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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 16:45

manif-29-janv-Pongy-Gayraud-00680--4--copie-1.jpgAprès avoir pris connaissance des premiers éléments concernant l’accident industriel survenu ce matin sur le site de Marcoule, mes pensées vont bien sur, aux victimes et à leurs familles.

Cet accident nous rappelle combien les questions de sécurité doivent être prises en compte très sérieusement et la sous-traitance bannie d’un secteur où les risques sont considérables. Renforcer la maitrise publique est un enjeu aujourd’hui fondamental, tout comme l’exigence de transparence et la mise en place d’un véritable dispositif d’information citoyenne.

Les inquiétudes légitimes qui s’expriment sur la production d’énergie nucléaire pose le besoin d’un large débat sur cette question dans notre pays.

Le PCF du Gard souhaite que toutes les informations soient données sur cet accident dans une transparence totale, dans le même temps, nous souhaitons une réunion d’urgence de la CLI (commission locale d’information des installations nucléaires de base). Nous serons vigilants et exigeants sur les réponses apportées aux populations et aux salariés de ce secteur dans les jours à venir.

 

Martine Gayraud

Secrétaire départementale PCF Gard

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:21

Communiqué de presse de Pierre LAURENT, Secrétaire national du PCF et Président du PGE (Parti de la Gauche Européenne).

 

 

Les citoyens espagnols appelés aux urnes ce week-end pour les élections locales viennent d'exprimer un fort rejet de la politique du parti socialiste (PSOE) au pouvoir. Bipartisme oblige, c'est le parti ultralibéral (PP) qui sort vainqueur de cette élection. La gauche de

transformation progresse avec Izquierda Unida (IU).

 

Ces résultats confirment ce que l'on observe en Europe depuis la crise : les gouvernements qui appliquent les plans d'austérité exigés par l'Union européenne pour « rassurer les marchés financiers » sont sanctionnés par le peuple. La stratégie du moindre mal ne mène à rien.

 

Ce rejet s'exprime également en Espagne, depuis le 15 mai, par le mouvement des « indignés » qui s'élargit de jour en jour. Dénonçant le chômage et la précarité ainsi que les alternances qui ne changent pas leur vie, ils revendiquent une utilisation de l'argent au service du peuple et une réelle démocratie. Ce mouvement est un formidable espoir qui porte l'exigence d'une alternative politique.

 

Le Parti de la gauche européenne soutient le mouvement des jeunes espagnols et la journée d'information et d'action annoncée par la Confédération européenne des syndicats le 21 juin prochain. Il appelle à la convergence des luttes en Europe contre les politiques d'austérité et le « Pacte euro + » qui vise à organiser la précarité et dépossède encore un peu plus les peuples de leur souveraineté économique et budgétaire.


Le peuple espagnol a besoin d'une Europe sociale et solidaire !

 

Paris, le 23 mai 2011.

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:17



Paris, le 23 mai 2011

 

Monsieur François FILLON

                                                                                                      Premier Ministre

                                                                                                   57, Rue de Varenne

                                                                                                         75007 PARIS

                                                                 

                                                                 

                                                                      

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

L’évolution de la situation en Libye et en Afghanistan est à bien des égards incertaine et inquiétante.

Dans ces deux pays, les objectifs fixés initialement à l’intervention des coalitions internationales auxquelles participe notre pays ne sont plus d’actualité.

En Libye, la résolution 1973 du Conseil de sécurité semble largement dépassée par la tournure des évènements. Le massacre des habitants de Benghazi a sans doute été évité, mais le blocage de la situation politique est complet.

On évoque d’ailleurs de plus en plus ouvertement l’élimination du dirigeant libyen et actuellement, est annoncé l’engagement d’hélicoptères de combat. Il apparaît donc qu’après deux mois de frappes aériennes, la France se trouve maintenant entraînée dans un engrenage de guerre civile et aucune solution politique négociée n’apparaît.

En outre, ainsi que vient de le souligner le secrétaire général de l’ONU, nous assistons à une dégradation accélérée de la situation humanitaire avec deux millions de personnes touchées, de diverses façons, par un conflit qui a déjà fait des milliers de morts depuis la mi-février.

En Afghanistan, avec l’élimination de Ben Laden, qui certes n’a pas totalement changé la donne, l’objectif qui avait conduit à l’engagement de la France dans ce pays est pourtant en grande partie atteint.

Par ailleurs, l’échec de l’aide militaire et financière apportée à un gouvernement, dont la légitimité et la volonté sont sujettes à caution, pour établir son autorité sur l’ensemble du territoire et assurer la sécurité et la démocratie à sa population, devrait inciter les autorités françaises à en tirer les enseignements et à réfléchir à un changement de stratégie en matière diplomatique, politique et militaire.

En fonction de tous ces éléments, et de l’évolution inquiétante de la situation dans ces deux pays, il devient nécessaire et urgent que les décisions à prendre concernant les orientations de votre politique étrangère et l’engagement de nos forces dans ces pays, soient publiquement exposées lors d’un débat devant la représentation nationale.

Je vous demande donc, Monsieur le Premier ministre, de bien vouloir inscrire rapidement ce débat à l’ordre du jour prioritaire de nos assemblées.

 

 

 

                                                              Nicole BORVO COHEN-SEAT

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 11:22

UE, ONU : les conditions sont réunies pour la reconnaissance de l'Etat palestinien

Patrick Le Hyaric | 11 mai 2011  

Je suis intervenu en session plénière du Parlement européen ce matin après la déclaration de Mme Ashton sur la Politique Extérieure et de Sécurité Commune. Voici le texte de mon intervention :

"Je considère que les mots que vous avez employés dans votre première intervention à propos de votre souhait de l'existence de l'État palestinien, après la réconciliation inter-palestinienne, sont très importants. Cette entente palestinienne est un fait politique de premier ordre.

Contrairement à ce qui a été dit tout à l'heure, le Hamas a admis l'OLP et l'Autorité palestinienne comme interlocuteurs des négociations. Il accepte les frontières de 1967 et les conditions du Quartet dont le refus de la violence.

Un gouvernement transitoire, chargé de préparer les élections va être mis en place. Les conditions sont réunies pour la reconnaissance de l'État palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, à l'Organisation des Nations Unies en septembre prochain".

En conclusion de mon intervention j'ai posé deux questions à la Haute représentante de l'UE aux affaires étrangères et à la politique de sécurité :

"Au delà de ce que vous venez de dire, quel nouvel acte va produire l'Union européenne pour reconnaitre l'État palestinien et défendre cette idée auprès de l'ONU ?

D'autre part, pouvez-vous nous faire connaitre les initiatives que compte prendre l'Union européenne pour que le gouvernement israélien restitue les produits des taxes et impôts qui doivent revenir à l'Autorité palestinienne ?"

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 22:44

Faire se lever la France solidaire

« Il pleut toujours où c’est mouillé ». C’est ce que vient de confirmer une étude de l’Institut national de la statistique économique. Elle confirme une forte accentuation des inégalités. Pendant que plus de seize millions de nos concitoyens terminent le mois à dix euros près, les revenus du patrimoine ont progressé de 11% l’an. Plus de la moitié des Françaises et des Français ont moins de 1582 euros par mois pour vivre. Cette fracture sociale s’est considérablement élargie depuis 2002 avec le retour de la droite au pouvoir. Mais le processus est engagé depuis longtemps.

Les très riches ont continué de s’enrichir, tandis que tous les autres, des couches sociales intermédiaires aux employés et ouvriers jusqu’aux plus modestes, dans une spirale descendante infernale ont toujours été un peu plus déclassés. La surexploitation capitaliste s’est donc accentuée. Les descendants des familles immigrées, qui ont pourtant pris une part décisive dans l’économie nationale, sont encore plus appauvris que ceux des familles françaises. Une petite oligarchie s’accapare donc de plus en plus de richesses du pays au risque de le fragmenter, de le déchirer encore davantage.

