(angle de la rue de la République et de l'avenue Jean Jaurès)
CE N'EST PAS A LA POPULATION DE PAYER LA CRISE!
Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L'inquiétudepour l'avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au servicedes privilégiés. L'heure est à la riposte. Les organisations signataires de cetappel défendent des propositions pour une autre politique, et s'engagent dansle soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journéeinterprofessionnelle de grèves et manifestations du 29 janvier. En deux mois, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 100 000. Dans les entreprisesprivées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partieltouche des secteurs entiers. Les intérimaires et l’ensemble des précaires sont touchés de pleinfouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. Au nom de la lutte contre « lesdéficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et nonfaussée » les services publics. C'est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation quis'accentue avec les suppressions d'emplois publics. Le gouvernement il y a encore quelques mois nous annonçait que « les caisses sont vides ».Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d’euros) pour sauver lesbanques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans de relance » ici et là dansle monde n'ont qu'un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La criseest une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons également nous mobiliser pour uneEurope sociale, écologique, démocratique, féministe. Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre les licenciements, organisent desmanifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l'Education Nationale,notamment des lycéen-ne-s et de leurs professeur-e-s montrent qu'il est possible de faire reculer cegouvernement. Des familles mal-logées ou sans logis se battent pour l'application de la loi deréquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers poursuivent la lutte pour leurrégularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivonsdans les prochaines mobilisations de janvier, Education Nationale le 17, Santé et Hôpital Public le24, grève interprofessionnelle et manifestations de masse du 29 janvier. Une autre politique est possible, en s’attaquant aux profits et à la spéculation financière, enremettant en cause la rémunération du capital. Il faut donner la priorité aux salaires et aux droitssociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires, en remplaçantle « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant auplus grand nombre de vivre mieux. Nous exigeons l’augmentation des salaires, du SMIC, du minimum vieillesse et des minimasociaux. Nous proposons l’annulation du paquet fiscal de l’été 2007; une redistribution du budgetde l’Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services publics à tous les niveaux;une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd’hui, privilégierla spéculation au détriment de l’emploi et des conditions de travail. Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur leslicenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l'intégralité desrevenus et des droits des salariés mis au chômage technique. Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et del’emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d'entreprises parles salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux entreprises qui licencient. Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour une appropriation publique dusystème de crédit permettant une autre politique d'investissement au service de l'emploi, dulogement social, des services publics et de projets prenant en compte l'urgence écologique. Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les directives européennes de privatisation;agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discriminationqui affectent le champ social; pour créer des emplois utiles sur le plan social et écologique. Nousproposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termesd'énergie et producteurs d'emplois notamment dans le domaine de l'environnement, des transportscollectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l'agriculture paysanne. Nous voulons rompre avec les logiques financières développées par l’Union européenne et sesinstitutions, en particulier la Banque centrale européenne. Nous refusons les suppressions d’emplois dans le secteur public, exigeons l’annulation des 30.000suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la créationd’emplois socialement utiles (Santé, l’Ecole, Poste, Recherche, et de nouveaux services publics,du logement, de la petite enfance, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sansflexibilité ni annualisation avec embauches correspondantes. Les grèves et manifestations comme celle du 29 janvier expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d'ensemble est urgente. Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre leslicenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense etl'élargissement des services publics. C'est le moment !
DECLARATION unitaire de :
Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des CommunistesUnitaires (ACU), Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), LesAlternatifs, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti communiste desouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG).