fonds stratégique d’investissement (FSI) et du pool des banques d’ArcelorMittal. Il s’agirait, premièrement, de dégager un prêt à très bas taux d’intérêt pour les 600 millions d’euros d’investissements urgents nécessaires. Deuxièmement, en attendant l’entrée en phase opérationnelle de la Banque publique d’investissement, ne pourrait-on pas constituer une structure à capitaux mixtes de prise de contrôle des actifs sidérurgiques mosellans d’ArcelorMittal, avec des participations possibles de la région et d’entreprises clientes, en vue d’élargissements ultérieurs jusqu’à d’autres actifs du groupe ? On progresserait ainsi dans le sens de « l’option nationale » préconisée par le rapport Faure avec la reprise, qui peut être progressive, par un autre actionnaire de « l’ensemble des activités sidérurgiques du groupe ArcelorMittal sur le territoire français », option présentée par ce rapport comme la « plus cohérente » au plan industriel.

Il s’agirait, en même temps, d’obtenir l’engagement de la famille Mittal de continuer de faire alimenter les unités de la filière froide de Florange par les productions de sa filière chaude. Si elle l’accepte, on aiderait à une renégociation d’une partie de la dette du groupe. En cas de refus, ne faudrait-il pas la mettre en demeure de rembourser toutes les aides publiques accordées depuis 2006 ?

Simultanément, pour une politique de redressement national, il faudrait conditionner les aides du plan automobile, décidé en juillet dernier, à l’engagement par Renault et PSA d’acheter de l’acier français, comme il faudrait, en liaison avec la relance du logement social et des transports ferroviaires, que les secteurs de la construction immobilière et la SNCF soient incités à faire de même. Et on pourrait négocier une participation de ces clients majeurs au capital de la structure mixte de contrôle des actifs sidérurgiques mosellans d’Arcelor et au-delà.

En agissant ainsi pour le redressement productif de la Lorraine et du pays, on contribuerait aussi à celui de l’Europe. Sa part dans la production mondiale d’acier n’est plus que de 15 % environ, contre 27 % en 1995. (...)

Aujourd’hui l’Europe laisse s’entre-déchirer ses productions nationales en les mettant en rivalité sous prétexte de « concurrence libre et non faussée », au lieu d’organiser les coopérations permettant, chacun chez soi et tous ensemble, de les développer au sein d’une union solidaire.

Pourquoi ne pas proposer à nos partenaires européens la tenue d’une conférence sidérurgique pour une négociation sur le redressement industriel de l’Union européenne, avec les pays intéressés ? (...) Ce serait l’occasion de traiter ensemble des enjeux de financement avec, notamment, un autre rôle de la BCE dont vous-même, monsieur le Président, avez préconisé la réorientation lors de votre campagne électorale.

Dans l’immédiat, ne faut-il pas demander, pour la sidérurgie, un soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI) ? Dans le « pacte de croissance » que vous avez contribué à faire accepter par l’Allemagne, lors du sommet européen des 28 et 29 juin derniers, cette institution doit jouer un rôle majeur d’orientation des 120 milliards d’euros prévus sur trois ans. Il faut la solliciter. »

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 02:00

     André CHASSAIGNE,

     Président du groupe

Gauche démocrate et républicaine.

CHASSAIGNE.jpg

 

 

 

 

S’appuyant sur le travail collectif de la gauche, les parlementaires ont trouvé 30 milliards d'euros de marges budgétaires, sans accroitre la pression fiscale sur les couches populaires. Ses propositions sont à disposition du gouvernement. 

Est-il possible de faire autrement que de réduire la dépense publique et d’accentuer la pression fiscale sur les ménages, particulièrement dans les catégories populaires et les couches moyennes? Les parlementaires du Front de gauche en sont convaincus.