Face à ce recul de civilisation, nous portons l’idée d’une France solidaire. C’est possible en légiférant pour progresser vers une autre répartition des richesses, en faveur du travail et des retraités, qui font la richesse d'un pays. Ne nous cachons pas que cela implique à terme un changement des systèmes productifs et de consommation, donc de la manière de produire. Mais d’urgence, il est possible d’augmenter les petits et moyens salaires et les retraites. D’autre part, une révolution fiscale est indispensable pour aller vers plus de justice et plus de solidarité. Le projet de modification de l’impôt sur les grandes fortunes, voulu par M. Sarkozy, ne ferait qu'aggraver les choses. Pour camoufler ce nouveau cadeau, il dresse un rideau de fumée avec cette prime distribuée à quelques uns. Une division de plus qui, toutes, fracturent, fragmentent, détruisent notre société et notre monde, jusqu’à entacher notre humanité même. Il y avait eu les aboiements de Le Pen critiquant une équipe de France où « on fait venir des joueurs de l’étranger »; les insultes et les cris racistes dans certains stades, sans trop de réprobation ; des bananes lancées des tribunes à Bernard Lama ou à Joseph Antoine Bell ; cette sortie de l’un de nos philosophes médiatiques, M. Finkielkraut, expliquant dans un soupir de dépit que l’équipe de France de football n’était pas « black-blanc-beur », mais « black, black, black » ; les propos d’un sous ministre, M. Laporte, critiquant en octobre 2008 « le public non sain » parce que trop composé de Tunisiens. Et  voilà qu’on apprend qu’au plus haut niveau de la fédération française de football, on peut discuter de la création de « quotas par couleur» dans les écoles de formation et dans les équipes. Oser y  penser est déjà agir, influer sur l’opinion. C'est en rajouter au climat irrespirable de suspicion, de haine de l’autre, de l’étranger ou de celui qu’on considère comme tel. Que le sport le plus médiatisé, le plus populaire soit en cause en dit long sur la dégradation du pacte solidaire. Pour contribuer à le reconstituer, qu'attend-on pour développer l’éducation physique à l’école, les écoles de sport de toutes disciplines pour les enfants et adolescents ? Qu’on en finisse avec le « sport-business » ! Qu’on initie la jeunesse à la lecture, au cinéma, au théâtre, aux différentes musiques et peintures, au lieu de diminuer les crédits des ministères de l’éducation et de la culture au nom du pacte européen de l’argent.

Qu'on en finisse aussi avec la « politique-spectacle » ! Les simagrées des frères siamois Sarkozy et Berlusconi sur l’espace Schengen se sont finalement terminées par un petit marchandage entre amis du fric. « Silvio, tu me laisses mettre la main sur tes sociétés et en échange, je soutiens ton candidat à la présidence de la Banque centrale européenne, M. Draghi ».

Quelle mascarade ! Pendant ce temps, on chassait les Tunisiens dans les faubourgs de Paris et de Marseille. Le peuple tunisien  fait face à de terribles difficultés avec le chômage, le recul de l’activité et surtout du tourisme. De surcroît, il a accueilli une partie des réfugiés qui fuient la Libye. Et dans quelle proportion ? La Tunisie accueille environ 700 000 personnes quittant l’enfer libyen. L’Union européenne a accueilli 20 000 migrants venant de Tunisie ! Curieux, n’est-ce pas ? Au moment de la chute du mur de Berlin, les mêmes vociférateurs déclaraient sur tous les tons qu’ils étaient prêts à accueillir toutes celles et ceux qui souhaitaient quitter les pays de l’Est. Au moins deux millions d'entre eux sont venus dans l’Union européenne, notamment en Allemagne. A comparer avec le millier de migrants tunisiens que devrait accueillir chaque pays européen aujourd’hui. Réaffirmons notre solidarité avec nos frères tunisiens et des pays arabes en quête d’émancipation.

La campagne actuelle instille le poison du racisme, de la  xénophobie à l'opposé des  valeurs de fraternité que proclame notre République. Elle confirme le primat de la libre circulation des capitaux sur la libre circulation des êtres humains. Les mouvements de démocratisation et d’émancipation au Sud de la Méditerranée sont le levain de ce monde qui n’en peut plus. Une Union européenne et une France solidaires devraient sans attendre travailler à de nouvelles relations coopératives avec ces peuples. Geler les avoirs des dirigeants corrompus et les restituer à ces pays pour donner à manger et du travail à celles et ceux qui n’en ont pas, annuler tout ou partie des dettes, échelonner certains remboursements détenus par des banques nationales et européennes dont la Banque européenne d’investissement et lancer un nouveau projet bancaire sur des bases d’égalité et de coopération entre cette même Banque européenne et des banques nationales des pays arabes, à commencer par la Tunisie, pour un accès à un crédit non usuraire servant l’éducation, la formation, les investissements, la recherche, tels sont les actes d'une solidarité vraie et concrète. L’action conjointe des peuples en Europe et au Maghreb les rendra possibles. Il n’y a pas d’issue dans la guerre de tous contre tous. L’avenir est dans l’action collective. L’avenir, c’est la solidarité.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 22:37

 mumia-abu-jamalUne bonne nouvelle vient de nous parvenir des Etats-Unis : la cour fédérale de Pennsylvanie a décidé hier,  mardi 27 avril, de suspendre la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal, le symbole de la lutte pour l’abolition  de la peine de mort.

Depuis pas loin de 30 ans, Mumia vit une vie qui n’y ressemble pas, enfermé dans le sinistre couloir de la mort de la prison du comté de Greene, condamné par un juge ouvertement raciste, pour un meurtre qu’il nie et dont les « preuves » apportées par la justice américaine sont plus que discutables. Mais Mumia, fidèle à son caractère militant (il fut journaliste membre des Black panthers), ne s’est jamais laissé abattre, et depuis sa minuscule cellule lutte pour que justice lui soit rendue, à lui, mais aussi à tous les autres condamnés à mort.

Hier donc, la cour fédérale d’appel de Pennsylvanie a estimé que les instructions données aux jurés lors du procès en 1982 par ce fameux juge, étaient formulées de façon à les dissuader d’accorder à Mumia des circonstances atténuantes. Au point où en est Mumia, menacé de mort, il serait inopportun de faire la fine bouche et de n’y voir qu’une demi-victoire. Mais nous souhaitons que cette victoire, si pleine soit elle, ne soit que la première marche d’une échelle dont la seconde serait l’annulation pleine et entière de la condamnation à mort de Mumia, la troisième l’abolition de la peine de mort aux Etats-Unis,… et jusqu’à la dernière : l’abolition universelle de cette tache honteuse sur le visage de l’humanité.

Nous savons que la bataille sera longue, que rien ne prévoit pour le moment la libération de Mumia, et qu’en l’état actuel des choses il peut au mieux voir sa peine commuée en prison à vie. Nous savons les résistances qui existent aux Etats-Unis contre l’abolition de la peine de mort. Mais de plus en plus d’Etats américains font aujourd’hui ce choix, rendant chaque fois plus proche le moment ou plus de la moitié des Etats ayant renoncé à cette sentence injuste, le Congrès sera libre de se prononcer sur son interdiction sur tout le territoire des Etats-Unis. Nous devons alors garder espoir pour Mumia, et ne pas relâcher la pression et la mobilisation partout dans le monde et particulièrement en France. Notre rêve : le voir un jour libre.

Alors, j’aimerais faire savoir à Mumia combien je me réjouis pour lui de la bonne nouvelle que nous avons apprise aujourd’hui, combien elle renforce notre espoir. Le jour prochain, j’en suis sûr, où la condamnation à mort de Mumia sera annulée, semblera pour les tenants de la peine de mort un cataclysme. Ce jour, tant Mumia est le symbole d’une cause, ouvrira en grand une nouvelle porte pour aller plus loin vers l’abolition. Continuons le combat pour Mumia, pour Hank Skinner, et pour tous ceux qui, innocents ou coupables, risquent de perdre la vie pour une justice qui n’en est pas une.

