Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 18:13

Le projet de loi relatif à la réforme des collectivités territoriales a été transmis aux associations d'élus. S'appuyant sur les conclusions du rapport Balladur, il en reprend les principales propositions. Le gouvernement dévoile pleinement sa volonté : reprendre en main et mettre au pas toutes les collectivités ! Briser les poches de démocratie et de résistance à la politique libérale ! Casser les services publics locaux !

Tous les grands choix de réorganisation des collectivités et territoires (création de grands métropoles, fusion de département, de régions, de communes, achèvement de la carte intercommunale...) pourront être imposés par l'Etat, via les Préfets.

Cette reprise en main vise à renforcer la mise en concurrence des territoires et de leurs habitants. La création de gigantesques Métropoles va notamment concentrer les emplois, les services, les richesses dans quelques grands pôles urbains, faisant exploser les inégalités territoriales. Le gouvernement va jusqu'à les extraire des départements, qui ne bénéficieront plus de la nécessaire solidarité entre les territoires. Quelles conséquences pour les autres villes, communes, départements et régions ?

Les communes ne sont pas immédiatement supprimées. Mais en favorisant la création de « communes nouvelles », y compris par des primes financières incitant au regroupement, nos communes sont à terme vouées à disparaître. Or nos 36 000 communes et tous les élus, bénévoles qui les animent, sont la base vivante de notre démocratie, de la participation citoyenne.

C'est la même logique qui prévaut avec la création d'un mandat de « conseiller territorial », siégeant à la fois dans les Conseils régionaux et généraux. Elle priverait le pays d'élus de proximité pour les transformer en élus « techniciens » et sans liberté d'action. Ces collectivités n'exerceraient plus que des compétences spécialisées, définies par la loi, et seraient obligées de mettre en œuvre les choix décidés par l'Etat.

Une fois de plus nous assistons à la négation de la démocratie de proximité, au mépris du choix politique des électeurs !

Comme pour la révision générale des politiques publiques (RGPP) au niveau de l'Etat, l'avant projet de loi sur la réforme des collectivités locales vise à libérer de nouveaux espaces au marché en réduisant encore le champ de l'intervention publique.

En limitant les pouvoirs des élus, en étranglant financièrement les collectivités, en attaquant la démocratie, le gouvernement fait le choix d'ouvrir des pans entiers de notre économie et des services à la privatisation, source d'inégalités et d'exclusions ! C'est la traduction pure et simple dans le domaine public de la logique libérale qui est à l'origine de la crise financière, économique, et sociale.

Cette logique soulève avec force la question des moyens politiques et de démocratie, et pose celle de la place et du rôle des pouvoirs publics aux différents niveaux. C'est le sens des propositions portées par les élus communistes et républicains qui veulent articuler démocratie sociale et territoriale, afin de promouvoir un nouveau type de développement social, économique, environnemental et citoyen.

- Les citoyens, dans la Cité comme dans l'entreprise, doivent pouvoir intervenir dans les choix et les décisions.

- Le choix des électeurs doit être respecté par un mode de scrutin à la proportionnelle. Un véritable statut de l'élu permettrait à toutes les couches sociales d'assumer des fonctions électives.

- Les élus doivent pouvoir mettre en oeuvre, dans toutes les collectivités, les services publics et les politiques dont ont besoin les habitants, afin que soit assurée la satisfaction des droits fondamentaux qui leur sont constitutionnellement garantis.

- Pour assurer ces missions et une solidarité entre les territoires, les collectivités doivent bénéficier de moyens financiers suffisants. Il faut mettre en place une fiscalité locale au caractère progressif pour les ménages et une fiscalité liant étroitement l'entreprise au territoire incluant les actifs financiers des entreprises.

- Enfin un pôle public financier doit être créé pour intervenir efficacement dans la vie économique et sociale, financer les investissements relevant de l'intérêt général et couvrir les besoins des territoires que les logiques du marché ne veulent pas assurer.

Les élus communistes et républicains sont convaincus qu'une nouvelle dynamique des collectivités est possible ! Nous allons tout mettre en œuvre pour exiger le retrait de ce texte.

Nous proposons au contraire une réforme vraiment ambitieuse fondée sur la solidarité entre territoires, de nouveaux droits aux citoyens, de nouveaux moyens d'action et de financement aux différents échelons territoriaux.