Pour preuve notamment les propositions fiscales remises par les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC), lors de leur rencontre avec le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le 8 novembre. Toutes ont été votées par la majorité du Sénat (socialistes, communistes et écologistes), au lendemain de son basculement à gauche en septembre 2011. Elles représentent près de 30 milliards d’euros et témoignent d’une possibilité: si la gauche a pu les voter hier dans l’opposition, elles peuvent d’autant plus être adoptées aujourd’hui avec la gauche au pouvoir.


Les propositions: 

  • Rétablissement complet de l’ISF à partir de 800000 euros,
  • suppression des niches fiscales abaissant le rendement de l’ISF ainsi que la niche dite « Copé »,
  • tranche supplémentaire de l’impôt de 45 % à partir de 100000 euros et non 150000 euros comme prévu dans le budget 2013,
  • augmentation de l’imposition sur les plus-values,
  • majoration de l’impôt sur les sociétés pétrolières…

Autant de propositions que, pour l’heure, le gouvernement et sa majorité ont refusé de prendre en compte dans l’élaboration du projet de loi de finances 2013.


Vote contre


Une attitude qui a amené les parlementaires du Front de gauche, faute de voir repris leurs amendements, à voter contre la loi de programmation des finances 2012-2017, et à s’abstenir sur le volet recettes du projet de loi de finances 2013. Alors que l’Assemblée nationale se prononce aujourd’hui sur la totalité du projet de budget 2013, avant son passage au Sénat, les députés du Front de gauche devraient à nouveau s’abstenir sur celui-ci.

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 23:28

Pour le député communiste au Parlement israélien, membre du mouvement Hadash : "Il ne s’agit pas seulement d’un problème entre le Hamas, Israël et l’escalade actuelle, la véritable question reste celle de l’occupation, le fait que les Palestiniens n’ont toujours pas le droit à l’autodétermination en créant leur propre État indépendant". Quel est le but recherché 
par le gouvernement israélien ?

Dov Khenin. C’est une question qui reste ouverte ! Même l’establishment israélien comprend qu’il est impossible de détruire le régime du Hamas à Gaza par une opération militaire. D’où la question de la véritable raison de l’attaque en cours. Même si le but réel était d’amener une sorte de calme dans le sud d’Israël, il faut se souvenir qu’il y a eu des opérations similaires dans le passé. Il y a quatre ans, l’opération « Plomb durci » était censée régler la question. En réalité, cela a apporté beaucoup de souffrances à Gaza, 1 400 personnes ont été tuées, des centaines de maisons ont été détruites. Et, au bout du compte, rien n’a vraiment changé. Le problème de sécurité reste entier. Il faut une fois pour toutes comprendre que la voie militaire ne résoudra pas le problème de sécurité des citoyens israéliens.

Que pensez-vous des pays qui, comme la France, 
estiment que Palestiniens et Israéliens partagent 
la responsabilité de ce qui se passe ?

Dov Khenin. Il faut considérer plus largement la question palestinienne. Il ne s’agit pas seulement d’un problème entre le Hamas, Israël et l’escalade actuelle. C’est un problème plus important et plus large. La question principale n’est pas de savoir qui tire sur Gaza ou sur le sud d’Israël. La véritable question reste celle de l’occupation, le fait que les Palestiniens n’ont toujours pas le droit à l’autodétermination en créant leur propre État indépendant. Une telle situation, évidemment, ne permet pas d’aller dans ce sens, d’arriver à un accord de paix et de mettre fin à l’escalade militaire. Voilà la question centrale. Malheureusement, l’Union européenne ne prend pas une position ferme sur cette question de la paix.

Y a-t-il un danger qu’une telle opération, par contrecoup, n’affaiblisse Mahmoud Abbas à la veille de sa nouvelle intervention à l’ONU pour réclamer un statut 
d’État observateur ?

Dov Khenin. Avant que l’opération sur Gaza ne démarre, le gouvernement avait développé l’idée de se débarrasser de Mahmoud Abbas et de l’Autorité palestinienne. Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, l’a dit ouvertement. Cette nouvelle guerre est peut-être menée pour pousser Abbas dans un certain coin politique des combats qui se déroulent dans l’arène israélo-palestinienne.

Le Parti communiste et le mouvement Hadash 
organisent des manifestations contre la guerre à Gaza. Comment êtes-vous reçus ?

Dov Khenin. Ce n’est pas facile ! Nous avons eu notre première manifestation le soir même du déclenchement de l’opération. Actuellement nous luttons contre un courant nationaliste qui se développe en Israël. Il est important que se fassent entendre des voix différentes, alternatives qui, avec le temps, reçoivent de plus en plus de soutien de la part de différents secteurs de l’opinion publique israélienne.

 


Entretien réalisé par Pierre Barbancey dans l'Humanité du 20 novembre 2012.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 23:17

       ASSOCIATION NATIONALE DES ELUS COMMUNISTES ET REPUBLICAINS.

 

 

 

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

Hôtel Matignon,

57, Rue de Varennes,

75700. PARIS

 

 

 

Montreuil, le 9 juillet 2012.

 

 


Monsieur le Premier Ministre,

Notre association a pris connaissance avec attention de votre déclaration de politique générale prononcée le 3 juillet devant les députés.

Elle a bien noté et apprécié positivement votre décision de mettre en application dans la législature le droit de vote des résidents étrangers aux élections municipales, ainsi que le non cumul d’un mandat parlementaire et l’exercice de fonctions électives locales.

Pour ces deux mesures, qui concourent à combattre la crise démocratique que connaît notre pays, vous pouvez compter sur tout notre soutien. Il en est de même pour l’abrogation du conseiller territorial.

Mais nous avons relevé l’absence dans votre propos de toute référence à l’abrogation de la réforme territoriale du 16 décembre 2010, dite réforme Sarkozy. Celle-ci a été critiquée avec force et rejetée dès le départ par une majorité d’élus. Les fédérations nationales d’élus de gauche, FNESR, FEVE et ANECR ont lutté et manifesté ensemble contre l’adoption de cette loi.

Elle introduit en effet au sein de nos institutions une logique libérale dénaturant des principes fondamentaux de notre République, comme celui de la garantie d’égalité des citoyens sur tout le territoire. Elle met à mal la décentralisation. Il s’agit en particulier de la dévalorisation du rôle des départements et des communes, la remise en cause de la libre administration des collectivités et de leur compétence générale, le regroupement forcé de communes et de groupes de communes.

Conjuguée avec l’austérité imposée aux collectivités, elle porte gravement atteinte aux capacités de service public dans les territoires et aux intercommunalités de projet. C’est pourquoi, si l’abrogation annoncée du conseiller territorial, déjà actée par un vote majoritaire au Sénat, constitue une avancée, cela ne peut suffire à effacer toutes les conséquences structurelles de cette loi de 2010.

Selon nous, avec l’acte III de la décentralisation, il faut à l’automne repartir en procédant à une remise à plat beaucoup plus complète des enjeux et des défis à relever, rompant avec les visées réductrices de la commission Balladur/Mauroy, à l’origine de la réforme. C’est ainsi que nous pourrons construire une réforme territoriale ambitieuse, répondant aux défis humains et démocratiques d’aujourd’hui, avec des services publics et des champs d’intervention publique locale élargis, véritables boucliers anticrise et vecteurs de solidarité.

De même, il est très important de rompre avec l’asphyxie financière des collectivités territoriales, mise en œuvre avec zèle par le gouvernement précédent, avec notamment la suppression de la taxe professionnelle, le gel des dotations, le transfert de charges non compensé.