 

Publié le par Patrick Le Hyaric, député européen.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 00:05
DEPUTEDéputé communiste japonais, en charge du dossier nucléaire au sein du PCJ, Hidekatsu Yoshii estime que l'arrogance du groupe privé Tepco a aggravé l'impréparation face à la catastrophe naturelle.

Quel est, à ce jour, le bilan du séisme et du tsunami ?

Hidekatsu Yoshii. Au niveau géographique, 20 % du territoire national a subi l'impact de la catastrophe. Près de 520 000 personnes ont été évacuées. Le nombre de morts et de disparus est évalué, pour l'heure, à plus de 11 500.

Le gouvernement japonais a-t-il réagi assez vite et de manière appropriée ?

Hidekatsu Yoshii. La mobilisation des autorités n'est pas du tout à la hauteur des attentes de la population. Ni Tepco, la compagnie d'électricité qui exploite les centrales de Fukushima, ni le gouvernement n'avaient imaginé un scénario si catastrophique. Ils n'étaient pas du tout préparés à une telle situation. Tepco se disait convaincue que ses centrales nucléaires étaient sûres à 100 %. Cette multinationale vivait dans le mythe d'une sécurité absolue. Cette arrogance a aggravé l'impréparation face à la catastrophe naturelle.

Comment évaluez-vous la gravité de cette catastrophe nucléaire ? La comparaison avec Tchernobyl est-elle pertinente ?

Hidekatsu Yoshii. Après ce séisme de magnitude 9, toutes les installations nucléaires ont cessé de fonctionner. Les réacteurs se sont arrêtés automatiquement. Mais après cela, les problèmes ont commencé, surtout sur le site de Fukushima Daiichi, qui pose aujourd'hui problème. Seuls les réacteurs 1, 2 et 3 étaient en service lorsqu'est survenu le séisme. Les réacteurs 4, 5 et 6 étaient en cours de maintenance. Mais même à l'arrêt, les barres de combustible nucléaire continuent à diffuser de la chaleur. Dans ce cas-là, si l'on ne fait rien, la température monte, avec un danger de fusion du noyau du réacteur. On ne peut pas se passer de système de refroidissement. Or le séisme a dégradé la pompe qui alimente la centrale en eau de refroidissement. Quant au circuit de secours, il a été mis hors d'usage par le tsunami. Le moteur de secours s'est arrêté, stoppant le système secondaire d'injection d'eau de refroidissement. Par conséquent, la barre de combustible, sortie de l'eau, s'est échauffée, faisant monter la pression. La technologie utilisée à Fukushima est très différente de celle de Tchernobyl. Mais laissée en l'état, les barres de combustible en fusion dans le cœur du réacteur peuvent déclencher des conséquences incalculables.

Le séisme et le tsunami peuvent-ils, seuls, expliquer cette catastrophe nucléaire ? La responsabilité de l'exploitant est-elle en cause ?

Hidekatsu Yoshii. D'un point de vue géographique et géologique, nous avons l'expérience des tremblements de terre. Dès lors, se pose la question de la pertinence de la construction de centrales nucléaires au Japon. Tepco, comme le gouvernement japonais, se disaient convaincus de la supériorité de la technologie utilisée. Ensemble, ils ont entretenu le mythe de la sûreté nucléaire japonaise. Le Parti communiste japonais (PCJ), au contraire, a toujours mis en garde contre la menace de séisme et contre ses possibles conséquences en termes de sûreté nucléaire. Face à cet argument, Tepco et le gouvernement japonais ont toujours fait valoir que des systèmes de secours existaient. Mais sous la pression du tsunami, tous les verrous ont sauté. C'est toute une chaîne de défaillances qui a mené à cet accident nucléaire.

Tepco a un long passé de dissimulation des incidents nucléaires. Cette multinationale a-t-elle fait passer le profit avant la sécurité ?