 

 

 

 

 

                                                                                                                                  NIMES, le 27 juillet 2009



 

 

Pour le Bureau de l'ADECR


Bernard CLEMENT

Repost0
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 19:12
Vous vous souvenez de l'émission "expression directe" ? Avant elle passait à un horaire qui lui permettait d'être vue par le plus grand nombre. Aujourd'hui difficile de voir cette émission. D'ailleurs les émissions politiques ont disparu au profit de programmes plus "people" et quand il y a de rares débats le PCF n'y est pas invité ou bien seulement quelques courts instants. C'est pourquoi par l'intermédiaire de ce "média alternatif" qu'est notre blog nous vous permettons de voir la dernière vidéo du PCF.
Une bonne façon de donner du sens, des perspectives et un peu d'espoir à une époque si difficile.

Repost0
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 08:32
Ce matin au réveil la radio annonce que tous les partis de gauche ont répondu défavorablement à Martine Aubry sauf le PCF. Encore un mensonge éhonté de la propagande. En voici la preuve : reproduction de la lettre envoyée le 13 juillet.

la réponse de Marie-George Buffet à la lettre de Martine Aubry!!!

 Marie-George Buffet

 Secrétaire nationale

 Députée

Martine Aubry

Première secrétaire

Parti socialiste

10, rue de Solférino

75333 Paris cedex 07

 

 

 

 

Paris, le 13 juillet 2009



Chère Martine,

La situation du pays est grave. C'est par ces mots, que nous ne pouvons que partager, que débute la lettre que tu viens de nous adresser.  Mais à ce constat, qui impose effectivement à toutes les forces de gauche des responsabilités particulières, j'en ajoute d'emblée un second: si la situation du pays est grave, celle de la gauche l'est aussi. Et il y a des raisons à l'une et l'autre de ces situations.

La crise que connaissent notre pays, l'Europe, le monde n'est pas une crise de plus. Elle est, à nos yeux, une crise globale du système capitaliste mondialisé. Après avoir construit, ces dernières décennies, la domination renforcée des multinationales et  des marchés financiers, et la croissance exponentielle des profits sur l'écrasement des revenus salariaux, sur la mise en concurrence systématique des salariés, des peuples et des territoires, sur le recul des protections sociales et des politiques publiques au profit de la marchandisation accrue de toutes les activités humaines et des ressources naturelles, les partisans de ce système cherchent aujourd'hui une sortie de crise dont les salariés paieraient l'addition. C'est inhumain, profondément injuste et totalement inefficace. On ne sortira plus de telles crises sans s'attaquer à la domination de ces logiques. La crise écologique et climatique est d'ailleurs le résultat des ces politiques de profit court-termistes, poussant à un productivisme aveugle, ignorant la nécessité d'apporter des réponses durables aux besoins humains, dans le respect des populations et des éco-systèmes. L'hégémonie capitaliste sur le monde a de surcroît conduit à l'amplification d'une très grave crise démocratique qui met à mal à tous les niveaux  la légitimité de choix imposés aux populations contre leurs intérêts et ceux de l'avenir de la planète. C'est particulièrement vrai de la construction européenne actuelle, qui bafouant le « non » des Français en 2005 et exigeant aujourd'hui des Irlandais de revenir sur leur vote, s'acharne à mettre en œuvre le traité de Lisbonne et ses orientations libérales.

La France est entrée dans cette crise alors même que la droite au pouvoir, avec à sa tête Nicolas Sarkozy, accélérait la mise en œuvre de toutes les politiques libérales dont la crise  manifeste l'échec cinglant. La France et son peuple subissent ainsi, avec la crise capitaliste et la politique de Nicolas Sarkozy, une double peine. Si dans ces conditions le programme de l'UMP était mené à son terme, ce serait catastrophique pour l'avenir de notre pays. La France en sortirait défigurée.   

Conscient du danger, notre peuple a clairement manifesté ces derniers mois son opposition à la poursuite de cette politique. Mais sans alternative politique à la hauteur, cette opposition populaire risque d'être condamnée à l'impuissance. Et la droite ne manquerait pas d'exploiter plus encore le désarroi que cela nourrirait.

Il y a donc effectivement urgence à relever le défi de la construction d'une alternative politique à gauche. Mais il ne suffira pas pour cela de lancer des appels miracles au rassemblement, quand à l'évidence l'état actuel de la gauche renvoie à de très sérieux débats sur l'analyse de la crise et sur la nature des ruptures à opérer pour en sortir. Tu invites à défricher les voies d'une « nouvelle démarche de rassemblement à gauche ». Cela passe par une confrontation transparente, associant le débat public populaire, sur ces choix. La gauche est divisée et elle doit s'unir. Oui, mille fois oui, mais seule la clarté des choix et du projet à mettre en œuvre peut l'unir. Cela vaut à nos yeux pour toutes les échéances, sociales ou électorales.

C'est d'ailleurs cette double ambition, pour nous indissociable, de la clarté du projet et du rassemblement le plus large jusqu'à constituer une majorité populaire et politique, qui nous conduits à vouloir poursuivre et élargir la démarche du Front de gauche que nous avons initié avec de premiers succès lors de l'élection européenne.

Autant le dire franchement, si des mobilisations sociales ou des batailles parlementaires nous  permettent de nous retrouver, et jamais nous ne refuserons les possibles fronts d'action contre la politique de la droite, nous ne percevons pas à l'heure qu'il est la clarté nécessaire dans les positions du Parti socialiste sur l'Europe, le financement des retraites, la réforme des institutions, pour ne prendre que ces exemples d'actualité. Et que dire de la répétition d'alliances locales avec le Modem, en totale contradiction avec les intentions affichées dans ta lettre.

L'état d'esprit constructif qui nous anime face aux dangers de la situation actuelle me conduit évidemment à accepter la proposition de rencontre que tu formules. La situation du pays et celle de la gauche sont  suffisamment graves pour ne négliger aucune démarche de dialogue entre forces de gauche. Mais je le répète, c'est un échange sérieux que nous voulons, sur le fond des choix devant lequel se trouve la gauche, et non d'une démarche de façade ou de replâtrage. 

 Avec mes sentiments amicaux,


Repost0
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 07:21
Depuis quelques temps les arguments volent bas à Pont Saint Esprit.
Une des dernières polémiques dans la ville qui a élu depuis trop longtemps dans le fauteuil de maire "l'enfant du pays" est une attaque imbécile qui est portée aux gens qui ne seraient pas originaires de Pont.
Une querelle sans intérêt qui ne cherche qu'à diviser (pour mieux régner ?)
En une trentaine de seconde le jour du Conseil Municipal Extraordinaire d'Initiative Populaire du 13 juillet Jean-Marie Daver a étranglé cette polémique et rehaussé de le débat. Ouf ça fait du bien !

Repost0
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 18:26

Protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet

Les sénateurs du groupe CRC-SPG se sont prononcés contre le projet de loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet, nouvelle version de la loi Hadopi concoctée par le gouvernement après sa censure partielle par le Conseil Constitutionnel.


« Certains, a résumé Jack Ralite, ont espéré que le réexamen de la loi allait être l'objet d'un toilettage salutaire.

Eh bien, non : le vocabulaire change, mais l'esprit demeure.


Cette loi ne réglera rien ni pour les internautes ni pour les auteurs, elle accroît leurs oppositions entre eux et leurs divisions internes, ce qui paralysera l'imagination et embarrassera les juges.

C'est tellement vrai que le ministre de la Culture a annoncé en commission son intention de créer une coordination sur la rémunération des auteurs.


De plus, cette loi étend de façon biaisée et inacceptable le champ d'application de l'ordonnance pénale, procédure qui s'appliquera à l'ensemble de la contrefaçon - et quand s'appliquera-t-elle à toute la justice ? -, frappera les internautes, heurtera l'attachement fondamental des auteurs à la liberté et concernera toute la société.


En fait, vous vous êtes raidis, bunkerisés, sectarisés, sans retenue et sans transparence. Face à cette agression, contre la liberté, contre les libertés,

face à une loi qui dit une chose et en fait une autre, nous ne pouvons que nous opposer. »

Repost0
10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 20:30
  Le PCF et le NPA constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale, écologique et démocratique, dans laquelle les politiques libérales ont plongées la France, l'Europe et le Monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et constatent la nouvelle offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés, annoncée lors du Congrès de Versailles.

La situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour. L'ensemble du monde du travail, les jeunes, les retraités, les chômeurs paient chaque jour les frais de cette crise du système capitaliste. Le NPA et le PCF condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd'hui et la volonté de Sarkozy et de son nouveau gouvernement de continuer son offensive antisociale : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, suppressions massives d'emplois dans la fonction publique, réduction massive de l'intervention publique au travers de la loi RGPP... Dans le même temps, de nombreuses luttes se poursuivent, en particulier dans les entreprises, que l'on pense aux Continental, Caterpillar, Goodyear, ainsi que beaucoup d'autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, autour de la poste, des mobilisations fortes ont lieues tandis que le secteur de l'énergie a connu la plus longue grève de son histoire.

Face à cette offensive, le PCF et le NPA pensent qu'il est urgent de contribuer aux luttes et à l'union la plus large autour des salariés pour revendiquer le droit à un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l'augmentation des salaires et de tous les revenus, la défense et le développement de tous les services publics, mais aussi et d'abord le refus catégorique du recul de l'âge de la retraite .

Fort de ces convergences sur l'analyse de la crise du capitalisme et sur la nécessité de s'y opposer, le NPA et le PCF veulent travailler à la constitution de fronts unitaires contre la politique de Sarkozy et de son gouvernement. Dans le même temps, ils proposent d'oeuvrer au rassemblement le plus large autour d'un projet en rupture avec le capitalisme, alternatif aux orientations du pouvoir actuel.

Concernant les élections régionales :

Le NPA propose au PCF de constituer des listes unitaires indépendantes composée du PCF, du NPA, du PG, de LO, des courants composants la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers. Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, il propose que ces listes avancent un plan d'urgence social et démocratique régional (refus des subventions aux entreprises, développement des services publics...). Elles seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie. Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions techniques » des listes de gauches sauf en cas de présence du Modem. Pour le NPA, l'indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumé jusqu'au bout, et donc l'ensemble des élus issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie.

Le PCF, dans la poursuite et l'élargissement de la démarche du Front de Gauche, entend construire à partir d'une réflexion sur les contenus d'une politique alternative, un rassemblement majoritaire permettant de mettre en œuvre de véritables politiques de gauche. Pour les élections régionales, dans cet esprit, il appelle à tout faire pour empêcher la droite de reconquérir des régions, a créer les conditions de majorités politiques clairement ancrées à gauche sur des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis six ans et à renforcer dans ces assemblées l'influence et l'autorité d'élues et d'élus au service de tels projets. Il insiste sur la nécessité de ne poser aucun préalable à la recherche de l'unité de celles et ceux qui dans leur grande diversité à gauche souhaitent un changement de politique et des pratiques qui mettent l'intérêt général au dessus des intérêts partisans.

Le PCF et le NPA décident de poursuivre leurs contacts avec la volonté d'aboutir aux accords les plus utiles à leurs concitoyens et aux changements politiques dans notre pays. La discussion se poursuivra notamment dans un groupe de travail sur les contenus dont le cadre sera définit ultérieurement.

- Parti Communiste Français
- Nouveau Parti Anticapitaliste

La délégation du PCF était conduite par Pierre Laurent accompagné de Patrice Bessac, Jacques Chabalier et Francis Parny
Repost0
10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 16:39

Taxe Professionnelle : une réforme inacceptable !

Le gouvernement satisfait les intérêts du MEDEF au détriment des habitants



Le gouvernement a présenté mercredi 08 juillet 2009 son projet de réforme de la Taxe Professionnelle, qui, en achevant de la vider de son contenu, vise de facto à aboutir à sa suppression. L'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains dénonce cette attaque contre les collectivités locales, leurs services publics et le transfert de la fiscalité des entreprises vers les ménages. Elle propose au contraire de réformer la Taxe Professionnelle en modernisant ses bases pour la rendre juste et efficace.



Refusant de prendre en compte les besoins des populations auxquels doivent répondre les collectivités, le gouvernement            a confirmé ses propositions après un semblant de concertation qui a fait la part belle au MEDEF et à ses seuls intérêts.


Nous demandons un véritable bilan des réformes qui ont déjà eu lieu

Les réformes successives de la Taxe Professionnelle l'ont déjà en grande partie vidée de son contenu : suppression de la part salaire, suppression des investissements, plafonnement à 3,5% de la valeur ajoutée... A grand renfort de communication autour de la dépense publique, le gouvernement veut nous faire croire qu'il est entré dans l'ère de la performance, de l'évaluation. Mais il refuse toujours de réaliser un véritable bilan des réformes successives de la Taxe Professionnelle. Aucune donnée n'est aujourd'hui disponible pour permettre une évaluation sérieuse des effets des exonérations précédemment réalisées sur l'emploi, les salaires, les investissements, ni analyser ses conséquences  pour les territoires et les populations.


Le projet du gouvernement

Le gouvernement, en supprimant la part de la Taxe Professionnelle calculée sur les équipements et biens mobiliers, réalise la plus importante baisse d'impôts jamais pratiquée ! Il crée une nouvelle taxation des entreprises reposant sur la valeur ajoutée. Cette taxe, qui existe déjà pour certaines entreprises, est intégralement perçue par l'Etat. Le gouvernement veut donc la transférer aux collectivités, et la généraliser à toutes les entreprises en créant une imposition progressive en fonction du chiffre d'affaire réalisé. Elle rapporterait 10,5 milliards d'euros.


Le projet gouvernemental instaurerait également une hausse d'impôts existants ou un nouvel impôt pour certaines entreprises, notamment celles du secteur de l'énergie

Il transfèrerait en totalité le produit de trois taxes nationales :

-          la taxe sur les conventions d'assurance

-          les droits de mutations

-          la taxe sur les surfaces commerciales


Il instaurerait également une minoration de 15% des bases foncières des établissements industriels et rendrait dépendant l'évolution des taux d'imposition entre les entreprises et les ménages. Ces nouveaux transferts d'impôts ne suffisant pas à compenser la perte de ressources pour les collectivités, le gouvernement avance l'idée de relever ses dotations de compensation. Or chaque année, elles sont sans cesse réduites dans le budget de l'Etat ! Qu'en sera-t-il demain ? Le gouvernement annonce l'instauration d'une Taxe carbone... sans être aujourd'hui en capacité d'en préciser les contours.

 

Le compte n'y est pas !


Si sa modernisation est nécessaire, la Taxe Professionnelle représente 35 milliards d'euros de ressources pour les collectivités territoriales et l'Etat ! Le gouvernement projette de supprimer une ressource stable, pérenne, sur laquelle les collectivités pouvaient agir, pour la remplacer par des impôts et taxes assis sur des résultats variables, aléatoires, échappant à leur maîtrise.

 

Quelles conséquences, et pour quelle efficacité ?

Quelle liberté les collectivités auront-elle, quand elles n'auront plus aucun pouvoir sur une part importante de leurs ressources ? Il s'agit ni plus ni moins, pour le gouvernement, d'accéder aux revendications du MEDEF et de faire supporter aux familles la fiscalité des entreprises ! Les entreprises bénéficieront ainsi d'un nouveau cadeau fiscal conséquent sur le dos des familles. Qu'en feront-elles ? Le gouvernement a-t-il des exigences en leur direction, afin qu'elles utilisent cet allègement pour créer des emplois, investir ? Pour l'instant, il n'exige aucune contrepartie !


Une véritable mise sous contrôle des collectivités locales

Quelle visibilité budgétaire les collectivités pourraient-elles avoir ? Nous le savons, elles doivent voter leur budget en équilibre. Comment feraient-elles, en l'absence de toutes possibilités de prévision de ressources, pour mener à bien des investissements utiles à tous, pour maintenir ou développer leurs services ? La refonte de la Taxe Professionnelle, première étape d'une réforme annoncée de la fiscalité locale, en cohérence avec la réforme institutionnelle que le gouvernement dévoilera à l'automne, enclenche la mise sous contrôle des politiques publiques des collectivités territoriales. Celles-ci seront alors réduites à ne mettre en œuvre que les politiques décidées nationalement.


Or les élus ont été choisis par la population sur la base de programme d'actions. En étouffant les capacités financières des collectivités locales, le gouvernement remet en cause les raisons même du vote des électeurs, remet en cause la démocratie ! L'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains dénonce cette attaque contre les collectivités locales, leurs services publics et le transfert de la fiscalité des entreprises vers les ménages.



Moderniser la Taxe Professionnelle, taxer les actifs financiers

L'ANCR propose de moderniser la Taxe Professionnelle, de la rendre plus juste et plus efficace en s'attaquant à la spéculation financière, cause réelle de la crise économique actuelle. Aujourd'hui, pour les seules sociétés non financières, leurs actifs financiers sont estimés à 4 800 milliards d'euros par l'INSEE, soit 25 fois le budget des collectivités territoriales. Les taxer à 0,5% augmenterait de 24 milliards d'euros les recettes des collectivités, soit près de 400 euros par habitant. Cette taxe pourrait, par le jeu d'une péréquation nationale, assurer plus de solidarité entre les territoires et promouvoir un autre mode de développement articulant social et environnemental, incitant les entreprises à réaliser des investissements utiles et à créer des emplois.