Une réforme de la fiscalité locale s’impose pour redonner des moyens d’action aux communes, départements et régions. Ceux-ci sont vous le savez à l’origine de plus de 70% des investissements publics du pays et de multiples politiques solidaires et sociales. Ils sont bien gérés, vecteurs d’innovation, de développement économique, social et environnemental, ils sont parmi les premiers défenseurs de l’emploi. Leur meilleure santé est un facteur déterminant pour une croissance retrouvée. C’est aussi, en garantissant leur libre administration, un élément essentiel d’une vraie décentralisation.

C’est pourquoi, nous marquons notre réprobation sur la teneur des différentes informations qui parviennent, lettres de cadrage du Projet de Loi de Finances, cour des comptes, déclaration de Madame la Ministre de la réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction Publique… Celles-ci font état du maintien du gel des dépenses de l’Etat, d’une réduction supplémentaire des dépenses publiques. Vous-même, Monsieur le Premier Ministre, dans votre discours devant les députés, en appelez à ce que « l’Etat et les collectivités locales mènent une action plus lisible, plus efficace et moins coûteuse, en finissant avec les doublons administratifs. ». Monsieur Cahuzac, Ministre délégué au budget n’a pas démenti l’effort qui sera encore demandé aux collectivités en laissant entendre un nouveau gel de leurs dotations.

Nous ne pouvons également accepter les annonces de votre gouvernement portant sur le non remplacement d’agents partant à la retraite dans la Fonction publique hors ministère de l’Education, de la Justice et de l’Intérieur, décisions qui frapperaient encore les collectivités et la qualité du service public rendu aux populations. Dans votre discours du 3 juillet, vous avez dit vouloir refuser l’austérité et vouloir le retour de la croissance. Nous partageons ce point de vue. Mais est-il possible de concilier efficacement une politique qui poursuivrait cette réduction des dépenses publiques mettant à mal les collectivités territoriales et les services publics, avec une politique de croissance utile ? Nous ne le pensons pas.

Le pacte de croissance arraché à Madame la Chancelière Angela Merkel, est certes un pas en avant. Mais il est loin en l’état de prendre le dessus sur le TSCG c’est-à-dire le pacte budgétaire contenant la « règle d’or » imposant une austérité renforcée aux Etats au mépris de leur souveraineté. L’ANECR demande avec force et solennité que le TSCG fasse l’objet d’une consultation du peuple par référendum.

Il est très important de prendre appui sur les collectivités pour sortir de la crise, ce qui suppose de les sortir des difficultés financières qui les frappent et qui touchent durement les populations. Il est efficace dans ce sens de rétablir un impôt économique lié au territoire et à l’emploi, d’en élargir l’assiette. Une taxation des actifs financiers des entreprises rapporterait également plusieurs dizaines de milliards tout en décourageant la spéculation.

Ces mesures, et d’autres, sont de nature encore une fois à garantir le principe de libre administration des collectivités, qui, avec la préservation de la compétence générale pour tous les niveaux institutionnels, est la condition de tout approfondissement de la décentralisation. Dans les territoires, aux cotés de leurs concitoyens et dans les lieux de concertation comme les Etats-généraux du Sénat au mois d’octobre, les élus communistes et républicains agiront dans ce sens, avec la volonté que le changement tant attendu par les populations voie le jour. Nous vous prions, Monsieur le Premier Ministre, de recevoir l’assurance de notre très haute considération.


dominique-adenot.png

 

 

 

Dominique Adenot,

Président de l’Association Nationale

des Elus Communistes et Républicains.

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 11:39

Nul doute que lors de la cérémonie des voeux, le Président Nicolas Sarkozy va nous promettre un nouveau tour de vis, une austérité présentée comme remède à la crise. On connait pourtant le résultat on affaiblit les pauvres et on gave les riches. Le Front de Gauche propose d'autres voies.

Dans la vidéo ci-dessous, l'austérité est montrée de façon humoristique.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 18:18

 

Par Patrick le Hyaric, député PCF/Front de Gauche à l'Assemblée Européenne,

Directeur de l'Humanité.