Hidekatsu Yoshii. Tepco n'a réagi que très tardivement au dernier accident nucléaire survenu en 1999 dans un réacteur de Tokai-Mura, sans doute pour protéger certains secrets. Cette culture du secret entourant la filière électronucléaire, cette opacité se sont aggravées depuis le 11 septembre 2001 au nom de la « lutte antiterroriste ». Tepco a tardé à nous délivrer des informations. Lorsque la pression est montée à l'intérieur du réacteur, ce qui nécessitait des rejets de vapeurs radioactives, ils n'ont rien dit et rien fait dans un premier temps, craignant qu'une radioactivité anormale ne soit détectée. C'est la raison pour laquelle ils ont laissé la vapeur s'accumuler dans la centrale jusqu'à un seuil limite. Voilà ce qui a provoqué les explosions. Dès le début, Tepco a tenté de dissimuler les dysfonctionnements des systèmes de refroidissement. Deuxième problème, la compagnie a d'abord hésité à injecter de l'eau de mer pour refroidir le combustible, par crainte de le rendre inutilisable. Toutes les dérives et les silences de Tepco s'expliquent par sa hantise de la rentabilité. A chaque incident, à chaque accident, ils ont menti à la population. Mais cette fois-ci, il n'y a pas d'échappatoire possible. La responsabilité de cette entreprise est directement mise en cause.

A ce stade, quelles peuvent être les conséquences sur les populations et sur l'environnement ?

Hidekatsu Yoshii. Séisme, tsunami, catastrophe nucléaire des communautés humaines sont aujourd'hui confrontées à un triple choc. Nous avons l'expérience d'Hiroshima et de Nagasaki. Nous connaissons l'impact dramatique des radiations sur les êtres humains, sur la nature, sur l'agriculture. Pour toutes ces raisons, le PCJ prône une sortie progressive du nucléaire, avec un investissement massif dans les énergies renouvelables.

Comment le Japon peut-il se relever d'un tel cataclysme ? De quelle solidarité internationale a-t-il besoin ?

Hidekatsu Yoshii. Il faudra aider des centaines de milliers de personnes, qui ont tout perdu, à reconstruire leur vie. Déjà, la communauté internationale fait preuve d'une grande solidarité, avec l'envoi d'équipes de sauveteurs et d'équipes médicales. Nous en sommes très reconnaissants. Il nous faudra ensuite reconstruire l'économie japonaise sur de nouvelles bases, avec de nouvelles politiques énergétiques, en mettant sous contrôle ces multinationales qui agissent n'importe comment au nom de la rentabilité maximale.
Hidekatsu Yoshii
« Séisme, tsunami, nucléaire un triple choc pour le Japon »
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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 00:11

 

  Monsieur le Préfet,

Depuis quelques semaines, plusieurs associations citoyennes et environnementales ainsi que de nombreux élus locaux et nationaux se sont inquiétés des diverses concessions de  prospection des gaz de schiste qui ont été allouées à des groupes pétroliers multinationaux sur le territoire français.

 

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En effet, l’exploitation de cette nouvelle ressource carbonifère aux Etats-Unis suffit pour démontrer son extrême nocivité sur le plan environnemental. En effet, l’extraction des gaz de schiste, emprisonnés dans des couches d’argiles vieilles de 250 à 350 millions d’années et situés à des profondeurs variant de 2 000 à 4 000 mètres, nécessite d’utiliser d’énormes quantités d’eau et d’adjuvants chimiques particulièrement toxiques avec des conséquences graves pour les nappes phréatiques et la viabilité des terres agricoles.

Concernées par un permis de prospection accordé à Schuepbach Energy et GDF Suez, les Cévennes gardoises et l’ensemble de notre Département ne sauraient subir un tel désastre au profit de groupes pétroliers qui cherchent à maintenir leurs faramineux bénéfices et les rémunérations non moins faramineuses de leurs actionnaires.

De plus, la discrétion, pour ne pas dire le silence qui a accompagné ces autorisations de prospection n’est pas de nature à rassurer les populations sur les intentions des concessionnaires quant au respect des populations et de l’environnement.