Montreuil, le jeudi 09 juillet 2009

Repost0
10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 16:30
   

Le Conseil d'État choisit de rendre Jean Christian Rey inéligible  pour un an

Nous ne pouvons que nous plier à cette décision.

 

L'application stricte de la loi n'aboutit pas à une bonne décision.

L'erreur sanctionnée n'a pas causé de préjudice et n'a pas nui à la sincérité du vote. Dans un contexte où certains citoyens aux dernières élections européennes se coupent par l'abstention de leur souveraineté populaire on pourra s'interroger sur le message envoyé par ce jugement.

Comment comprendre que le Maire de Bagnols n'ayant commis, de bonne foi, qu'une faute mineure soit inéligible, alors qu'à quelques kilomètres de là une équipe municipale ayant mis sa commune en faillite et appauvri ses contribuables soit maintenue. Tout ceci manque de cohérence et de mesure !

Dans ce moment que nous savons difficile pour Jean-Christian Rey nous lui témoignons notre solidarité et notre soutien moral.

Il est de notre devoir de mettre en œuvre le programme municipal que Jean Christian REY a su impulser et pour lequel nous avons été élus.

Les élus communistes et républicains et la Section Gard Rhodanien du Parti Communiste, entendent poursuivre leur travail et se montrer utiles à la population au sein du Conseil Municipal de Bagnols sur Cèze en accentuant le travail collectif et solidaire de la majorité municipale et dans l'intercommunalité Rhône-Cèze-Languedoc, surtout dans un contexte de crise économique et sociale qui n'épargne pas le Gard Rhodanien.

 

                                                                                  Bagnols sur Cèze le 10 juillet2009

Repost0
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 20:44

C'est sans surprise que le Préfet (aujourd'hui 26 juin 2009)
vient de confirmer qu'il maintient les taux d'imposition
au même niveau que pour 2008 alors que la majorité
municipale annonçait dans son budget une baisse de 18 %
qui a donc été refusée.
Dans les jours à venir (selon le respect de la loi) il devrait y avoir
un conseil municipal.
Encore une fois nous avions vu juste.

Une analyse plus fine de la situation sera publiée
après consultation et réflexion avec nos camarades, sympathisants et soutiens.

Ci-dessous le lien pour lire le rapport


http://www.gard.pref.gouv.fr/sections/l_etat_dans_le_gard/recueil_des_actes_ad/recueil_des_actes_ad4360/raa_special_6-s-5_po/downloadFile/file/RAA_Special__6-S-5_PONT_ST_ESPRIT_publie_le_26_juin_2009.pdf?nocache=1246027614.98
Repost0
27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 18:58
La piste d'athlétisme du stade des Escanaux s'appelle désormais "piste Jean-Luc Chas" du nom de l'ancien président du Bagnols Marcoule Athlétisme puis du Comité Départemental Gardois qui malheureusement nous a quitté trop tôt. Sous l'impulsion de l'adjoint aux sports Michel Cegielski la municipalité a souhaité donner son nom à cette réalisation.
Dans son intervention Laurette Bastaroli Conseillère Régionale Languedoc Roussillon et adjointe au maire de Bagnols a rappelé qu'il y a dix ans déjà alors que Marie-George Buffet était ministre des sports ce dossier était lancé. A l'époque nous avions soutenu ce projet notamment par l'intermédiaire du gardois aujourd'hui vice-président de la Région Jean-Paul Boré conseiller aux sports aux côtés de Marie-George Buffet.
Les majorités ont changé mais ce dossier était dans les tuyaux et il a pu voir le jour enfin.
Les différents intervenants dans leur hommage à Jean-Luc Chas ont rappelé les qualités de l'homme et les vertus du bénévolat. Ce bénévolat, en danger actuellement. Laurette Bastaroli a regretté qu'un statut du bénévole qui avait été construit à l'époque du ministère de Marie-George Buffet n'ait jamais vu le jour.
Le vent était fort aujourd'hui mais l'épouse et les filles de Jean-Luc Chas ont pu sentir aujourd'hui la chaleur de toutes les personnes présentes qui perpétuent son oeuvre. La présence ici à Bagnols du Président de la Fédération Française Bernard Amsalem était une belle forme de reconnaissance du travail accompli. 
Laurette lors de son intervention à l'inauguration de la piste "Jean-Luc Chas"
Repost0

Présentation

  • : BLOG SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • BLOG  SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • : Les activités et les réflexions des militants communistes et des élu(e)s du P.C.F section du Gard Rhodanien.
  • Contact

Recherche