M. Sarkozy et le gouvernement de droite ont une fois de plus choisi leur camp, celui des patrons contre celui des salariés. Ces derniers, chargés de la sécurité dans les aéroports, ne gagnent que 1300 euros net par mois et ont une vie coupée en morceaux par des horaires très flexibles. Depuis huit jours, après avoir en vain épuisé tous les autres moyens de se faire entendre, ils utilisent leur droit de grève pour réclamer une augmentation de 200 euros brut de leur salaire et un peu de respect et de dignité.

Le gouvernement disposait des moyens pour obliger les dirigeants des quatre sociétés privées auxquelles a été octroyée la sécurité au départ des avions, à ouvrir des négociations sérieuses et donc d'éviter ainsi le conflit en cette période de fêtes. Il a au contraire décidé de soutenir la stratégie patronale de blocage et de faire un exemple à visées politiques de son intransigeance. Et pour que le message passe bien auprès des électeurs visés, M. Sarkozy et son gouvernement ont fait donner les forces de l'ordre. Ce sont eux qui ont pris en otage l'opinion publique pour une opération politicienne alors même que le pouvoir nemanif-aeroport.jpg peut se prévaloir du droit d e réquisition pour assurer un service public indispensable, puisqu’il s’agit d’entreprises privées et que le trafic aérien est assuré convenablement. Il s’agit donc d’une violation grave de la Constitution française qui reconnaît le droit de grève à chacune et chacun pour se défendre.

Plutôt que de disserter sur une prétendue prise en otage des voyageurs, répétée en boucle par tous les ministres, certains de nos confrères seraient mieux avisés de poser quelques questions qui aideraient à la compréhension de ce qui se passe. Quelle est la situation financière des entreprises concernées? Quels dividendes reçoivent leurs actionnaires? Quels salaires perçoivent leurs dirigeants? Qui refuse de négocier ? Qui a décidé que la sécurité dans les aéroports ne relevait plus d’un service public mais d’une mission publique réalisée par des entreprises privées ? Quand un chef d'entreprise viole le droit du travail et singulièrement le droit de grève, il est condamné. Qu'advient-il quand c'est l'Etat qui est le coupable?

Rappelons que c'est la droite qui en 1996 a - au nom du respect déjà des critères de Maastricht et de la réduction des déficits publics - privatisé la sécurité des aéroports en la déléguant à quatre société privées : ICTS, Brinks, Alyzia sûreté et Sécuritas. Cette dernière a versé des millions de profits en dividendes à ses actionnaires quand elle accordait royalement huit euros annuels d'augmentation à ses salariés ! Alors que le nombre de passagers des aéroports a augmenté de près de deux millions par an, celui des agents de sécurité est resté inchangé mais avec des cadences et une flexibilité inouïes.  Ce sont eux qui font partie de la France qui se lève tôt… donc parlait un certain M. Sarkozy il y a cinq ans.Aujourd’hui, il est de nouveau en campagne électorale.

Sur tous les sujets, il divise nos concitoyens, cherchant dans ce cas précis, à opposer des salariés chargés de la sécurité du transport aérien à d'autres salariés qui demandent à voyager dans la sécurité. Jouant des effets de menton, le candidat de l'UMP veut profiter de ce conflit pour réduire encore les droits des travailleurs, notamment leur droit à se défendre, leur droit de grève contre l’arbitraire et l’injustice. Des syndicats de policiers ont dit leur désaccord. Les pilotes qui pressentent la menace le font aussi. Tous sentent bien qu'une étape vient d'être franchie à l'encontre d'un des acquis les plus précieux d'une démocratie. En pleine campagne électorale, il reprend à son compte un nouveau paragraphe du programme de l’extrême-droite. Ne laissons pas faire ! Solidarité avec les agents de sécurité des aéroports !