C’est pourquoi je pense qu’il est indispensable que l’autorité de l’Etat apporte à l’ensemble des Gardoises et des Gardois, et particulièrement aux habitants des Cévennes, des réponses quant à la réalité des projets engagés sur notre territoire, quant au respect du principe de précaution et de la qualité environnementale, quant à la transparence des démarches entreprises.

Je propose qu’un large débat public soit organisé, sous votre autorité, dans les meilleurs délais qu’en l’attente de ce débat, et de ses conclusions, un moratoire soit mis en place sur toutes les prospections envisagées.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma considération distinguée.

 

 

 

Jean Michel SUAU  
Conseiller Général du canton Alès Ouest  

Vice-Président, Délégué à l'Inclusion

et au développement social


 

   
   
 
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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 12:05

Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les Conseillers,

Chers concitoyens,

 

C'est contraint par des impératifs familiaux que je ne puis participer à ce conseil ô combien important pour nos concitoyens.

Je ne releverai pas une énième fois l'incohérence du fonctionnement des instances communales, car il faut attendre le 31 mai pour débattre et voter le budget 2010, soit presque au début du 2ème semestre.

Je ne relèverai pas également le fait que ce conseil aura à se prononcer sur pas moins de 43 sujets mis à l'ordre du jour.

Cela étant, vous proposez aux spiripontains un budget avec une lègère baisse des impôts et sollicitez notre approbation.

Sachant que la crise a aggravé de façon dramatique la situation de beaucoup de nos concitoyens, salariés, artisans, commerçants, agriculteurs, retraités, etc...

Sachant qu'il se dessine une refondation complète du paysage des collectivités territoriales, refondation qui ne va pas dans le sens de la démocratie, ni dans le sens des allègements des charges pesant sur les communes,

Considérant que votre proposition de budget est un budget de super austérité, que ce budget ne fera qu'aggraver une situation bien compromise

Considérant que 38 ans de gestion par votre majorité d'une pratique plus que limite de la démocratie en particulier en entretenant un échange conflictuel permanent avec l'opposition durant toutes ces années.

Que cette pratique couplée à une gestion catastrophique des finances et un endettement vertigineux

Lequel endettement ne fait qu'aggraver la situtaion des spiripontains les plus démunis et touche gravement nos couches moyennes : concourant ainsi à accompagner la politique ultra libéral du gouvernement

Fidèle à mes principes et au mandat que m'ont donné les spiripontains, je ne voterai pas le budget proposé, car il est illusoire dans ses intentions, résultats non prouvés et soumis à l'approbation préfectorale, ce qui n'est en aucun cas une garantie d'allègement des impôts locaux.

 

Le 31 mai Jean Marie Daver Conseiller Municipal

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 22:48

La liste soutenue par le Parti communiste français, le parti de gauche, la gauche unitaire, lutte ouvrière, le mouvement anarcho-communiste, le mouvement politique d’éducation populaire et par de nombreux citoyens sans appartenance politique déclare  :


 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur,


Après des mois de luttes et les diverses péripéties que vous avez vécus le Préfet a décidé d’organiser  le 22 et 29 novembre des élections municipales à Pont Saint Esprit.

Dès la décision prise, et avant même d’en connaitre les dates, nous avons pris contact avec Monsieur Castillon pour envisager une liste commune, sur la base d’un programme élaboré conjointement avec la population et une juste représentativité de nos sensibilités.

Il nous a semblé que les dernières élections municipales étaient une base solide comme clé de répartition.

 

 Sur la base de ces élections de 2008 et de notre engagement sans réserve dans la lutte, nous réclamions 6 sièges, 4 en position d’être élus et 2 adjoints. Ce qui faisait pour Monsieur Castillon et ses amis 23 candidats sur 29 dont 17 en position d’être élus 6 adjoints et bien sûr la tête de liste.