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 08:19

Les élites mon400px-Patrick Le Hyaric Front de Gauche 2009-03-08diales et françaises ne sont pas tant rassurées que cela. Elles ont provoqué un désordre si a mple, au cœur même de leur crise, qu’elles ne maîtrisent plus les soubresauts contradictoires qu’elles alimentent elles-mêmes.

Ainsi, ces trois agence s de notations – Moody’s, Fitch Ratings et Standard & Poor’s – qui, hier, ont été complices et actrices de la chute de la grande banque Lehman Brothers aux Etats-Unis, s’acharnent désormais à distribuer des notations pour faire flamber les bourses, tout en servant d’arguments aux pouvo irs en place pour réduire les droits sociaux et démocratiques. 

Mais elles sont contraintes de déclarer un jour que leur potion amère est nécessaire et le lendemain d’avouer que

l’austérité apporte la récession, donc l’inefficacité économique. Cette valse-hésitation est la manifestation d’une certaine peur.

Voyons ce seizième sommet européen tenu en fin de semaine dernière, deux ans après la mise en œ uvre du traité de Lisbonne, et vingt ans, jour pour jour, après celui de Maastricht. Quel aveu d’échec ! Ces traités avaient été présentés comme permettant la construction européenne. Aujourd’hui, les mêmes s’inquiètent de sa déconstruction. Les gouvernements et leurs médias ont sur-dramatisé la situation pour enfermer le raisonnement dans un seul choix possible, celui de l’austérité, interdisant  tout débat contradictoire sur les solutions alternatives. Au-delà, voyons bien l’extrême gravité de ce qui se profile : un nouveau pas dans la destruction de l’état social, de la République sociale. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont acté le contenu du pacte « Euro plus » et les six règlements que la majorité droitière du Parlement européen a voté il y a quelques semaines    (*), pour aller vers un nouveau traité encore plus antisocial.

Le maître mot est « discipline » au sens militaire. En son nom, l’élaboration des budgets des pays échappe totalement aux élus du

peuple, au profit d’une petite caste de personnalités non élues eu sein de la Commission de Bruxelles, en lien avec la Banque centrale européenne au x ordres des marchés financiers.

L’enjeu fondamental est de réduire sans cesse les dépenses publiques indispensables au plus grand nombre pour  que les plus fortunés et  le monde de la finance contribuent encore moins à la marche de la société. C’est ce qui était  déjà largement entamé avec la diminution de l’impôt sur les sociétés, la fin de la taxe professionnelle, la diminution de l’impôt sur les grandes fortunes et le bouclier fiscal.

L’ambition suprême des capitalistes est d’en finir avec nos systèmes de sécurité sociale et de retraites pour en faire des sources de profits pour le privé. Le même raisonnement est en cours à propos des services publics, avec la réduction générale des politiques publiques.

Plus fondamentalement, ce qui est en jeu derrière le vocable de « coordination des politiques économiques », c’es

t un Etat rabougri, voir vidé de sa substance sociale, démocratique et économique. C’est un Etat aliéné par des superstructures, supranationales, européennes, non élues. C’est donc une démocratie de domination qui se prépare. Ainsi, les dirigeants du monde tentent  de faire croire que les choix économiques, que les orientations budgétai res seraient, comme le temps qu’il fait, des données  dépolitisées qui s’imposent à tous, indépendamment de l’idée que l’on en a. Il n’y aurait plus à choisir. Il faudrait subir l’opulence pour les marchés financiers, et l’austérité à perpétuité pour les travailleurs et leur famille. Leur peur de la démocratie et des peuples les conduit à  un coup de force ! Seul recours qu’ils ont trouvé pour faire face au rejet désormais majoritaire de leurs choix.