Contrairement à ce qui a été dit, notamment dans la presse, jamais nous n’avons jamais reçu de proposition pour 4 sièges. Par respect des électeurs qui nous ont fait confiance en 2008 nous ne pouvions que réclamer une représentativité basée sur les résultats électoraux de 2008, et élaborer un projet municipal répondant à l’attente des Spiripontaines et Spiripontains

 

Monsieur Castillon a visiblement fait le choix d’un rassemblement allant du PS à l’UMP ce qui évidemment écartait de fait la gauche de la gauche. Soyez assurés que nous avons tout fait, dans la limite de l’acceptable pour que l’union avec Oxygène se réalise. Nous allons donc mener cette courte campagne avec la volonté d’unir, de rassembler le plus de nos concitoyens sur un programme pour sortir PSE de la crise

 

Nous avons donc décidé de présenter une liste de large union aux suffrages de nos concitoyens

Cette liste  intitulée:

LA GAUCHE UNIE POUR LE RENOUVEAU DE PONT SAINT ESPRIT

 

Est composée de:

14 citoyens sans étiquette politique,

1 écologiste,

11 communistes

1 Anarcho-Communiste

1 Lutte Ouvrière,

1 Parti de Gauche

 

C’est une liste de large rassemblement de nos concitoyens ou les membres de partis politiques sont minoritaires. 

 

Nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour obtenir une baisse significative des impôts locaux, sachant que la tâche sera rude.

Pensez que seul la bonne volonté, d’une bonne gestion de père de famille sera suffisante serait une grave erreur. Quatre difficultés majeures nous attendent pour atteindre cet objectif :

 


1) La suppression de la Taxe Professionnelle ne sera compensée que la première année et après ?

2) Cette suppression doit s'accompagner de la révision des valeurs locatives cadastrales servant de base de calcul de la taxe foncière. Ce qui inévitablement sans changer les taux entrainera une augmentation de la taxe foncière.

3) Le désengagement continu de l'Etat que l'UMP entend poursuivre se concrétisera par une baisse des dotations de l'Etat aux communes (DGF)

4) La réforme des collectivités territoriales devrait entrainer une limitation voire une disparition des subventions du Conseil Général et du Conseil Régional.

De nombreuses voix à gauche mais aussi à droite (M Alain Juppé, Barouin, Raffarin) dénoncent ces réformes mortifères pour les communes.

Seule l’intervention citoyenne, appuyée par des élus déterminés à combattre cette néfaste politique pour les communes pourra imposer une autre fiscalité locale.

De la même manière, il faudra beaucoup de persévérance pour faire plier les banques (renégociation de la dette et des taux d’emprunt), pour infléchir l’état (subvention d’équilibre, dotation exceptionnelle)

 

Afin d’alléger les charges de nos familles nous engagerons une étude pour municipaliser le service de l’eau (le contrat avec Véolia se termine le 31/12/2013)

 

D’autres sujets seront abordés dans le projet municipal que nous élaborons actuellement avec nos concitoyens

            La propreté de la ville

            La cherté de la collecte et du traitement des ordures ménagères

            La mise aux normes de la station d’épuration

            L’entretien des routes

            La vie associative (subventions, locaux)

Le manque criant de salle de réunion dans les quartiers outils indispensable pour créer du lien social et mieux vivre ensemble.

            Les transports

            La petite enfance

            La jeunesse

            L’accès aux bâtiments publics par les personnes à mobilité réduite (bibliothèque)

 

Et surtout une détermination pour que ce ne soit plus jamais comme avant.

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Pour cela nous vous proposons si nous sommes élus la création de comité d’initiatives citoyennes. Ces comités auraient pour but d’être une force de proposition en lien avec les élus, un animateur de la vie sociale du quartier.

Nous voulons aussi mettre en place une Commission de Contrôle des engagements.

Cette commission, indépendante de la municipalité, composée de citoyens à l’exclusion des élus, serait chargée de contrôler et valider  l’avancement du programme municipal que nous allons proposer à la population, de relever les difficultés et les obstacles à sa mise en œuvre. La commission disposerait d’un petit budget pour communiquer périodiquement l’ensemble de ses appréciations à nos concitoyens.

Voila les outils que nous voulons mettre en place pour faire vivre une Démocratie communale participative.

 

PAS DE CHEQUE EN BLANC

 UN CONTRÔLE AU QUOTIDIEN DU TRAVAIL DE NOS ELUS



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