Il est du devoir de la gauche d’aider à décrypter ce complexe dispositif mortifère pour que l’expression populaire se mette au niveau de l’ampleur de l’attaque. Parce que sa seule boussole ne peut être que le service de l’intérêt général et  des classes populaires, la gauche doit dire clairement qu’elle refuse de mettre en œuvre le pacte Sarkozy-Merkel. Sa vocation n’est pas de laisser entrevoir qu’il pourrait y avoir quelques vertus à regarder du côté de M. Bayrou et sa tentative de rassembler coupables et victimes dans une même tentative d’unité nationale. Il propose une cure d’austérité encore plus violente que celle du pouvoir actuel et  la droite, en réelle difficulté, pousse un projet d’union nationale pour un programme d’austérité à perpé

tuité. L’UMP estime que la crise du système capitaliste et les décisions européennes créent des conditions favorables à une union sacrée qu’elle appelle de ses vœux depuis des mois. En se retirant de la compétition présidentielle, M. Borloo  a montré la route. Le dispositif interne à l’UMP, avec ce découpage interne de « droite populaire », « droite sociale », « droite humaniste » et des « réformateurs libéraux » vise à amplifier le mouvement. Mais l’annonce de la candidature de M. Villepin montre que la tâche est ardue tant sont grands le rejet de Nicolas Sarkozy et l’aspiration au changement.

Mardi, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a enfoncé le clou en déclarant : « Au-dedes clivages, au-dedes échéances électorales, nous devons afficher une volonté politique commune pour faire accepter la discipline budgétaire ». C’est à dire la super-austérité si dure au monde du travail et de la création, si douce aux possédants, mise au service  d’une union sacrée des loups et des agneaux. Président de la République en tête, les responsables des difficultés de nos concitoyens vont dramatiser la situation pour obtenir une majorité derrière eux. M. Gu

éant a lui  la tâche, avec ses prises de positions  gluantes et nauséabondes,  de rallier  les troupes de l’extrême-droite qui dangereusement progresse dans les enquêtes d’opinion. Comment pourrait-il en être autrement avec l’insupportabl e climat des affaires touchant les deux familles politiques présentées comme susceptibles de gouverner ? L’extrême-droite est associée au pouvoir en Grèce et en Italie…pour y faire la même politique que celle de Nicolas Sarkozy.

Dans un tel contexte, le Front de Gauche ambitionne d’apporter une grande bouffée d’air pur. Depuis quelques semaines, il progresse dans les enquêtes d’opinion. Bien davantage encore de salariés, de  jeunes, de chômeurs, de créateurs, de petits entrepreneurs peuvent prendre conscience qu’il leur donne, avec son candidat Jean-Luc Mélenchon, la possibilité de modifier le rapport de forces dans le sens

de leur espoirs, pour débarrasser le pays de  M. Sarkozy, affaiblir l’extrême-droite  et permettre à une politique de réel changement de l’emporter et de réussir. Certes, cette perspective  ne rassure pas les milie

ux d’affaires. Nous si !

 

 

 

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 05:47

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a jugé vendredi 7 octobre sur Canal+ que la primaire socialiste, à laquelle il n'ira pas voter, n'est "pas l"exercice démocratique qu'on prétend". "Je suis très critique sur un système qui consiste à faire passer tout le débat politique à travers le choix des personnes", a-t-il estimé.

Pour le moment,  il "trouve l'ensemble des candidats socialistes pas à la hauteur de la situation", "je n'entends pas la politique que je souhaite". M. Laurent a admis que les six "ne disent pas tous la même chose". Par exemple "Manuel Valls, je ne suis pas d'accord avec grand-chose dans ce qu'il dit". Mais "ce qui compte, c'est le projet qui va les unir à la fin", a observé le numéro un communiste.


"J'ai choisi mon candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, son partenaire du Parti de gauche dans le Front de gauche "et donc je n'ira pas voter à la primaire", a-t-il expliqué. Interrogé sur le choix des anciens hauts responsables PCF Robert Hue ou Jean-Claude Gayssot en faveur de François Hollande, M. Laurent a commenté : "Je les trouve un peu perdus."

http://s2.lemde.fr/image/2011/01/11/540x270/1464276_3_9c4c_le-secretaire-national-du-pcf-pierre-laurent.jpg

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 16:57

A en croire Olivier Duhamel dans ces mêmes colonnes, la primaire organisée par le PS est une innovation démocratique. Je ne partage pas du tout ce point de vue pour au moins trois raisons :
1- La primaire s’inscrit dans la logique présidentialiste de la Ve République. Elle en aggrave le caractère foncièrement antidémocratique en résumant le débat au choix d’un individu à qui l’on remet les pleins pouvoirs. Le PS veut conforter ce système après François Mitterrand qui qualifiait la Ve République de « coup d’Etat permanent » pour s’y installer sitôt élu en 1981 et après Lionel Jospin qui a inversé le calendrier électoral au détriment du parlement.
Moi, je veux pouvoir voter pour en finir avec l’élection du Président de la République au suffrage universel et pour une 6e République qui donnerait le pouvoir au peuple du local au global.
2- La primaire accentue la personnalisation de la vie politique et amène à voter non pour des idées mais pour celle ou celui qui a le plus de chances de gagner. Vous appelez débats contradictoires ces longues soirées télévisées où la question est de savoir, non pourquoi il faut refuser la règle d’or, mais à quel moment il faudra l’appliquer ? Ou bien de savoir s’il faut plus ou moins contrôler les banques ? Ou bien encore quel est le degré de répression dans une politique par définition sécuritaire. ?
Moi, je veux pouvoir voter pour un projet de gauche qui rompt clairement avec le libéralisme et le populisme. Un projet qui a le courage d’affronter les marchés financiers, en créant un pôle public bancaire, en refusant les directives du FMI et de la commission européenne, pour une économie dominée non par la concurrence mais par l’humain, sa formation, son travail, sa vie et son environnement.
3- La primaire ne tire pas la leçon de la victoire historique de la gauche au Sénat : les élus locaux ont sanctionné la conception antidémocratique de la politique qui sous entend la contre réforme territoriale. Ils ont exprimé la même aspiration démocratique, décentralisatrice et participative portée par l’ensemble des Français. Ceux-ci ne veulent plus qu’une élite autoproclamée pense à leur place et agisse en leur nom.

Dans les débats des primaires, où le « je » a dominé, jamais l’idée d’une autre conception de la politique n’a affleuré. Pourtant si le rejet de Sarkozy ne suffira pas pour le battre, il faudra lui opposer un projet alternatif porteur des réponses aux aspirations populaires. Un tel projet ne peut se faire sans le peuple et la primaire est le contraire d’un débat citoyen et populaire. Elle instaure «au sommet du PS une forme d’individualisme concurrentiel bien dans l’air du temps libéral » (Rémi Lefebvre, « La primaire socialiste, la fin du parti militant »). C’est le « faites moi confiance » qui domine et non le «réfléchissons et agissons ensemble ».
C’est pourquoi la primaire socialiste, quelque soit le nombre de ceux qui iront voter est une régression de la démocratie, affaiblissant les partis politiques et accentuant l’américanisation de la vie politique française.
Or pour battre la droite, la gauche doit « contribuer à la formation d’un puissant mouvement citoyen, d’une insurrection des consciences qui puisse engendrer une politique à la hauteur des exigences » (S. Hessel et E. Morin, « Le chemin de l’espérance »).
C’est précisément la démarche du Front de Gauche qui emprunte le chemin de cette espérance et c’est pour cela que le 22 avril 2012, lors du 1e tour de l’élection présidentielle, je voterai pour son candidat. C’est ce jour-là qu’aura lieu la véritable primaire à gauche afin de répondre à une vraie question : quelle politique, quelle société voulons-nous ?culture festival d'Avignon 2011 001

Alain Hayot (animateur de la commission culture du PCF) sera à Montpellier ce samedi 8 octobre pour un débat autour des langues régionales à l'initiative du Front de Gauche.

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